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# 139 juin 2016
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Coup de projecteur - Interview

Rokhaya Diallo : « Les réseaux sociaux révolutionnent la communication »

Rokhaya Diallo : « Les réseaux sociaux révolutionnent la communication »

Chroniqueuse dans  « La matinale » de Canal+ de 2009 à 2013, éditorialiste sur iTélé, polémiste sur RTL puis animatrice de l’émission « French Cultures » sur la radio Le Mouv’, Rokhaya Diallo, également essayiste et désormais animatrice de la chaîne BET, est une personnalité marquée par un fort engagement en faveur de causes comme l’égalité et la lutte contre le racisme.

Intervenante régulière de conférences nationales ou internationales, elle est classée en 2013 par le magazine Slate en 36è position parmi les 100 Françaises les plus influentes et figure parmi les 30 personnalités noires les plus influentes d’Europe selon le classement du britannique « Powerful Media ». 

A l’occasion de la récente publication de plusieurs ouvrages et documentaires sur la multiculturalité et la lutte contre le racisme, nous sommes allés à sa rencontre pour connaître sa position sur la façon dont la révolution numérique impacte ces sujets brûlants.

Vous avez été lauréate en 2014, du trophée #LabComWomen*. Comment le digital impacte-t-il aujourd’hui le monde des médias et de la communication selon vous ?
Effectivement, j’ai été lauréate de cette distinction qui a depuis été rebaptisée, les Trophées de la communication digitale au féminin. Je suis assez active sur les réseaux sociaux. Je trouve qu’ils sont une manière de démocratiser l’accès à la parole publique. En France, nous sommes dans le pays de la parole autorisée, les gens qui s’expriment généralement le font parce qu’ils sont reconnus pour leur diplôme ou leur connaissance. On ne tolère pas toujours certaines formes d’expression parce qu’on les considère comme pas suffisamment intellectuelles. Je trouve que les réseaux sociaux sont un peu la réappropriation de la parole par le peuple, et par des gens qui auraient des points de vue qui ne sont pas forcément ceux de la majorité, ou du moins ceux validés par l’élite qui a accès à la parole publique. Cela révolutionne la communication. J’ai participé à de nombreux débats de dénonciation de certains phénomènes qui avaient commencé sur les réseaux sociaux. Souvent ils n’avaient pas été forcément traités par les médias, mais ils le devenaient dès lors qu’ils avaient pris de l’ampleur sur ces plateformes. C’est quelque chose de complètement nouveau.

Je pense par exemple à Virginie Sassoon, cette maman qui s’est aperçue qu’un des devoirs de sa fille émanait d’un ouvrage scolaire dont le propos était complètement sexiste, dans le cliché. Elle a tweeté sur le sujet et ça a fait un tweetstorm énorme, à tel point que les medias s’y sont intéressés, que l’éditeur a dû présenter ses excuses et garantir que la prochaine édition serait corrigée. Le fait qu’une maman puisse s’indigner sur les réseaux sociaux, provoquer l’attention médiatique et engendrer du changement, en soi, c’est une révolution.

Vous avez réalisé un documentaire « Les Réseaux de la Haine », produit par Mélissa Theuriau, sur la façon dont s’exprime parfois la violence sur les réseaux sociaux. Peut-être un peu le revers de la médaille de cette liberté d’expression ? Quelles conclusions en avez-vous tiré ?
J’ai décidé de réaliser ce documentaire après avoir reçu un appel au viol en 2013. J’avais été énormément choquée, et face à cela on ne sait pas trop quels sont les moyens de réponse. Parce que c’est Twitter on a tendance à croire que c’est une zone de non droit… Mais j’ai eu la chance d’être énormément soutenue, j’ai reçu beaucoup de messages et j’ai été accompagnée par un avocat qui m’a aidée à formuler ma plainte. On a retrouvé la personne responsable, il a été convoqué devant les tribunaux et a été condamné.

