MENU

l'actu wellcom

# 141 septembre 2016
Accueil > Wellnews

C’est parti pour Thomas Coville et Sodebo, engagés dans une course à la voile légendaire

C’est parti pour Thomas Coville et Sodebo, engagés dans une course à la voile légendaire. 24 monocoques et multicoques dont le spectaculaire trimaran Sodebo Ultim’ ont en effet quitté hier le sud de l’Angleterre en direction de New York.

Cette course transatlantique en solitaire appelée aujourd’hui The Transat est la mère de toutes les transats. Certains se souviennent peut être de la victoire d’Eric Tabarly en 1964. Depuis cette victoire, le monde de la plaisance a changé de camp pour passer des mains des Anglo-saxons à celle des Français.

Changement de camp et autre siècle ! Si en 1964, Tabarly a gagné en 27 jours, les skippers des multicoques de la catégorie Ultime à laquelle appartient Sodebo Ultim’ estiment que leur temps de course sera d’environ huit jours. C’est dire la vitesse spectaculaire de ces engins à trois pattes.

Pour suivre en live le duel que se livrent actuellement sur l’eau Thomas Coville et François Gabart, le skipper de Macif : www.thetransat.com, www.sodebo.com, l’application  Sodebo Ultim’ ou les réseaux sociaux (facebook/Team Sodebo Voile – Thomas Coville, Instagram/SodeboVoile et twitter/Sodebo Voile).

bateau-sodebo

ABRISUD lance l’abri-véranda WILD

Abrisud, l’expert européen des abris de piscine, accompagné par La Maison Link (Wellcom Group) dans ses relations médias, présentera en avant-première sur la Foire de Paris son abri WILD ! Quand l’écorce des arbres et leurs feuilles créent un rideau végétal au cœur d’un abri-véranda. La beauté urbaine de la nature !

« Cette écorce, véritable enveloppe corporelle de Dame Nature, nous a inspiré chez Abrisud pour la création d’un motif donnant vie à l’abri-véranda. Cette fenêtre sur le dehors communie ainsi avec la nature, même en milieu urbain, par l’intermédiaire d’une écorce géométrisée, agissant comme rideau protecteur de l’exterieur. La nature reprend ses droits sur l’urbain », précise Guillaume Cadot, tendanceur chez Abrisud.

Cet abri façon rideau végétal : un esthétisme propice au ressourcement comme au contact des arbres.

Plus d’informations sur www.abrisud.com

Tendances

Avocats vous avez la parole !

saul-goodman

Alors que le désormais célèbre avocat, Saul Goodman, offrait, à travers une campagne d’affichage percutante, une série de conseils « légaux » pour démontrer l’étendue de ses compétences, une petite révolution venait bousculer le monde des « robes noires ».

Bien moins corrosif et décalé que la campagne imaginée par Netflix mais tout aussi impactant par son caractère de pionnier, le premier spot de publicité d’avocats en France a été lancé par le cabinet Coll. Reprenant les codes des assureurs ou encore des banquiers et se rapprochant plus d’une réclame que d’une publicité, le cabinet, après avoir été lauréat du Prix du Jury de l’innovation en relation-client des avocats en 2015, met en scène un collaborateur vantant – avec un prisme financier – l’expertise de son cabinet.

Cette incursion télévisuelle est devenue possible depuis novembre dernier et un arrêt rendu par le Conseil d’Etat autorisant la publicité pour cette profession libérale. Dans une interview accordée aux Echos Business, Maître Anne-Constance Coll explique que cette prise de parole est dans l’ordre des choses. « Nos clients ont trouvé parfaitement normal et légitime d’entendre un tel spot à la radio. Je pense qu’ils sont tout à fait prêts à cette évolution. Pour mémoire, en Europe, nous étions un peu en retard sur le sujet puisque la plupart de nos voisins comme l’Allemagne ou la Belgique y ont recours depuis longtemps. Les particuliers sont très demandeurs de transparence dans leurs rapports avec les avocats et la publicité peut y contribuer, c’est donc une bonne chose lorsqu’elle est bien réalisée. »

