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# 140 juillet 2016
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Coup de projecteur - Portrait - Vidéos

Alexis Donot présente l’Argus de la presse

L’Argus de la presse, société d’intelligence économique, s’est donnée pour mission d’accompagner les entreprises dans la gestion et l’analyse de leur réputation.

« Notre entreprise c’est 400 collaborateurs, c’est donc un travail très humain, on est véritablement dans la prestation de services, […] mais on est aussi une entreprise de technologies ; tous les ans on investit dans des outils qui sont de plus en plus performants et qui nous aident à analyser l’ensemble des contenus » déclare Alexis Donot, Directeur général de l’Argus de la presse.

 

2 nouveautés exceptionnelles pour la réouverture du parc d’attraction de la forêt d’Orient !

Le parc d’attractions, accompagné par Wellcom dans ses relations media, est un écrin de verdure au cœur de la forêt d’Orient. Nigloland accueille chaque année plus d’un demi-million de visiteurs. Avec plus de 39 attractions et spectacles, le parc est un havre naturel dédié aux petits comme aux grands ! Nigloland est aujourd’hui l’un des plus grands parcs d’attractions en France.

Cette année, deux nouvelles attractions sont inaugurées : deux tours de chute libre ! La première mesure 11 mètres : la Tour des Petits Fantômes et propose de faire l’expérience d’une chute tout en douceur. Quant à la seconde, il ne s’agit rien de moins que de la plus haute tour rotative du monde : Le Donjon de l’Extrême qui culmine à 100 mètres de hauteur. Destinée aux plus téméraires, cette attraction offre aux visiteurs une vue panoramique lors de l’ascension avant de les faire plonger en chute libre à plus de 115km/h en moins de 3 secondes.

« Nous souhaitons satisfaire toute la famille, avec La Tour des Petits Fantômes pour les plus jeunes et Le Donjon de l’Extrême pour les plus téméraires. Chacun y trouvera sa dose de sensations et passera un bon moment » déclarent Philippe et Patrick Gélis, les deux frères fondateurs de Nigloland.

Crédit immobilier : quelles perspectives pour 2016 ?

Meilleurtaux.com, acteur majeur du courtage de crédit immobilier dont Wellcom gère les relations media, dresse – dans le cadre de son Observatoire du crédit immobilier – une analyse nationale et régionale de tout ce qui bouge sur le marché de l’immobilier : évolution des taux d’intérêt, évolution de la répartition des durées d’emprunt, situation du marché des prêts immobiliers, prévisions sur les mois à venir…..

Meilleurtaux.com vient de publier son 22ème Observatoire du crédit immobilier. Des taux toujours plus bas, des objectifs commerciaux bancaires très ambitieux, du chaud et du froid sur l’assurance emprunteur : 2016 s’annonce comme une année prometteuse pour le crédit, qu’en sera-t-il réellement ? « Nous observons en effet des taux bas records qui boostent à la fois la demande d’acquisition et contribue au redémarrage des demandes de renégociation » explique Hervé Hatt, Président de Meilleurtaux.com.

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Source meilleurtaux.com – taux moyens hors assurances

 Ces baisses de taux successives permettent des gains extrêmement importants sur le coût du crédit en quelques années. La situation de taux actuelle (records de mai 2015 battus) permet de reconsidérer l’opportunité d’une renégociation de crédits. Seul bémol, si la situation professionnelle de l’emprunteur s’est dégradée (perte d’emploi ou baisse de salaires par exemple) depuis la signature du prêt, l’opération pourra être plus difficile à réaliser.

Concernant l’assurance emprunteur, la demande en 2015 pour un changement d’assurance sur un prêt octroyé depuis moins de 12 mois (Loi Hamon) ne concerne que 15% des demandes ; « un chiffre encore faible pour plusieurs raisons : une méconnaissance du dispositif, la réticence de certains établissements bancaires et la faiblesse des taux des crédits qui fait oublier le tarif de l’assurance, sans parler de la peur de la complexité administrative, » explique Maël Bernier, Directrice de la communication de Meilleurtaux.com

L’année 2016 démarre très positivement sous l’effet conjugué de taux bas, d’une nouvelle formule de prêt à taux zéro qui fonctionne (13% de financements en février 2016 pour 5% en février 2015) et des banques fortement demandeuses.