Donc typiquement, on est ici face au désagrément de l’exposition et de la possibilité d’expression de tous : être exposés à des propos qu’on n’a pas forcément envie de voir ni d’entendre. Je suis cependant, quand même assez vigilante sur la liberté d’expression. En France, on a envie d’effacer les propos qui nous déplaisent, qu’ils soient sexistes, racistes ou homophobes, mais j’ai plutôt tendance à croire que les personnes qui sont justement antisexistes, antiracistes ou anti-homophobies doivent se former pour pouvoir submerger ces propos haineux. Par exemple, en cas de création d’un hashtag négatif, avoir la possibilité de se réapproprier le hashtag pour en faire quelque chose de positif, et finalement ridiculiser les auteurs du message initial en prouvant notamment qu’on peut être plus nombreux à s’exprimer. Ce n’est malheureusement pas encore assez dans notre culture, c’est plus anglo-saxon. Il me semble que vouloir effacer les propos qui nous déplaisent, ou en détourner l’attention n’est pas une solution. Ces propos existent toujours et ils s’expriment ailleurs. Par exemple, le développement de blogs identitaires ou radicaux est lié au fait que pendant longtemps, on n’a pas permis au Front National d’accéder aux media. Ils ont du coup été les premiers à lancer des blogs et aujourd’hui ils sont sans aucun doute plus forts que la moyenne car ils ont été les premiers à appréhender ces moyens, qui étaient pour eux les seuls accessibles. C’est pourquoi il faut vraiment investir tous les espaces, et que les arguments s’opposent de manière équitable pour que le débat soit juste. Si par la suite, on constate effectivement diffamation, appel au crime ou à la violence, les auteurs doivent être punis mais on doit éviter au maximum d’effacer les propos qui nous semblent non conformes à notre pensée ou opinion. On les combat par le débat et par la parole. Je crois vraiment aux vertus du débat.

Au-delà de votre engagement en faveur de causes comme la lutte contre le racisme, vous vous définissez à l’origine comme féministe, également révoltée face à toutes les formes de discrimination… Quel est aujourd’hui selon vous l’enjeu majeur de notre société pour avancer sur le chemin de l’égalité ?
C’est une question très large. « Liberté Egalité Fraternité » c’est la devise républicaine mais je pense que ce qui manque cruellement à la France sont les politiques volontaristes. Il faudrait un ministère en charge de l’égalité qui superviserait toute ces questions, que ce soit contre l’homophobie, contre le sexisme, contre l’handiphobie ou contre le racisme, car c’est un problème majeur en France. On avait un ministère des droits des femmes, devenu un secrétariat d’Etat qui maintenant a l’air de circonscrire le féminisme aux tâches domestiques. Je crois vraiment que la prise en compte politique des questions de l’égalité est fondamentale. Que le gouvernement n’y accorde pas d’importance n’est pas du tout un bon signal.

Concernant plus spécifiquement la question féministe, on peine à prendre conscience du fait que c’est encore un problème. Je fais partie d’une génération qui a le sentiment que les victoires et les grands combats ont été menés par le passé et qu’il n’y a plus grand chose à faire.  Parce qu’en théorie, l’égalité est effective sur le papier, il n’y a aucune discrimination homme/femme formalisée. Dans la pratique, il y a pourtant toujours des écarts de salaire, des violences… Mais comme notre conscience n’est plus aussi aiguisée que dans les années 60-70, on ne se rend plus compte, on a perdu de notre combattivité faute d’être suffisamment conscientes du défi majeur qui reste encore aujourd’hui à relever, à l’heure où il y a encore 95000 femmes qui sont violées chaque année en France. C’est énorme ! Et rien n’est fait contre ça, il y a très peu de femmes qui portent plainte…

Il faut réussir à formuler les problèmes. De nombreuses études montrent que lorsqu’on est issus de minorités, on a moins de chances de s’insérer dans le milieu professionnel ou plus de risques d’être contrôlé au faciès… Concernant le handicap, nous sommes dans un pays fondamentalement hostile à la circulation des personnes en situation de handicap. Prendre le métro en fauteuil roulant ou pour les non voyant c’est très compliqué. Par rapport à l’Allemagne par exemple, la France est très en retard sur cette question.