La profession se déchire sur ce démarchage commercial. Pour certains comme Maître Eric Rocheblave, propos recueillis par La Croix « Il faut vivre avec son temps ! […] Au risque de choquer certains confrères, j’estime exercer une activité commerciale comme une autre. Concrètement, je paie pour avoir accès à des bases de données me permettant de me tenir au fait des évolutions de jurisprudence et de défendre au mieux mes clients. En bout de chaîne, je facture une prestation juridique. Je vends un savoir ! […] D’ailleurs, se refuser aux outils technologiques de notre époque, c’est prendre le risque de voir d’autres professionnels s’emparer de nos parts de marché. C’est exactement ce qui s’est passé avec Internet. Personnellement, j’ai été poursuivi au début des années 2000 pour avoir été présent sur le Net et pour avoir répondu en ligne aux questions des internautes. Que s’est-il passé ces dernières années ? Des « braconniers du droit », personnes dénuées de diplôme d’avocat, ont investi le secteur et ont escroqué toute une série de justiciables. » Pour son opposant dans ce débat, Maître Florian Borg « Le droit n’est pas une marchandise comme une autre. […] La profession n’a rien à gagner à diffuser des spots à la télévision. Je crains même qu’elle ait beaucoup à perdre. Nous risquons de galvauder encore notre image. Ces publicités risquent en effet de nous ravaler au rang de simples commerçants. Les spots télé s’inscrivent dans une toute autre logique. Ils iront forcément de pair avec des messages simplistes, voire carrément racoleurs. Et comment pourrait-il en être autrement ? Lorsque vous ne disposez que de quelques secondes pour attirer l’attention du téléspectateur, vous devez marquer les esprits. Ces publicités feront donc miroiter des règlements ultrarapides ou des procédures “low cost”. Quitte, ensuite, à facturer des frais supplémentaires aux clients… »

La crainte ultime dans l’esprit de toute la profession est les dérives américaines. Effectivement, aux Etats-Unis les avocats imaginent des spots à leur gloire dans lesquels ils font tout sauf du droit… Même si des garde-fous existent en France et que la profession est très différente dans son mode d’exercice, l’appréhension reste de mise. Que celle-ci soit fondée ou fantasmée, il n’en reste pas moins que l’on peut être sceptique quant au contenu de ces publicités, entre kitch et ringard, le rêve américain !

 

Au-delà de la publicité, c’est la question de la modernisation de la profession face à des attaques de plus en plus frontales de toute profession réglementée. En effet, l’automatisation juridique, qui consiste en la désintermédiation d’une prestation juridique, a le vent en poupe. Les legaltech gagnent en performance en remplissant des taches de plus en plus complexes et devenant de véritables concurrents aux avocats traditionnels. Certains y voient une forme de démocratisation du droit. Pour d’autres, comme Maître Christiane Féral-Schuhl, ancien bâtonnier du barreau de Paris, c’est l’occasion de redéfinir la profession. Une profession qu’elle considère qu’il convient d’« ouvrir (…) afin que l’avocat français ait le même périmètre d’action que l’avocat allemand, espagnol, anglais, en investissant ces nouveaux métiers du droit : mandataire immobilier, mandataire sportif, mandataire artistique. Il y a aussi tout le champ de la médiation. Sinon, dans la logique d’aujourd’hui, oui, il y a trop d’avocats, car on voit bien que tout se referme avec la paupérisation en train de se mettre en place et les difficultés des jeunes avocats à trouver des débouchés ».

Le développement exponentiel des legaltech  trouve sa source dans la difficulté d’accès aux services juridiques. Le digital ayant rendu tout contenu accessible, il en est de même pour les requêtes juridiques. Un constat résumé par legalstart : « le droit est de plus en plus présent dans la vie quotidienne des français. Que vous soyez un entrepreneur, une famille ou un particulier, vous aurez tôt ou tard besoin de documents juridiques. Pourtant il est aujourd’hui difficile et onéreux d’avoir accès à un service juridique de qualité ». Les legaltech se développent et se positionnent également comme des catalyseurs de la création de startups. Ainsi, Captain Contrat propose aux entrepreneurs « d’utiliser le juridique comme un atout pour la réussite de leur entreprise ».