L’intérêt pour l’acquisition augmente donc en raison de la faiblesse des taux et face à des prix qui ne baissent plus, les candidats acquéreurs se disent que c’est sans doute « Le Moment ». « Cependant, deux menaces planent au-dessus de ce tableau : d’une part, les nouvelles règles de Bâle 4 qui pourraient imposer aux banques de renforcer leurs fonds propres, ce qui reviendrait à exiger plus d’apport de la part des emprunteurs, avec pour conséquences immédiates néfastes un blocage pour beaucoup de primo-accédants (jeunes sans apport) ; d’autre part, l’emploi, avec un taux de chômage qui ne faiblit toujours pas et évidemment l’inadéquation des contrats de travail (CDD pour les jeunes notamment) avec les exigences bancaires ». conclut Meilleurtaux.com.

Expertises

Le silence aussi est une communication

Le silence aussi est une communication

La communication est comme la musique, elle est faite de sons et de silence. C’est ainsi que bien communiquer n’est pas seulement communiquer de façon pertinente et juste, c’est aussi savoir communiquer au bon moment et savoir se taire lorsque cela est nécessaire ou lorsque cela se révèle plus efficace que de prendre la parole.

Le silence peut même être une stratégie ou une tactique de communication qui peut se révéler extrêmement efficace. C’est ainsi qu’en mai 1940[1] Lord Halifax et Winston Churchill viennent de trouver un accord de principe pour la nomination de Lord Halifax en tant que 1er ministre et Winston Churchill comme numéro deux. Un peu plus tard, réunis tous les deux dans le bureau de Chamberlain, ce dernier prend la parole et après une introduction déclare : « Je passe la parole à Lord Halifax pour mener à bien le royaume. Sir Winston Churchill, acceptez-vous d’être son second ? ». Churchill regarde droit devant lui, imperturbable, fumant son cigare et se tait ! Une minute… Une minute et dix secondes (… Interminable !). Une minute et vingt secondes (toujours aucune réaction d’aucune des parties… Le flegme britannique). Brusquement, au bout d’une minute et demie, Lord Halifax brise le silence : « Je pense que Sir Winston Churchill doit être le futur premier ministre de l’Angleterre ». La suite appartient à l’histoire.

Face à une demande de transparence toujours plus forte mais qui se heurte à des nécessités stratégiques de l’entreprise, on peut même aller jusqu’à garder le secret.

Il y a plusieurs sortes de secrets.

Il y a le secret par imposition: c’est le secret défini par la loi, par exemple dans les cas de PSE avec l’information préalable des salariés ou encore le secret d’informations boursières dont la divulgation serait susceptible de modifier le cours d’une action ou de créer un délit d’initié.

Il y a le secret d’opportunisme à la disposition des dirigeants pour les situations de crise qui permet d’éluder des questions difficiles en invoquant son existence.

Il y a aussi un secret très intéressant qui est le secret comme arme de communication. Pour cela, il faut comprendre que le secret génère des fantasmes : on parle d’agent secret, de complot secret, de secret-défense (l’intérêt supérieur du pays). Qui dit secret dit quelque chose qui est caché et qui est précieux. C’est pourquoi des entreprises ont développé le secret comme technique de communication: la formule du Coca-Cola : ici qui dit secret dit inimitable. Le black-out sur un lancement de produit fait partie de cette catégorie de secret. C’est le cas d’Apple et de Tesla qui en font un usage consommé.

Il y a aussi de grandes sociétés comme Mc Kinsey ou Lazard qui ont utilisé le secret comme stratégie première de communication pour valoriser leurs interventions: elles sont tellement exceptionnelles que nous ne pouvons pas les dire et, ce faisant, elles développent les fantasmes quant à leur savoir-faire.

Mais sans parler de « secret », il y a aussi les informations dites « sensibles » qu’il faut organiser. Parmi celles-ci, on peut identifier plusieurs catégories d’informations :

  • Stratégiques (business plan, innovations…),
  • Commerciales (fichier clients, projets en cours,…)
  • Techniques (R&D, Process, …),
  • Financières (crédits en cours, trésorerie, …),
  • Organisationnelles (grille de rémunération, …).