Après la publication en 2015 de votre première bande dessinée « Pari(s) d’Amies » sur le quotidien de 5 trentenaires parisiennes d’origines diverses, quelles sont vos actualités ? Vos projets ?
Après Pari(s) d’Amis, j’ai publié deux bouquins sortis en novembre dernier. Le premier s’appelle Afro, paru aux éditions des Arènes, qui raconte Paris à travers les personnes d’ascendance africaine qui portent leurs cheveux frisés et crépus naturels. Sur la signification du fait de ne pas être blanc et d’assumer ses cheveux crépus sans les défriser. Le deuxième s’intitule Comment parler de la laïcité aux enfants, coécrit avec Jean Baubérot, sociologue et historien. Ce sont des questions d’enfants et des réponses d’adultes qui donne tout simplement des clés de base sur la laïcité, l’histoire, et ce qu’elle signifie vraiment à l’heure où l’important débat français sur cette question comporte beaucoup de contresens. J’ai également commencé à travailler comme présentatrice sur la chaine BET en novembre au moment de son lancement en France. C’est une chaîne américaine qui a été créée dans les années 80, à l’origine pour pallier le manque d’afro américains à la télévision. En France, elle fait la part belle à la culture afro américaine, en l’élargissant aux cultures populaires et urbaines. Je termine finalement un documentaire pour France O et TV5, De Paris à Charleston, Coupables d’être noirs, qui porte sur la nouvelle génération d’activistes qui s’est réveillée aux Etats-Unis depuis 2 ans, avec les jeunes afro-américains de la génération Y, très engagés depuis la mort de Mike Brown. Un portrait de cette génération avec un miroir sur ce qui se passe en France. Ce documentaire sera diffusé sur France O le 23 mars prochain.

*prix créé par TF1 et LABCOM qui récompense les femmes ayant un profil remarquable, actives et ambassadrices dans le digital

Avec DEAFI, le réseau Crédit Mutuel-CIC rend accessible son service client aux déficients auditifs

Premier centre de relation client au monde dédié aux personnes sourdes ou malentendantes, DEAFI, accompagné par Wellcom dans ses relations media, s’allie au Crédit Mutuel et au CIC, acteurs clés du secteur bancaire. Leader de la relation client adaptée, au service innovant et à l’origine d’un nouveau métier, celui de « vidéo-conseiller client », ces deux nouvelles collaborations viennent s’inscrire dans une croissance déjà bien marquée (20% d’évolution de son CA par an).

L’ambition de DEAFI ? Etendre l’accessibilité des services de relations clients aux déficients auditifs. Grâce à cette collaboration le réseau Mutuel-CIC bénéficie dans ses 4000 agences de la solution DEAFILine, permettant à toute personne sourde ou malentendante de contacter son service client par ordinateur (via webcam, chat ou LSF*), depuis un téléphone mobile ou encore une tablette. Ces agences se doteront également du service inédit Interprète Dans La Poche, une solution révolutionnaire qui facilite la communication entre personnes sourdes et personnes entendantes;

« En mettant un pied dans le secteur bancaire, DEAFI entend prouver que tous les domaines d’activité peuvent rendre leur relation client accessible à tous ! 2016 devrait être une année très dynamique : certains projets dans de nouveaux domaines d’activité devraient prochainement se concrétiser. D’ailleurs, nous ambitionnons de recruter une dizaine de personnes pour accompagner notre développement », indique Jean-Charles Correa, fondateur de DEAFI.