L’essor de ces plateformes inquiète au point d’insérer un amendement, après un travail d’influence de la part des avocats et des notaires, à la loi pour une République numérique. Un amendement qui ne reçoit pas le soutien du secrétaire d’Etat au numérique qui ne souhaite pas encadrer le développement de cette offre. La profession d’avocat, comme tant d’autres avant elle, se voit attaquée et entre naturellement dans un mode de défense classique. Elle est, selon Nicolas Colin, dans l’étape 3 du déni. Celle qui consiste en l’affrontement brutal des forces en présence et que l’auteur résume par l’expression « allons voir le ministre ».

evolution-metier

L’évolution du métier est nécessaire. Doit-elle se faire contre ces startups ou au contraire avec elles afin de les faire grandir et gagner en pertinence ? Là est toute la question. Ce qui semble certain, c’est que le Salut ne passera pas des spots de pub, ou alors pas uniquement…

BRANDT ou un siècle d’innovation réuni en une seule machine

Brandt, marque pionnière du lavage, accompagnée par La Maison Link (Wellcom Group) dans ses relations médias, était en lice pour le prix du podium de l’innovation à la Foire de Paris.

Le nouveau lave-linge « intellect » est un condensé de 100 ans d’innovations dans 40cm de large ! En bref, c’est lui qui a le QI pour nous permettre d’être en pilotage automatique. C’est un lave-linge autonome : il connaît nos habitudes de lavage et s’y adapte. Il suffit d’appuyer sur « Start » !

Et pour le fun, une édition limitée « NÉON MANIA » (rose, vert, jaune et bleu) pour ajouter un peu de couleurs aux tâches ménagères !

À ses côtés, pour vivre une remontée dans le temps, était présent le premier lave-linge à moteur en cuivre et en fonte qui avait été dévoilé sur la Foire de Paris en 1920. 

Plus d’informations sur www.brandt.fr 

Le recrutement 100% digital, la solution pour les TPE et les PME

Randstad, leader en services de ressources humaines, accompagné par Wellcom dans ses relations médias, lance www.randstad-direct.fr, une plateforme de recrutement d’intérimaires entièrement digitalisée.

Si cette offre permet de réaliser l’intégralité des démarches – du renseignement du besoin jusqu’au paiement en passant par la proposition de candidats-, et ce 24/24 et 7/7, cela n’exclut pas l’interaction humaine. En effet, les 160 000 profils proposés ont tous été préalablement évalués par Randstad lors d’entretiens en face à face.

Conçue de manière simple et intuitive, cette plateforme saura certainement répondre aux attentes des quelques 60% de TPE et PME qui rencontrent des difficultés de recrutement.

A l’avenir, la marque compte élargir son offre de recrutement 100% digital aux contrats en CDI et CDD.

« A notre connaissance, jamais auparavant un service RH en ligne n’avait permis de digitaliser à 100% le recours au travail temporaire. Mais, et ce n’est en rien paradoxal étant donné la place centrale de l’interaction humaine dans notre métier, Randstad Direct s’appuie sur l’expertise des équipes en agence. Les salariés intérimaires que les entreprises peuvent recruter sur Randstad Direct ont tous été reçus et évalués par les consultants du réseau Randstad. C’est pourquoi Randstad Direct propose le meilleur des deux mondes, en appui sur une conviction forte : le digital n’est pas une menace, mais une opportunité. Randstad Direct incarne à ce titre la nécessité absolue d’embarquer les nouvelles technologies tout en conservant le modèle qui fait notre force, à savoir l’expertise des consultants », commente François Béharel, président du groupe Randstad France.

Plus d’informations sur www.randstad-direct.fr

Découvrez la vidéo de la démonstration sur Youtube.

Expertises

Le digital ne transforme pas que les modèles économiques !

Renouvelez votre plateforme de marque avec ORIGAMI System®.

Toute la communication des marques a été impactée par le développement du numérique et des nouveaux médias. Comment, dans ce contexte, assurer la cohérence de la communication de marque ? Comment mettre en accord la communication d’image et la communication d’opinions ?