Dans ce domaine, Wellcom a initié une démarche novatrice d’accompagnement des entreprises dans l’identification et la gestion des informations sensibles et secrètes (Miss® pour Management des Informations Sensibles et Secrètes) et publié tout récemment une étude importante menée avec le concours de l’institut Opinion Way auprès de 400 dirigeants[2].

La valeur de ces informations est naturellement très souvent dépendante du caractère confidentiel qui leur est attaché. Néanmoins, la productivité d’une entreprise dépend en large part du partage de ses informations avec ses partenaires et sa communication se doit de gérer un contexte sociétal qui valorise la transparence.

L’entreprise est donc aujourd’hui écartelée entre deux abîmes : garder le silence ou communiquer ouvertement avec ses parties prenantes. En dire trop ou ne pas en dire assez ? Deux extrêmes qui nuisent à la performance des organisations et auxquels ne peut répondre qu’une communication savamment orchestrée.

 

[1] Histoire bien connue des experts en négociation et repérée en premier sur le blog de Jean-Noël Chantreuil (jnchantreuil.com)
[2] Etude dons les principaux résultats sont téléchargeables ici

Focus Créa

L’essentiel de Pierre & Vacances par Wellcom

L’agence a réalisé pour Pierre & Vacances son Essentiel : création et conception-rédaction.

Document corporate de 28 pages, l’Essentiel présente l’ensemble des activités du Groupe Pierre & Vacances.

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1843 nouveau magazine culture et lifestyle par The Economist

The Economist, avec plus de 1,5 million de lecteurs, est reconnu pour la qualité d’analyse et la précision de ses reportages sur l’actualité mondiale. Accompagné par Wellcom dans ses Relations Média, The Economist lance 1843, magazine culture et lifestyle au  titre chargé de signification. Si l’année 1843 est effectivement celle de la création de The Economist, c’est aussi une période  marquée par d’importantes innovations tant techniques qu’intellectuelles. Ce bi-mensuel s’adresse aux lecteurs dotés d’une forte culture générale,  avec une ligne éditoriale très différente de celle de The Economist. 1843 est le magazine consacré aux moments de détente où sont abordés, au travers de reportages et de récits très documentés, des sujets aussi divers que la gastronomie, la mode, le voyage, la culture etc.

Disponible depuis mi-mars, son design clair et épuré saura séduire les lecteurs les plus fidèles de The Economist.

Nick Blunden, éditeur du magazine, déclare : « Nous croyons qu’il y a de la place sur le marché pour un magazine global qui propose des contenus alliant à la perfection style et réflexion. Avec 1843, nous sommes confiants qu’en comblant ce vide nous allons créer quelque chose qui sera largement apprécié tant par nos lecteurs que par nos partenaires commerciaux ».

Découvrez son contenu sur le site www.1843magazine.com/

KONE, vers de nouveaux services grâce à l’exploitation de la Technologie IoT d’IBM

KONE, leader mondial de l’industrie des ascenseurs, des escaliers mécaniques et des portes automatiques, a signé un accord avec IBM qui va lui permettre d’exploiter les possibilités de la digitalisation et de l’Internet des Objets (IoT).

Dans les prochaines années, KONE va connecter l’ensemble de sa base de maintenance de plus d’un million d’équipements à la plateforme Watson IoT Cloud d’IBM grâce à l’installation de capteurs. Le Groupe pourra ainsi recueillir de nombreuses données dont l’analyse permettra de développer de nouveaux services en matière de maintenance prédictive mais aussi de nouvelles expériences pour ses clients.

KONE entend travailler avec IBM et ses partenaires dans les différentes industries, utilisant les infrastructures d’IBM et son écosystème de développeurs IoT. Ainsi un monde de perspectives de nouveaux services s’ouvre aux bâtiments des villes les plus importantes ; pour exemple, des applications qui fournissent des informations aux personnes sur l’état de la circulation ou les horaires des transports publics pendant les périodes de la journée les plus denses.

« Notre accord avec IBM est excitant et est une étape importante dans notre vision d’offrir la meilleure expérience de déplacement.», déclare Henrik Ehrnrooth, President & CEO de KONE Corporation. « Nous opérons dans un monde connecté et travailler avec IBM sur de nouvelles solutions de diagnostics à distance approfondis et de systèmes prédictifs nous permettra de délivrer de meilleurs services à nos clients et une meilleure expérience aux utilisateurs de nos équipements.»