* Langue des Signes Française

Plus d’informations sur http://www.deafi.com

Pour accéder aux services :
Crédit Mutuel : https://www.creditmutuel.fr/fr/contact/sourds-malentendants.html
CIC : https://www.cic.fr/fr/banques/particuliers/nous-contacter/clients-sourds-et-malentendants.html

Coup de projecteur - Portrait - Vidéos

Jean-Pierre Wiedmer présente Mercer, leader mondial du conseil en RH

Accompagner les entreprises dans l’amélioration de la santé, l’engagement et la performance de leur atout principal – leur capital humain – c’est la promesse première de Mercer.

A travers 2 minutes d’interview, Jean-Pierre Wiedmer, Président France, nous donne les clés de la réussite de cet acteur référent sur le marché du conseil et des services en ressources humaines et de ses 700 collaborateurs en France, qui accompagnent  au quotidien plus de 1 400 entreprises, de toute taille et issues de tout secteur d’activité. Dans un contexte de transition importante pour les courtiers en assurance, il évoque également les impacts du passage au contrat responsable, après la réforme d’avril 2015, menée avec succès chez Mercer.

Plus d’informations : www.mercer.fr

 

59% des Français estiment que 2016 ne sera pas l’année de la reprise économique

Les Français ont toujours peu confiance en l’avenir. C’est le principal enseignement de la dernière étude Randstad Workmonitor, conduite tous les trimestres dans 34 pays auprès de salariés âgés de 18 à 65 ans, travaillant minimum 24 heures par semaine. En effet, tandis que les prévisions annoncent une croissance plus importante cette année que pour 2015 (+1,6 contre +1,1% selon l’Insee), près de 60% des Français considèrent que l’année 2016 ne sera pas synonyme de reprise sur le plan économique.

Cette étude, menée par le groupe Randstad, deuxième acteur mondial sur le marché des ressources humaines, que Wellcom accompagne dans ses relations media, place la France parmi les derniers pays sur le classement international, en matière de confiance en l’avenir.

A l’inverse, des pays comme l’Inde, le Brésil, l’Espagne ou encore le Mexique figurent parmi les plus optimistes et comptent entre 88% et 90% de salariés considérant que la situation économique de leur pays sera meilleure que 2015, plaçant la moyenne internationale à 58% de confiance.

Pour en savoir plus: www.grouperandstad.fr / @GroupRandstadFR

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Les ateliers Wellcom Invitation, 17 Septembre 2015 Numero 4
Les ateliers wellcom Communication digitale Communication digitale
Transformation digitale et accompagnement du changement Transformation digitale et accompagnement du changement Transformation digitale et accompagnement du changement
Atelier animé par Thierry Wellhoff, Président de Wellcom Atelier animé par Thierry Wellhoff, Président de Wellcom Atelier animé par Thierry Wellhoff, Président de Wellcom
Thierry Wellhoff Thierry Wellhoff Thierry Wellhoff
Thierry Wellhoff Thierry Wellhoff Thierry Wellhoff
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Un nouveau positionnement et de nouveaux métiers pour s’adapter aux évolutions des entreprises

Entreprise d’intelligence économique accompagnée par Wellcom dans ses relations presse, l’Argus de la presse se réinvente pour toujours mieux maîtriser la réputation et l’influence de ses clients.

Dans un contexte de transformation permanente, il est aujourd’hui primordial pour toute entreprise d’avoir une parfaite maîtrise de son environnement pour mieux maîtriser sa communication et ses impacts. L’Argus de la presse fait alors évoluer son offre pour être toujours plus en phase avec les enjeux actuels des marques.

C’est ainsi qu’elle se dote d’une nouvelle identité visuelle et d’un nouveau site web, en phase avec le développement de ses trois nouveaux métiers :

  • Media Intelligence : maîtriser sa réputation et son influence
  • Media & Publics Insight : mesurer et nourrir sa stratégie de communication
  • Market Intelligence : accompagner sa stratégie de développement