A l’occasion de cet atelier, Wellcom présentera une vision intégrant l’ensemble des techniques de communications formalisées ou non, la nouvelle plateforme de marque ORIGAMI System® et l’étude de quelques cas concrets.

Pour mémoire, l’ORIGAMI System® est une synthèse des différentes méthodes développées par Wellcom pour mettre en cohérence et en complémentarité les différentes techniques de communication.

Cet atelier sera animé par Thierry Wellhoff, Président de l’agence et François Belz, Directeur associé.

Wellcom 8 rue Fourcroy 75017 Paris
Atelier « Lunch & Learn »
Buffet japonais
mercredi 25 mai 2016

Si cet atelier vous intéresse,vous pouvez-vous inscrire en cliquant ici

Coup de projecteur - Interview

Rencontre avec une figure du journalisme politique : Christophe Barbier.

Rencontre avec une figure du journalisme politique : Christophe Barbier.

Journaliste et éditorialiste, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Paris, Christophe Barbier rejoint L’Express en 1996 pour diriger le service politique. Il en devient en 2001 Directeur adjoint de la rédaction puis, à la suite du départ de Denis Jeambar, Directeur de la rédaction, poste qu’il occupe depuis 2006.

Outre ses fonctions au sein de L’Express, Christophe Barbier est un habitué des plateaux. Il intervient fréquemment dans l’émission ‘C dans l’air’ sur France 5. Il est également éditorialiste chaque matin sur i-télé.

Pouvez-vous nous présenter la nouvelle formule de L’Express ? Quel est l’enjeu ?

Nous souhaitons véritablement redéfinir le news; le news magazine à la française doit être complètement repensé dans son identité. Il y a eu un 1er âge du news Express de 1953 à 1963 environ, âge très militant : on était pour Pierre Mendes France, contre De Gaulle, pour la décolonisation, contre la torture en Algérie, etc. ; et cet âge s’est achevé quand la guerre d’Algérie s’est terminée et que le pays, heureusement, est sorti de l’ambiance tendue de guerre civile et de crise de régime. A ce moment-là, il y avait la Vème République, la paix était faite, nous sommes passés à autre chose et, notamment, à un âge de la consommation, du pouvoir d’achat, de la croissance, de l’épanouissement des cadres, des « cols blancs », et cela a fourni aux news une nouvelle période très longue et une nouvelle fonction qui était d’expliquer à des cadres surmenés à la fin de la semaine ce qui s’était passé. Ils n’avaient qu’une seule chaine de TV, il n’y avait pas France Info, pas d’Internet et ils avaient besoin d’un News pour non seulement apprendre ce qu’il s’était passé mais surtout le comprendre. Nous avons vécu très longtemps sur cette fonction-là, sans perdre la fonction militante mais les deux fonctions se sont mêlées, et la fonction « service » pour des cadres stressés l’a emportée en quantité. C’est ce qui a permis la prospérité des journaux puisque les annonceurs recherchaient cette population de cadres et les cadres recherchaient une information hebdomadaire et notamment une interprétation de l’actualité. Tout cela a fait la prospérité des news jusqu’à la fin des années 90, au début des années 2000, c’est-à-dire au moment où Internet a pris sa place et n’a cessé de croître. En parallèle, il y a eu la privatisation des chaines de TV, l’apparition des chaînes d’info (LCI, BFM, iTV…), et des alertes dans nos smartphones. En l’espace de 10 à 12 ans, le paysage de l’information chaude a été tellement renouvelé que si on raconte ce qu’il s’est passé pendant la semaine dernière, on n’intéresse plus personne. Il faut donc complètement redéfinir le news imprimé en lui donnant plus de hauteur, c’est-à-dire qu’il ne faut pas seulement interpréter, donner du sens à l’actualité mais s’engager en terme de valeurs, de combats éditoriaux donc ne pas avoir peur de faire un journal très haut de gamme par le commentaire, l’analyse et l’approfondissement des sujets.