Plus d’information sur www.kone.fr

Tendances

Quand la presse s’immerge dans la réalité virtuelle

tendances1Alors que les premiers casques immersifs sont mis sur le marché, livrés par leur créateur pour certains, précommandés à la vitesse de l’éclair pour d’autres ou encore très attendus pour les retardataires. Tous les secteurs semblent touchés mais plus particulièrement un, depuis plusieurs mois, multiplie les initiatives. Planche de salut ou nouveau miroir aux alouettes, la réalité virtuelle s’impose dans le secteur de la presse.

Dès 2012, Nonny de la Peña, @ImmersiveJourno, journaliste et présentée comme la marraine de la réalité virtuelle, s’intéresse à cette nouvelle forme de journalisme. Elle réalise ainsi le premier projet de journalisme immersif en mettant en lumière la terrible réalité d’une banque alimentaire à Los Angeles.

https://youtu.be/wvXPP_0Ofzc

Tout en créant son entreprise, Emblematic Group spécialisée dans la création d’expériences de réalité virtuelle, Nonny de la Peña a mené un autre projet. Initialement commandité par le World Economic Forum afin de sensibiliser les leaders d’opinion à l’effrayant quotidien des enfants fuyant la guerre syrienne. Project Syria, en enlevant le filtre du journalisme, permet de vivre de « l’intérieur » et rend ainsi tangible cette situation tragique mais presque irréelle pour le public concerné.

Plus récemment, Nonny de la Peña s’est exprimée dans une TED Talks racontant son parcours et présentant la réalité virtuelle, non pas nécessairement comme l’avenir de la presse, mais à tout le moins comme une véritable nouvelle approche et technique journalistique capable de faire comprendre, appréhender et toucher du doigt un contexte particulier.

https://youtu.be/zsLz0mRmEG0

Pour sortir la réalité virtuelle de sa confidentialité, le New York Times avait envoyé à ses abonnés, en novembre,  un Cardboard afin de profiter de son application nytvr. Depuis, le journal propose plusieurs expériences de journalisme immersif. En janvier, c’est une plongée dans la campagne des primaires américaines que proposait le titre de presse.

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Plus récemment, Samsung a proposé une conférence de presse immersive. Cette initiative a été immortalisée à travers une photo qui a suscité beaucoup de réactions négatives. Cette dernière montre Marc Zuckerberg se dirigeant vers la scène en côtoyant un auditoire entièrement casqué, immobile et ailleurs. Le fondateur de Facebook a, dans une interview, expliqué que les nouvelles technologies sont toujours décriées avant leur adoption massive et renouvelé l’espoir qu’il avait en la réalité virtuelle.

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Si la réalité virtuelle change le rapport à l’actualité, qu’en est-il pour les marques ? Elles aussi sautent sur l’occasion de créer une expérience immersive afin de renforcer les liens.  Ainsi, Digital Immersion, qui se définit comme faisant « évoluer le média vidéo en apportant une liberté de déplacement et des possibilités d’interaction inédites … », a déjà travaillé avec plusieurs marques.

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Cliquez sur chaque image pour découvrir le cas

Si la réalité virtuelle est encore réservée à quelques happy few, il apparait clairement qu’elle impose une nouvelle manière d’interagir avec ses publics qu’il s’agisse d’un lecteur ou d’un consommateur. La question est de savoir si la réalité virtuelle sera comme l’iPad ou alors une véritable révolution. Pour y répondre, il faut imaginer des usages et cette année 2016 risque d’être chargée en initiatives excitantes. A suivre et à vivre !

Coup de projecteur - Interview

Rokhaya Diallo : « Les réseaux sociaux révolutionnent la communication »

Rokhaya Diallo : « Les réseaux sociaux révolutionnent la communication »

Chroniqueuse dans  « La matinale » de Canal+ de 2009 à 2013, éditorialiste sur iTélé, polémiste sur RTL puis animatrice de l’émission « French Cultures » sur la radio Le Mouv’, Rokhaya Diallo, également essayiste et désormais animatrice de la chaîne BET, est une personnalité marquée par un fort engagement en faveur de causes comme l’égalité et la lutte contre le racisme.