« Il fallait que nous passions par une refonte de notre identité visuelle pour illustrer les importants changements apportés à nos offres du fait de l’évolution de l’ensemble des métiers liés à la communication et au marketing, explique Alexis Donot, Directeur Général de L’Argus de la presse. En impulsant une nouvelle dimension à l’Argus de la presse, nous souhaitons être encore plus proche de nos clients pour répondre à leurs enjeux actuels et futurs. En structurant davantage notre savoir-faire tourné vers la création de valeur informationnelle, l’Argus de la presse permet de piloter efficacement l’influence et la réputation d’une entreprise, marque ou organisation et ainsi d’orienter leurs stratégies. »

Focus Créa

Une nouvelle plate-forme de marque pour promouvoir la fiabilité

Depuis plus de 5 ans, Wellcom accompagne QUALIBAT, organisme de qualification et de certification des entreprises du bâtiment, dans la création et la conception de ses campagnes de communication.

Véritable partenaire des artisans et entreprises de construction, QUALIBAT se fixe pour mission de valoriser l’ensemble de la profession et de lui apporter une réputation irréprochable.

2016 constitue un tournant pour QUALIBAT : si l’organisme bénéficie d’une forte notoriété auprès des acteurs du Bâtiment, ses actions concrètes étaient peu connues. Un travail de fond a donc été mené par l’agence pour définir une plate-forme de marque en adéquation avec les ambitions et aspirations de QUALIBAT.

Traduction de cette plate-forme de marque : un nouveau positionnement.

En positionnant QUALIBAT comme un label de fiabilité, le rôle et la mission de QUALIBAT sont clarifiés : promouvoir la fiabilité dans le Bâtiment. La nouvelle signature de marque Votre label de fiabilité illustre ce positionnement.

Cette nouvelle plate-forme de marque s’accompagne d’une modernisation de son identité visuelle : un logo lifté avec une typo moderne et une couleur bleue lumineuse et clairement identifiable.

Modernisation également au niveau des outils de communication, où le print laisse peu à peu la place à une digitalisation des outils, avec une forte présence de QUALIBAT sur le web et la sortie prochaine de son nouvel écosystème digital conçu par l’agence.

Plus d’informations sur QUALIBAT sur www.qualibat.com

 

Refonte web pour Activa CapitalCarte de voeux pour Activa Capital Charte graphique pour Activa Capital

10 ans d’actions pour promouvoir l’égalité des chances

Créé en 2005 en partenariat avec le Ministère de l’Education nationale, l’Institut Télémaque, association loi 1901, accompagné par Wellcom dans ses relations média, agit pour promouvoir l’égalité des chances et contribuer à la relance de l’ascenseur social autour d’une initiative novatrice : le double tutorat.

A l’heure où 30% des enfants de cadres sortent diplômés d’une grande école ou de l’université à un niveau Bac+5 ou plus, contre seulement 7% des enfants d’ouvriers, cet accompagnement individualisé permet aux filleuls de l’institut d’être suivis par deux tuteurs issus du monde professionnel et de l’enseignement scolaire pour enrichir leur univers socio-culturel et les aider à construire leur projet personnel et professionnel.

Le mercredi 9 mars, à l’occasion du 10è anniversaire de l’Institut Télémaque, Henri Lachmann, Président et Fondateur de l’association, dressera le bilan de ses actions et de son programme d’accompagnement au Grand Amphithéâtre du Panthéon de la Sorbonne. Il présentera également les perspectives d’avenir pour faire émerger une nouvelle génération de jeunes, sous la thématique de l’avenir en GRAND.

Pour plus d’informations : http://www.institut-telemaque.org/

(source chiffres : * Source : L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France (n°8 – Juin 2015)

Tendances

La génération Z est ultra-connectée… au passé

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La génération Z est la première génération née après la révolution Internet et l’avènement des médias sociaux. Elle est ainsi par essence connectée. Elle vit, respire et pense avec et à travers la technologie. Une récente étude prouve, s’il en était besoin, leur addiction aux réseaux sociaux.

Génération Numérique, une association spécialisée dans les problématiques liées aux usages numériques et à l’éducation aux médias, a mené une enquête, réalisée en janvier 2016,  auprès de 6451 élèves âgés de 11 à 18 ans. Les résultats, loin d’être surprenants, ont le mérite d’être, au regard du panel, une véritable source d’information sur l’utilisation des réseaux sociaux par les ados.