Enfin, il y a une nouvelle fonction qui apparaît pour les news et qui est fondamentale, c’est l’anticipation. Pour tout ce qui est prévisible dans l’actualité, il faut armer intellectuellement nos lecteurs pour qu’ils ne soient pas débordés par cette espèce d’infobésité caractéristique de notre époque en leur donnant notamment des clés de compréhension. Alors évidemment, il y a une partie de l’actualité qui n’est pas prévisible, même si par exemple, pour les récents attentats, on pouvait toujours prévoir qu’il y aurait une actualité autour des tensions entre monde musulman et monde occidental ; il y a un fond intellectuel et un fond d’interprétation et de réflexion qui correspondent à cette actualité qui a surgi. La fonction d’anticipation est devenue très importante. Il faut être plus engagé dans nos combats éditoriaux et nos prises de position. et garder, en montant le niveau, notre interprétation de l’actualité. Si on n’a pas su l’anticiper, il faut pouvoir l’approfondir de manière extrêmement spectaculaire dans les enquêtes, élever le débat dans tout ce qui est « tribunes, prises de position »… Ceci sans oublier deux choses : le plaisir, car c’est un journal, il faut qu’il se lise facilement, on ne fait pas un manuel scolaire ou un essai de philosophie, donc il faut faire attention à ne pas trop soumettre nos lecteurs à un effort intellectuel ; la deuxième chose, et c’est aussi pour cela qu’on a lancé cette nouvelle formule, est de travailler le haut de gamme tant sur le produit dans son aspect physique, d’où le nouveau logo, la nouvelle maquette pour gagner en élégance et distinction avec une certaine forme de retenue et de classe britannique d’où le choix de Mark Porter pour cette maquette.

Enfin, c’est un pari qui est fondé aussi sur le fait que même si le kiosque reste important, nous ne sommes plus, avec le kiosque, dans la grande consommation ; ce n’est pas le supermarché de l’info. La vente en kiosque se fait de plus en plus dans les points de vente des gares et aéroports, donc sur une cible qui sélectionne, une sociologie de lecteurs déjà très distingués, d’où la possibilité de faire ce journal très esthétique, qui veut se faire remarquer par sa classe plus que par son côté accrocheur avec de gros titres.

Avec cette nouvelle formule, notre principal enjeu est de fidéliser nos lecteurs déjà acquis, qu’ils trouvent la formule tellement bonne qu’ils deviennent un peu « addict » de L’Express et qu’ils ne puissent pas s’en passer, et transformer en abonnés des lecteurs actuellement en kiosque. Par ailleurs, il y a toute une partie des cadres supérieurs qu’on n’a pas ou plus, pas tant parce qu’ils vont à la concurrence – chacun a ses lecteurs et c’est très bien, mais parce qu’ils se sont détachés des hebdos, ils n’ont plus de kiosques près de chez eux, ils sont dans une vie stressée, ils n’ont plus le temps de nous lire, donc il faut qu’on arrive à recréer du besoin chez eux. Ce sont des lecteurs que nous irons récupérer par le kiosque numérique, car ils sont sur ces modes modernes de consommation, et ce sont des lecteurs qu’on ira rechercher par notre montée à la Une de combats éditoriaux. Quand on pousse la nouveauté en disant « Macron doit compter à gauche », on attire ce genre de lecteurs.

Et sur le numérique ? Y a-t-il des nouveautés, des évolutions ?

Le numérique a fait une nouvelle formule technique en décembre pour être en Responsive Design, on a harmonisé notre offre sur tous les « devices ». En même temps que la nouvelle formule de L’Express, nous venons de sortir une nouvelle application qui est beaucoup plus légère avec des fonctionnalités intéressantes (historique des papiers lus qui apparaît, avec les articles lus qui sont grisés, ce qui fait que vous ne relisez pas deux fois les mêmes choses, widget visible en permanence avec un bandeau intégrant les dernières infos en date…). A moyen terme, le défi du web est d’arriver à basculer à l’ère du payant même s’il y aura toujours du web gratuit. Quand on fait du « live » sur les attentats de Bruxelles, c’est du gratuit, mais le contenu du journal papier est systématiquement proposé en mode payant sur le numérique et devient gratuit au fur et à mesure, en fonction de l’obsolescence des articles. Si nos lecteurs veulent garantir une qualité de l’information, il faut qu’on leur apprenne à adhérer à des formules payantes. Il est donc essentiel de renforcer notre offre numérique et notre marketing pour séduire cette clientèle payante. En parallèle, nous menons également un combat contre les « ad blockers » (logiciel antipub) parce que si les gens veulent du gratuit, il faut que la publicité paye ; s’ils consomment  du gratuit et prennent un « ad blocker », ils nous tuent deux fois.