Intervenante régulière de conférences nationales ou internationales, elle est classée en 2013 par le magazine Slate en 36è position parmi les 100 Françaises les plus influentes et figure parmi les 30 personnalités noires les plus influentes d’Europe selon le classement du britannique « Powerful Media ». 

A l’occasion de la récente publication de plusieurs ouvrages et documentaires sur la multiculturalité et la lutte contre le racisme, nous sommes allés à sa rencontre pour connaître sa position sur la façon dont la révolution numérique impacte ces sujets brûlants.

Vous avez été lauréate en 2014, du trophée #LabComWomen*. Comment le digital impacte-t-il aujourd’hui le monde des médias et de la communication selon vous ?
Effectivement, j’ai été lauréate de cette distinction qui a depuis été rebaptisée, les Trophées de la communication digitale au féminin. Je suis assez active sur les réseaux sociaux. Je trouve qu’ils sont une manière de démocratiser l’accès à la parole publique. En France, nous sommes dans le pays de la parole autorisée, les gens qui s’expriment généralement le font parce qu’ils sont reconnus pour leur diplôme ou leur connaissance. On ne tolère pas toujours certaines formes d’expression parce qu’on les considère comme pas suffisamment intellectuelles. Je trouve que les réseaux sociaux sont un peu la réappropriation de la parole par le peuple, et par des gens qui auraient des points de vue qui ne sont pas forcément ceux de la majorité, ou du moins ceux validés par l’élite qui a accès à la parole publique. Cela révolutionne la communication. J’ai participé à de nombreux débats de dénonciation de certains phénomènes qui avaient commencé sur les réseaux sociaux. Souvent ils n’avaient pas été forcément traités par les médias, mais ils le devenaient dès lors qu’ils avaient pris de l’ampleur sur ces plateformes. C’est quelque chose de complètement nouveau.

Je pense par exemple à Virginie Sassoon, cette maman qui s’est aperçue qu’un des devoirs de sa fille émanait d’un ouvrage scolaire dont le propos était complètement sexiste, dans le cliché. Elle a tweeté sur le sujet et ça a fait un tweetstorm énorme, à tel point que les medias s’y sont intéressés, que l’éditeur a dû présenter ses excuses et garantir que la prochaine édition serait corrigée. Le fait qu’une maman puisse s’indigner sur les réseaux sociaux, provoquer l’attention médiatique et engendrer du changement, en soi, c’est une révolution.

Vous avez réalisé un documentaire « Les Réseaux de la Haine », produit par Mélissa Theuriau, sur la façon dont s’exprime parfois la violence sur les réseaux sociaux. Peut-être un peu le revers de la médaille de cette liberté d’expression ? Quelles conclusions en avez-vous tiré ?
J’ai décidé de réaliser ce documentaire après avoir reçu un appel au viol en 2013. J’avais été énormément choquée, et face à cela on ne sait pas trop quels sont les moyens de réponse. Parce que c’est Twitter on a tendance à croire que c’est une zone de non droit… Mais j’ai eu la chance d’être énormément soutenue, j’ai reçu beaucoup de messages et j’ai été accompagnée par un avocat qui m’a aidée à formuler ma plainte. On a retrouvé la personne responsable, il a été convoqué devant les tribunaux et a été condamné.

Donc typiquement, on est ici face au désagrément de l’exposition et de la possibilité d’expression de tous : être exposés à des propos qu’on n’a pas forcément envie de voir ni d’entendre. Je suis cependant, quand même assez vigilante sur la liberté d’expression. En France, on a envie d’effacer les propos qui nous déplaisent, qu’ils soient sexistes, racistes ou homophobes, mais j’ai plutôt tendance à croire que les personnes qui sont justement antisexistes, antiracistes ou anti-homophobies doivent se former pour pouvoir submerger ces propos haineux. Par exemple, en cas de création d’un hashtag négatif, avoir la possibilité de se réapproprier le hashtag pour en faire quelque chose de positif, et finalement ridiculiser les auteurs du message initial en prouvant notamment qu’on peut être plus nombreux à s’exprimer. Ce n’est malheureusement pas encore assez dans notre culture, c’est plus anglo-saxon. Il me semble que vouloir effacer les propos qui nous déplaisent, ou en détourner l’attention n’est pas une solution. Ces propos existent toujours et ils s’expriment ailleurs. Par exemple, le développement de blogs identitaires ou radicaux est lié au fait que pendant longtemps, on n’a pas permis au Front National d’accéder aux media. Ils ont du coup été les premiers à lancer des blogs et aujourd’hui ils sont sans aucun doute plus forts que la moyenne car ils ont été les premiers à appréhender ces moyens, qui étaient pour eux les seuls accessibles. C’est pourquoi il faut vraiment investir tous les espaces, et que les arguments s’opposent de manière équitable pour que le débat soit juste. Si par la suite, on constate effectivement diffamation, appel au crime ou à la violence, les auteurs doivent être punis mais on doit éviter au maximum d’effacer les propos qui nous semblent non conformes à notre pensée ou opinion. On les combat par le débat et par la parole. Je crois vraiment aux vertus du débat.