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On apprend qu’ils ont un usage quotidien d’Internet, se connectant pour une large majorité plus de 10 fois par jour. Avec des  sessions qui sont très longues – plus de 2 heures dans la journée pour 57 % des sondés. Si le réseau social préféré évolue en fonction du sexe et de l’âge, ils sont plus de 7 adolescents sur 10 à être membres d’au moins un réseau social. Les réseaux préférés des 11-14 ans sont Snapchat et Instagram. Facebook reste celui des 15-18 ans. Le réseau préféré des filles est Snapchat, pour lequel près de 8 filles sur dix possèdent un compte contre 63, 4 % chez les garçons.

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Pour aller plus loin dans la compréhension de ces usages, il est indispensable de consulter cet article paru dans le journal Le Monde qui se faisait l’écho du travail réalisé sur la vie des ados sur le web par Danah Boyd, chercheuse chez Microsoft Research et professeur associé à l’université de Yale. L’un des enseignements essentiels est le fait que, malgré ce que peut penser Marc Zuckeberg, la vie privée est toujours une norme sociale. Comme l’explique Danah Boyd : « les jeunes sont obsédés par leur vie privée. Ils veulent avoir le contrôle de leur vie sociale à tous les niveaux, assure la chercheuse. Leur préoccupation majeure est de pouvoir se construire librement, sans avoir leurs parents sur le dos. Alors ils apprennent à maîtriser les paramètres de confidentialité des services qu’ils utilisent, même s’ils sont compliqués. Ou alors, ils les détournent en se créant des faux profils avec des pseudos. » C’est cette volonté de contrôle qui les poussent vers de nouveaux terrains de socialisation où l’éphémère est préféré au permanent. Ils ont même deux vies numériques. Une pour les amis où les échanges deviennent périssables. Et une autre, conscients que ces écrits restent, où ils partagent des propos plus travaillés. Etant nés avec ces réseaux, ils sont de fait plus matures dans leur utilisation.

C’est cette maturité qui est intéressante et qui est l’objet de l’article. Au-delà d’adopter un comportement digital sagace, la génération Z semble être raisonnable dans tous les pans de leur vie. Une étude menée chaque année par le gouvernement américain tend à prouver cette réalité. Depuis 1991, le gouvernement publie Youth Risk Behavior Surveillance System, un panorama des comportements à risque des ados. Grâce à une appli développée par VOX, il est donc possible de constater le sérieux de cette génération. En fonction de l’année de naissance, il faut être né après 1972 pour pouvoir comparer. Le site met en relation les statistiques de l’époque et celle de la génération Z. Voilà ce que cela donne pour quelqu’un né en 1985 :

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Cette étude et ce parallèle ne donnent que plus de corps et de résonnance à l’article du New York  Times, publié en septembre dernier, qui compare la génération Z à la génération silencieuse, celle de l’entre-deux guerres. En effet, comme elle, la génération Z a connu la crise. Comme elle, la génération Z ne désire pas changer le système mais au contraire évoluer en son sein. Comme elle, la génération Z désire plus que tout travailler. Même si, ici, il est exclusivement question d’entrepreunariat et pas de salariat, ce qui fait une grosse différence. Mais, avec leur conception de la vie privée, une conduite mature et prudente et l’ambition d’une bonne carrière, les petits-enfants voire les arrières ressemblent de plus en plus à leurs aïeux.

 

Enfin, pour paraphraser la conclusion de l’article, qui lui-même reprenait  les propos d’un économiste, la génération silencieuse n’est pas simplement la plus obnubilée par une belle carrière, elle est aussi et surtout, la plus riche de l’histoire.

 

Et si la génération Z était la planche de salut dans ce marasme ? Vive les jeunes !

La France, championne mondiale des heures supplémentaires ?