Face à la baisse du marché publicitaire, comment L’Express compte tirer son épingle du jeu ? Comment L’Express compte répondre aux nouveaux modes de consommations des cadres supérieurs avec l’enjeu qu’est le numérique aujourd’hui ?

D’abord en ayant une clientèle tellement haut de gamme que les annonceurs ne pourront pas s’en passer et viendront chez nous avec les produits qui sont classiques dans les news : les montres, les whiskies, les belles voitures… parce qu’on aura une clientèle fidèle et très haut standing, donc on jouera peut être sur les volumes de publicité, mais j’espère avant tout que nous reconstruirons de la valeur.

Ensuite, nous avons un deuxième chantier devant nous, avec le fait d’être désormais propriété d’un actionnaire qui possède SFR et Numéricâble, qui a racheté des contenus (championnat de foot anglais, divers contenus, des medias comme BFM, Libération ou L’Express) ; l’enjeu est aussi là. Nous devons tirer des recettes de la diffusion par SFR de nos contenus. Les opérateurs téléphoniques se sont livrés à une guerre des prix – toujours moins cher. Cela n’aura qu’un temps, à un moment donné il va y avoir des coagulations, il y aura moins d’opérateurs dans 10 ans en Europe qu’il y en a aujourd’hui. Dans cette concentration, la différence, ce sera les contenus. Si vous résiliez votre abonnement Free pour prendre un abonnement  SFR, ce ne sera pas nécessairement pour l’argent, mais parce que pour la même somme vous aurez l’impression d’avoir de meilleurs contenus, et donc nous, fournisseurs de contenus, nous devrons être dans un business model où l’on vit du chiffre d’affaires que SFR aura dégagé grâce à la vente de nos contenus. Je pense que demain les lecteurs nous paieront sans le savoir. Ils se seront abonnés à une offre bouquet SFR, donc ils auront du téléphone portable, du fixe, de l’internet, de la télé, et pour quelques euros de plus, ils auront choisi le foot anglais, ou BFM ou L’Express ou Libération, et nous, nous récupérerons des royalties dessus.

Vous parlez de « construire des passerelles vers le monde qui s’avance », avez-vous déjà des projets à annoncer dans le cadre des primaires et de la présidentielle ?

On surveille tous les agendas possibles et on voit bien que devant nous il y a des événements politiques et géopolitiques très importants; on ne peut pas passer par exemple à côté des élections américaines. Dans ce contexte, nous allons poser une série de grands rendez-vous sur les élections américaines. De la même manière qu’il y a les JO au Brésil, dans un pays qui va un peu moins bien qu’il y a 3 ans, tant politiquement qu’économiquement, il va de soi que c’est un incontournable, sans oublier bien entendu le calendrier français (primaires et présidentielle); sur cette actualité, nous avons déjà commencé : lorsque l’on fait Macron à la Une ou lorsque je fais l’un de mes derniers éditos sur « Sarkozy doit renoncer », nous sommes déjà dans cette compétition présidentielle.

Ce qu’il faut, c’est faire les bonnes « Unes », au bon moment.  La semaine prochaine, si nous devions faire une Une politique, on ferait quoi ? On voit de quoi on va parler, on va devoir parler de Fillon, de Le Maire, de Juppé… mais quoi et quand, cela est plus difficile et il est difficile d’anticiper à plus de 15 jours / 3 semaines. Nous sommes en permanence en train de réfléchir à la rotation de ce calendrier. Quand faut-il parler des élections américaines ? Faut-il parler de Clinton, Sanders, Trump, Obama ? La question est :  comment gère-t-on tout cela ? Après, nous savons que les élections vont avoir lieu début novembre, donc le numéro de L’Express qui suivra sera sans doute le nouveau président / nouvelle présidente. De la même manière, est-ce que de grands rendez-vous culturel permettent des « Unes » ou pas ? Il y a des années où le festival d’Avignon ou le festival de Cannes, c’est pauvre, et puis d’autres années où c’est chouette.

