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septembre 2013
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Coup de projecteur - Portrait

Arnaud Zunz, Président de Camping Avenue

Son parcours

Jeune entrepreneur de 34 ans Arnaud Zunz, débute sa carrière en 2000, par la création du site bourseforum.com duquel il devient le Président, après un diplôme en création d’entreprise à l’ESCP Europe. Le site est dédié à la mise en relation d’investisseurs particuliers avec les dirigeants d’entreprises côtées via des forums boursiers.

Entre 2001 et 2004, Arnaud Zunz devient consultant en organisation au département banque et assurance du Groupe ACCENTURE SAS. De 2004 à 2010, il intègre la société UBS Wealth Management, d’abord au département COO en tant que Responsable des systèmes d’information Front Office et de gestion, puis au département Front Office en tant que Business Manager.

En juin 2010, il crée Bookandgolf.com, site spécialisé dans la réservation de green fees et de séjours golfiques.

C’est en juin 2011, qu’Arnaud Zunz, spécialiste de l’Internet et entrepreneur avéré, crée Camping Avenue, premier site de réservation et plateforme d’échanges pour les campeurs.

En parallèle de ses activités professionnelles, Arnaud Zunz apprécie de se détendre en foulant terrains de tennis et parcours de golf. Il affectionne également les voyages qui lui permettent de passer du temps en famille.

Camping Avenue : une offre dédiée à l’hébergement de plein air

Lancé en juin 2011 et né du constat que le campeur est avant tout un vacancier comme les autres, un nomade aimant voyager, Camping Avenue propose une offre dédiée aux adeptes de l’hébergement de plein air, jusqu’ici peu considérés.  Le site offre la possibilité de visualiser les disponibilités de plus de 650 campings en temps réel et fait bénéficier aux internautes de tarifs préférentiels. C’est aussi pour eux l’opportunité d’échanger sur leurs expériences et de partager une passion commune pour le camping « nouvelle génération », au sein d’une véritable communauté, relayée par les réseaux sociaux. Aujourd’hui, Camping Avenue ce sont des prix attractifs, une offre large et une communauté de plus de 10 000 fans sur Facebook.

« Le camping s’appelle aujourd’hui l’hôtellerie de plein air »

« Le marché du camping est en pleine mutation. Fini les vacances sur le même emplacement pendant les 20 années à venir, on est bien loin de Patrick Chirac; le camping s’appelle aujourd’hui hôtellerie de plein air, on parle même de glamping, il a gagné en confort et en qualité, et si un seul élément perdure du camping traditionnel c’est la convivialité », nous explique Arnaud Zunz. « En effet, 60% des campeurs changent de site tous les ans, ils passent d’un hébergement traditionnel, en emplacement avec tente ou caravane, à une demande plus haut de gamme et nomade, des bungalows, des yourtes et surtout des équipements dignes des plus grands complexes hôteliers. »

« Camping Avenue souhaite accompagner l’expansion du marché et la montée en gamme de l’hôtellerie de plein air. La clientèle a changé, 40% sont des CSP+, 30% sont des étrangers, et l’offre évolue aussi, une 5ème étoile a fait son apparition, 40% des sites ont une piscine, 5% disposent d’un SPA, les offres sont ultra personnalisées et les clients de plus en plus nombreux et satisfaits, ce qui en cette période maussade laisse rêveur. Et ce n’est que le début.»

Actus

L’INRA recrute 51 chercheurs en 2012

Les recherches de l’INRA sont guidées par l’évolution des questionnements scientifiques et orientées par les défis planétaires posés par l’alimentation, l’agriculture et l’environnement, dans une période de forts changements.

L’Inra doit donc plus que jamais produire, en recrutant de nouveaux talents, des connaissances fondamentales et construire grâce à elles des innovations et des savoir-faire pour la société.

L’Institut National de la Recherche Agronomique lance une vaste campagne de recrutement, dont Wellcom gère les relations presse : 51 postes de chargés de recherche seront à pourvoir pour les candidats, invités à s’inscrire du 26 janvier au 28 février. L’INRA, 1er institut en Europe et 2ème dans le monde dans les sciences de l’agriculture, propose aux jeunes chercheurs de rejoindre un organisme de recherche au cœur des enjeux de la sécurité alimentaire mondiale.