Si la France figure régulièrement en tête des classements des pays européens où l’on travaille le moins, ce sont pourtant près d’un tiers des Français qui déclare réaliser en moyenne 15 heures supplémentaires par semaine. C’est ce que révèle la dernier étude menée par Regus, premier fournisseur mondial d’espaces de travail, auprès de 44000 professionnels de plus de 100 pays dont 946 travailleurs français, en septembre 2015. 

Alors qu’à l’échelle mondiale, seulement 14% des travailleurs déclarent réaliser plus de 15h supplémentaires par semaine, c’est le double, soit 27% pour les travailleurs français. Une proportion qui augmente selon la taille de l’entreprise (29,3% pour les PME) et les secteurs d’activité : le Conseil (31,3%), l’Informatique (29,6%), le Retail (28,6%), le secteur Médias / Marketing (28%) et la Banque / Assurance (27,3%) sont les plus touchés. De façon plutôt surprenante, les villes sudistes sont visiblement plus enclines à l’allongement du temps de travail avec dans l’ordre : Lille, Nice, Toulouse, Bordeaux et Lyon (Paris ne se situe qu’en 6è position).

L’étude révèle enfin que les Français privilégient la fin de semaine, particulièrement le jeudi, pour finir leur travail à temps, alors que partout dans le monde les professionnels optent vraisemblablement pour le début de semaine. Ils sont cependant une faible proportion (10%) à travailler le week-end contrairement aux pays anglo-saxons (entre 26 et 28%).

« Contrairement à certains clichés que nous pouvons avoir sur les travailleurs français, ils sont bel et bien les premiers à déclarer faire l’équivalent de près de sept jours de travail par semaine en moyenne. Bien qu’un tel volume d’heures ne puisse être cautionné sur le long terme sans solutions concrètes, il est clair que la proximité du lieu de travail joue un rôle essentiel dans le bien-être des travailleurs. S’ils peuvent effectuer un nombre raisonnable d’heures supplémentaires tout en étant proches de leur domicile, ils bénéficient de temps de trajet réduits, ce qui impacte positivement leur productivité. La flexibilité et le télétravail sont des solutions que les entreprises françaises doivent prendre en considération pour endiguer ces problématiques et prévenir le burn-out de leurs équipes, un mal de plus en plus présent au sein de la société », souligne Christophe Burckart, Directeur Général de Regus France.

CHIFFRE

C’est l’estimation à 2025 du marché de l’internet des objets. Estimation qui a été revue à la baisse, en effet certains prévoyaient plus de 10 000 milliards de dollars, ce qui représente tout de même  environs 11% du marché global du numérique.

Mobilité / Site

Reddit lance son application

Reddit, site communautaire de partage de contenus vient de lancer son application mobile aux Etats-Unis. Disponible sous Android et IOS, Reddit permets aux utilisateurs de poster des contenus (vidéos, texte, images, liens) qui sont alors votés par les autres mobinautes, déterminant ainsi son rang sur le site. Le post ayant alors reçu le plus de votes se verra alors positionné sur la home page du site. Reddit revendique près de 200 millions d’utilisateurs mensuels actifs.

Kiosque

« L’égalité est un long fleuve tranquille »

L’Institut Randstad et Antoine Chereau, dessinateur de presse, présentent « L’Egalité est un long fleuve tranquille », un album de 68 dessins drôles et mordants sur les thèmes de l’emploi des jeunes, des seniors, de l’égalité professionnelle, de la diversité, du fait religieux…
Cette BD permet, entre autres, aux entreprises ou organisations de soutenir leurs propres actions en faveur de l’égalité des chances.

Par ailleurs, chaque exemplaire commandé permet de soutenir les associations partenaires de l’Institut Randstad qui œuvrent pour lutter contre toute forme de discrimination

Disponible dès à présent, en souscription, au tarif exceptionnel de 14€ (au lieu de 19€, prix public), dont 2€ de don reversés par chaque album commandé :

Bon de souscription

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