Enfin, il faut savoir résister à la tentation de courir derrière l’actualité. Par exemple, on a eu récemment en conférence de rédaction 45 min de discussion avec une bonne partie de la rédaction sur le fait de faire la Une sur Barbarin, la pédophilie, la crise de l’Eglise… Moi j’étais un peu sceptique, à moins qu’il y ait des rebondissements tous les jours ; dans 8 jours, ce sera un sujet épuisé, soit parce que tout aura été dit ailleurs, soit parce que l’affaire sera retombée. Maintenant, il peut aussi être renvoyé par le Pape, il peut être arrêté par la police. Il peut se passer beaucoup de choses en très peu de temps qui justifient d’en parler. Finalement, une semaine après : plus personne ne parlait de Barbarin. Il est très difficile quand un sujet surgit dans l’actualité de voir son onde de choc. Autre exemple, lorsqu’on a réfléchi à chaud aux attentats de Bruxelles, notre idée, le matin même des événements, était que si nous faisions quelque chose à la Une, ce serait plutôt quelque chose comme « le Djihad contre l’Europe », car Bruxelles c’est la Belgique, mais c’est aussi l’Europe. C’était la Une des Echos le lendemain et c’était aussi la Une du Parisien. Evidemment, les journalistes ont les même idées, les même réflexions, donc comment fait-on, nous, dans 8 jours, pour proposer ce qui n’a pas été écrit 10 fois ? C’est très difficile, surtout avec les chaînes d’information qui repassent en boucle les actualités et qui vont essayer de trouver tous les angles possibles pour parler du même sujet.

Certes, sur certaines actualités énormes, c’est plus facile, car nous préparons des numéros spéciaux et anticipons le bouclage. Si Jacques Chirac meurt au moment où nous parlons, on arrête tout, on boucle et vendredi, on a un numéro spécial en kiosque.

Vous pratiquez la communication sous différents angles, selon vous, la communication, est-ce un bien ou un mal ?

La communication en général, c’est non seulement un bien mais c’est aussi un capital. Par conséquent il faut faire attention où on l’investit, si on le place bien, ce que ce capital rapporte. La communication, ce n’est pas de l’argent qu’on dépense, c’est de l’argent qu’on investit. Quand je suis amené à parler de L’Express à la télévision, ce n’est pas du service après-vente, c’est du service avant-vente. C’est pour, en 30 secondes, 1 minute, expliquer ce qu’on a voulu dire dans une « Une » de 15 pages et amener des gens à passer de 1 minute de résumé à 15 pages de lecture. Par ailleurs, la communication, en tant qu’éditorialiste dirigeant L’Express, c’est en permanence réaffirmer l’identité, dire qui on est à travers les combats éditoriaux, les valeurs et les positions éditoriales que l’on prend sur des sujets. C’est entretenir l’identité du journal et donc le capital du journal.

Great Place to Work® dévoile le Palmarès 2016 des entreprises où il fait bon travailler.

Pour la 14ème année consécutive, l’Institut Great Place to Work®, cabinet international d’études et de conseil en management et ressources humaines, expert de la qualité de vie au travail, accompagné par Wellcom dans ses relations media, récompense les entreprises où il fait bon travailler.

Cette année ce sont 140 686 salariés qui ont été interrogés par l’Institut Great Place to Work®. Ils représentaient 184 entreprises.  Parmi celles-ci 66 sont lauréates du Palmarès 2016 des entreprises où il fait bon travailler.

32 lauréats sont français et c’est là aussi une nouvelle constante : la France « produit » beaucoup d’entreprises où il fait bon travailler.

Parmi les secteurs créateurs de bien-être au travail, on note la forte présence des cabinets de conseil, où la prise en compte de l’humain est au cœur de la stratégie d’entreprise. Le Palmarès 2016 marque également l’entrée des entreprises du secteur hôtelier dont les valeurs d’excellence sont déclinées dans la prise en compte de la qualité de vie des salariés.