Au-delà de votre engagement en faveur de causes comme la lutte contre le racisme, vous vous définissez à l’origine comme féministe, également révoltée face à toutes les formes de discrimination… Quel est aujourd’hui selon vous l’enjeu majeur de notre société pour avancer sur le chemin de l’égalité ?
C’est une question très large. « Liberté Egalité Fraternité » c’est la devise républicaine mais je pense que ce qui manque cruellement à la France sont les politiques volontaristes. Il faudrait un ministère en charge de l’égalité qui superviserait toute ces questions, que ce soit contre l’homophobie, contre le sexisme, contre l’handiphobie ou contre le racisme, car c’est un problème majeur en France. On avait un ministère des droits des femmes, devenu un secrétariat d’Etat qui maintenant a l’air de circonscrire le féminisme aux tâches domestiques. Je crois vraiment que la prise en compte politique des questions de l’égalité est fondamentale. Que le gouvernement n’y accorde pas d’importance n’est pas du tout un bon signal.

Concernant plus spécifiquement la question féministe, on peine à prendre conscience du fait que c’est encore un problème. Je fais partie d’une génération qui a le sentiment que les victoires et les grands combats ont été menés par le passé et qu’il n’y a plus grand chose à faire.  Parce qu’en théorie, l’égalité est effective sur le papier, il n’y a aucune discrimination homme/femme formalisée. Dans la pratique, il y a pourtant toujours des écarts de salaire, des violences… Mais comme notre conscience n’est plus aussi aiguisée que dans les années 60-70, on ne se rend plus compte, on a perdu de notre combattivité faute d’être suffisamment conscientes du défi majeur qui reste encore aujourd’hui à relever, à l’heure où il y a encore 95000 femmes qui sont violées chaque année en France. C’est énorme ! Et rien n’est fait contre ça, il y a très peu de femmes qui portent plainte…

Il faut réussir à formuler les problèmes. De nombreuses études montrent que lorsqu’on est issus de minorités, on a moins de chances de s’insérer dans le milieu professionnel ou plus de risques d’être contrôlé au faciès… Concernant le handicap, nous sommes dans un pays fondamentalement hostile à la circulation des personnes en situation de handicap. Prendre le métro en fauteuil roulant ou pour les non voyant c’est très compliqué. Par rapport à l’Allemagne par exemple, la France est très en retard sur cette question.

Après la publication en 2015 de votre première bande dessinée « Pari(s) d’Amies » sur le quotidien de 5 trentenaires parisiennes d’origines diverses, quelles sont vos actualités ? Vos projets ?
Après Pari(s) d’Amis, j’ai publié deux bouquins sortis en novembre dernier. Le premier s’appelle Afro, paru aux éditions des Arènes, qui raconte Paris à travers les personnes d’ascendance africaine qui portent leurs cheveux frisés et crépus naturels. Sur la signification du fait de ne pas être blanc et d’assumer ses cheveux crépus sans les défriser. Le deuxième s’intitule Comment parler de la laïcité aux enfants, coécrit avec Jean Baubérot, sociologue et historien. Ce sont des questions d’enfants et des réponses d’adultes qui donne tout simplement des clés de base sur la laïcité, l’histoire, et ce qu’elle signifie vraiment à l’heure où l’important débat français sur cette question comporte beaucoup de contresens. J’ai également commencé à travailler comme présentatrice sur la chaine BET en novembre au moment de son lancement en France. C’est une chaîne américaine qui a été créée dans les années 80, à l’origine pour pallier le manque d’afro américains à la télévision. En France, elle fait la part belle à la culture afro américaine, en l’élargissant aux cultures populaires et urbaines. Je termine finalement un documentaire pour France O et TV5, De Paris à Charleston, Coupables d’être noirs, qui porte sur la nouvelle génération d’activistes qui s’est réveillée aux Etats-Unis depuis 2 ans, avec les jeunes afro-américains de la génération Y, très engagés depuis la mort de Mike Brown. Un portrait de cette génération avec un miroir sur ce qui se passe en France. Ce documentaire sera diffusé sur France O le 23 mars prochain.

