Paris, janvier 2007 - Assez imposante pour mériter le nom de château, c’est une élégante demeure de la fin du XIXe siècle située à une cinquantaine de kilomètres de Paris, dans l’Essonne. Elle a déjà vécu plusieurs vies: autrefois résidence d’un écrivain célèbre, elle a aussi accueilli un comité d’entreprise avant de devenir centre de loisirs. Edifié avec des matériaux robustes qui ont su résister au temps, le bâtiment présentait néanmoins des points faibles : ses menuiseries pratiquement hors d’usage. Aujourd’hui, il arbore des fenêtres flambant neuves, répliques fidèles des châssis de bois d’autrefois.

|
A trois kilomètres du centre de la prospère ville de Dourdan, fière de son royal passé, le château de la Garenne s’enorgueillit, lui, d’un parc de trois hectares et du souvenir de la présence de Paul Vialar, écrivain aujourd’hui disparu qui nous a laissé près d’une centaine de romans et pièces de théâtre. Le domaine a ensuite appartenu à l’ORTF, prédécesseur de France Télévisions qui le mettait à la disposition de son comité d’entreprise. Il est aujourd’hui centre de loisirs de la ville de Dourdan et accueille plus d’une centaine d’enfants lors des congés scolaires. Au programme : arts plastiques, bibliothèque et activités sportives. Campée sur un robuste soubassement de meulière surmonté d’un bandeau en pierre de Picardie, la façade du château conjugue moellons recouverts d’un enduit à la chaux et briques rouges. Ses trois niveaux sont couronnés d’un toit à quatre pentes avec des bandeaux à la Mansart. L’ensemble ne manque pas d’allure mais le regard est d’emblée attiré par le jardin d’hiver qui occupe l’aile gauche : ses neuf fenêtres toutes ornées de petits bois constituant un motif décoratif sont un élément singulier de l’édifice qui méritait toute l’attention de l’équipe chargée de sa réhabilitation.
Lorsqu’en 2005, la décision est prise de refaire toutes les menuiseries, les châssis d’origine, en chêne, sont en piteux état et les fragiles vitres anciennes ne résistent guère aux assauts des ballons et autres projectiles. Aux yeux de Jean-Yves Adenis, contrôleur des travaux de la ville de Dourdan, le PVC est le matériau de substitution idéal qui dispensera par la suite de toute intervention d’entretien. Il va, cependant, éprouver quelques difficultés à convaincre les élus qui craignent que l’harmonie des façades ne soit dénaturée si les fenêtres ne sont pas refaites strictement à l’identique. Le centre est géré par le syndicat intercommunal des Garances qui rassemble Dourdan et trois autres communes et Patrick Pigache, le président du syndicat et maire-adjoint de Dourdan, se souvient des débats : « Nous voulions absolument préserver tous les éléments qui participent à la qualité et au caractère du bâtiment : le large escalier, les parquets en point de Hongrie, les cheminées, les miroirs, les moulures des plafonds… et les fenêtres ne devaient pas échapper à la règle, même si leur remplacement s’imposait. » explique-t-il. S’engageant au respect de ces exigences, c’est l’entreprise MPP qui a remporté le marché. Pour éviter une perte en clair de jour, une dépose complète a été effectuée mais auparavant, des séries de photos ont été prises afin que l’apparence des nouvelles menuiseries et, en particulier, celle des petits bois insérés entre les doubles vitrages, soit strictement conforme. Il a fallu surmonter un autre problème technique : les trois mètres de hauteur des portes-fenêtres ont obligé à faire appel à une solution en trompe-l’œil : des allèges pleines, de la dimension des gardes-corps en briques ajourées, sont aujourd’hui surmontées de doubles ouvrants dont la hauteur se trouve ainsi réduite techniquement mais non visuellement. Une réussite qui, selon Patrick Pigache n’est pas seulement esthétique : posées à la fin de la dernière saison de chauffe, les nouvelles menuiseries ont déjà permis de réaliser des économies de combustible.

Fiche technique • Château de la Garenne à Dourdan (91) _ • Maîtrise d’ouvrage : Syndicat intercommunal des Garances _ • Maîtrise d’œuvre : services techniques de la ville de Dourdan _ • Assemblage et pose des menuiseries : Menuiseries plastiques puiseautines (MPP) à Puiseaux (45) _ • Châssis : 49 fenêtres à ouvrants à la française, gamme « Contour » _ • Vitrages : Pilkington retardateur d’effraction et à faible émissivité 4/16/4. A propos de VEKA France _ Industriel extrudeur gammiste de profilés en PVC pour fenêtres, volets et portes, l’usine VEKA est implantée en France à Thonon-les-Bains depuis 1985 et est, depuis 1993, un des leaders de l’extrusion de profilés pour la menuiserie PVC. Pour plus d’informations : www.veka.fr