Cette année, 28 lauréats sont de nouveaux entrants. Ces nouvelles participations prouvent l’intérêt grandissant des entreprises à prendre en compte le bien-être de leurs salariés et lier performance sociale et performance économique.

Le TOP 5 des entreprises de plus de 500 salariés :

  • Davidson consulting
  • MARS France (groupe :
  • Solucom
  • DECATHLON
  • Square
Le TOP 5 des entreprises de moins de 500 salariés :

  • Accuracy
  • Cadence Design Systems
  • BlaBLaCar
  • Zenika
  • Colombus Consulting

Le Palmarès Great Place to Work® est devenu un label de référence pour toutes les entreprises qui souhaitent faire mesurer et reconnaître le bien-être de leurs salariés.

Inscription de votre entreprise au Palmarès Best Workplace

Coup de projecteur - Portrait - Vidéos

Alexis Donot présente l’Argus de la presse

L’Argus de la presse, société d’intelligence économique, s’est donnée pour mission d’accompagner les entreprises dans la gestion et l’analyse de leur réputation.

« Notre entreprise c’est 400 collaborateurs, c’est donc un travail très humain, on est véritablement dans la prestation de services, […] mais on est aussi une entreprise de technologies ; tous les ans on investit dans des outils qui sont de plus en plus performants et qui nous aident à analyser l’ensemble des contenus » déclare Alexis Donot, Directeur général de l’Argus de la presse.

 

2 nouveautés exceptionnelles pour la réouverture du parc d’attraction de la forêt d’Orient !

Le parc d’attractions, accompagné par Wellcom dans ses relations media, est un écrin de verdure au cœur de la forêt d’Orient. Nigloland accueille chaque année plus d’un demi-million de visiteurs. Avec plus de 39 attractions et spectacles, le parc est un havre naturel dédié aux petits comme aux grands ! Nigloland est aujourd’hui l’un des plus grands parcs d’attractions en France.

Cette année, deux nouvelles attractions sont inaugurées : deux tours de chute libre ! La première mesure 11 mètres : la Tour des Petits Fantômes et propose de faire l’expérience d’une chute tout en douceur. Quant à la seconde, il ne s’agit rien de moins que de la plus haute tour rotative du monde : Le Donjon de l’Extrême qui culmine à 100 mètres de hauteur. Destinée aux plus téméraires, cette attraction offre aux visiteurs une vue panoramique lors de l’ascension avant de les faire plonger en chute libre à plus de 115km/h en moins de 3 secondes.

« Nous souhaitons satisfaire toute la famille, avec La Tour des Petits Fantômes pour les plus jeunes et Le Donjon de l’Extrême pour les plus téméraires. Chacun y trouvera sa dose de sensations et passera un bon moment » déclarent Philippe et Patrick Gélis, les deux frères fondateurs de Nigloland.

CHIFFRE

C’est le montant  qu’Apple devrait rembourser à l’Irlande. La commission Européenne estime en effet que le géant américain a bénéficié d’un traitement de faveur en matière fiscale. Une pratique illégale au regard des règles de l’UE, qui a permis à Apple de payer nettement moins d’impôts que les autres sociétés (-2% par an, alors que le taux est de 12,5%).

Mobilité / Site

Simplicité est le mot d’ordre

Simplicité est le mot d’ordre de Duo. Lancée par Google, cette nouvelle application conçue de manière presque minimaliste permet de passer des appels en vidéo uniquement. Téléchargée 5 millions de fois en une semaine à peine, la petite nouvelle pourrait devenir un sérieux concurrent à Facetime, ou encore skype. Disponible gratuitement uniquement sur téléphones IOS et Android.

Kiosque

Magic, l’emblématique revue pop moderne

Le mensuel musical de référence de la musique pop et rock indépendante disparue en mai dernier annonce son retour en kiosque. De nouvelles plumes venues de Télérama, les Inrocks ou encore Slate rejoindront Magic qui promet aussi de s’ouvrir à des genres musicaux différents et d’accorder plus de place à l’histoire de la pop. Devenue revue bimestriel, Magic sera disponible à partir de janvier 2017.

DERNIERES VIDEOS