*prix créé par TF1 et LABCOM qui récompense les femmes ayant un profil remarquable, actives et ambassadrices dans le digital

Avec DEAFI, le réseau Crédit Mutuel-CIC rend accessible son service client aux déficients auditifs

Premier centre de relation client au monde dédié aux personnes sourdes ou malentendantes, DEAFI, accompagné par Wellcom dans ses relations media, s’allie au Crédit Mutuel et au CIC, acteurs clés du secteur bancaire. Leader de la relation client adaptée, au service innovant et à l’origine d’un nouveau métier, celui de « vidéo-conseiller client », ces deux nouvelles collaborations viennent s’inscrire dans une croissance déjà bien marquée (20% d’évolution de son CA par an).

L’ambition de DEAFI ? Etendre l’accessibilité des services de relations clients aux déficients auditifs. Grâce à cette collaboration le réseau Mutuel-CIC bénéficie dans ses 4000 agences de la solution DEAFILine, permettant à toute personne sourde ou malentendante de contacter son service client par ordinateur (via webcam, chat ou LSF*), depuis un téléphone mobile ou encore une tablette. Ces agences se doteront également du service inédit Interprète Dans La Poche, une solution révolutionnaire qui facilite la communication entre personnes sourdes et personnes entendantes;

« En mettant un pied dans le secteur bancaire, DEAFI entend prouver que tous les domaines d’activité peuvent rendre leur relation client accessible à tous ! 2016 devrait être une année très dynamique : certains projets dans de nouveaux domaines d’activité devraient prochainement se concrétiser. D’ailleurs, nous ambitionnons de recruter une dizaine de personnes pour accompagner notre développement », indique Jean-Charles Correa, fondateur de DEAFI.

* Langue des Signes Française

Plus d’informations sur http://www.deafi.com

Pour accéder aux services :
Crédit Mutuel : https://www.creditmutuel.fr/fr/contact/sourds-malentendants.html
CIC : https://www.cic.fr/fr/banques/particuliers/nous-contacter/clients-sourds-et-malentendants.html

CHIFFRE

C’est la somme en dollars que Microsoft va débourser pour le rachat de LinkedIn. Il s’agit de la plus importante acquisition dans l’histoire de Microsoft. Le rachat du réseau social le plus populaire auprès des professionnels représente un levier significatif sur le marché de l’emploi pour Microsoft.

Mobilité / Site

SAIP, Dispositif d’Alerte des Populations

SAIP, Pour Système d’Alerte et d’Information des Populations est une application imaginée  par les services du ministère de l’intérieur pour prévenir la population en cas de suspicion d’attentat via une notification sur son smartphone. Disponible sur Android et IOS, une mise à jour de cette première version sera effectuée afin de prendre en compte tous les risques majeurs naturels ou technologiques.

Kiosque

L’esport envahit les kiosques

Le journal de l’esport, c’est le nom du nouveau magazine bimestriel disponible en kiosque depuis le 3 juin dernier. Sa particularité ? Premier magazine européen dédié exclusivement aux sports électroniques : L’esport en chiffresVivre de l’esport ou encore De l’avenir du jeu de combat dans l’esport. Présenté par l’éditeur Omaké Books, qui commercialise déjà plusieurs produits en lien avec l’univers du jeu vidéo ce périodique a pour ambition  d’accompagner le développement de la scène professionnelle de des joueurs de jeux vidéo» mais aussi de se faire le porte-parole de l’esport auprès des personnes extérieures à cet univers.

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