Jamais les curseurs de l’agriculture n’ont en effet été autant et simultanément en mouvement. Le changement climatique nécessite d’adapter des cultures en même temps qu’il favorise l’émergence de nouvelles maladies ou nuisibles. La démographie mondiale augmente : 7 milliards d’habitants aujourd’hui, 9 milliards en 2050. Les ressources fossiles comme le pétrole diminuent en même temps que les terres agricoles (dont la surface globale diminue), qui devront être employées pour d’autres usages (stockage de CO2). Les pays en voie de développement changent leurs habitudes alimentaires et impactent de ce fait la demande agricole.

« L’excellence des chercheurs recrutés aujourd’hui détermine notre capacité à faire face demain aux grands défis de la recherche en alimentation, agriculture et environnement » déclare Thierry Boujard, adjoint au DRH de l’INRA
Pour plus d’informations, retrouver l’INRA sur les réseaux sociaux : LinkedIn et Facebook.

S’abonner à la lettre électronique « Chercheurs à l’Inra » : ici

Actus

Le Salon des Entrepreneurs avec Wellcom pour entreprendre sa médiatisation

Depuis 18 ans, le Salon des Entrepreneurs se distingue comme l’évènement de référence pour les porteurs de projets, les créateurs d’entreprises ainsi que les dirigeants. Lors de cette 19ème édition qui a débuté les 1er et 2 février à Paris, puis aura lieu les 13 et 14 juin à Lyon, et les 21 et 22 novembre à Nantes, les professionnels ont l’opportunité de découvrir les nouvelles tendances en matière de création d’entreprise, mais aussi d’approfondir leurs connaissances sur le développement et la transmission ou reprise d’une activité. Véritable carrefour d’informations, de formations mais surtout d’échanges, le Salon des Entrepreneurs offre une vision globale sur l’innovation, la reprise, le financement et la transmission d’activités. Qu’ils soient « mompreneurs » ou dirigeants, porteurs d’idées ou demandeurs d’emploi, chefs d’entreprises ou cadres-repreneurs, le Salon aide et accompagne ses visiteurs dans l’apprentissage et l’exercice de l’entreprenariat.

Le Salon des Entrepreneurs a fait appel au savoir-faire de Wellcom pour optimiser sa visibilité et son visitorat à l’échelle nationale.

Afin de répondre aux enjeux du Salon, Wellcom a déployé une stratégie de relations presse destinée à: promouvoir l’ensemble des services et nouveautés qu’offre le salon durant les trois manifestations, avec la médiatisation d’une étude politique et d’un sondage sur l’entreprenariat féminin, valoriser ses experts de l’entreprenariat et leur vision du marché, et enfin mettre en exergue la vocation positive du salon qui s’inscrit dans une volonté d’insuffler une dynamique forte pour la création d’entreprise en France.

Actus

Partenariat entreprises & associations : 1 entreprise sur 3 sauterait le pas d’ici neuf mois

CHORUM, mutuelle de protection sociale complémentaire des associations, en partenariat avec le RAMEAU, guide les entreprises pour établir des partenariats avec les associations grâce à un nouveau référentiel.

Parce qu’il est important pour les entreprises de soigner leur image en favorisant leur ancrage territorial, de mobiliser et fidéliser leurs collaborateurs ou encore de développer et optimiser leur politique de RSE, les associations peuvent être une réponse à ces attentes grâce à la mise en place de partenariats associations/entreprises.

Alors que, pour beaucoup, les partenariats associations/entreprises se limitent au mécénat. Chorum, dont Wellcom gère les relations média, met en avant d’autres solutions:

  • un partenariat sur les pratiques responsables permettant à l’entreprise d’intégrer le savoir-faire de l’association pour mener à bien sa politique de RSE ;
  • la coopération économique permettant de proposer aux pouvoirs publics la conception et/ou la mise en œuvre de politiques publiques, grâce à une offre commune élaborée par l’association et l’entreprise ;
  • l’innovation sociétale permettant une co-construction de produits et services répondant aux besoins sociétaux. L’offre est élaborée par l’association, comme un véritable laboratoire de

R&D, et est ensuite « industrialisée » par l’entreprise.

Si les associations et entreprises ont été longtemps réticentes à travailler ensemble, la tendance s’est inversée. Aujourd’hui 66% des dirigeants associatifs, 60% des PME et 58% des entreprises pensent que les relations associations/entreprises sont sources d’innovation pour chacun.

Pour télécharger le référentiel Les partenariats associations & entreprises: cides.chorum.fr – rubrique « Nos outils » et « Guide ».

Tendances

Le choc des images ou comment se raconter en photos sur Instagram

Toujours plus vite, plus bref, plus précis, plus concis, après le phénomène Twitter et ses 140 signes pour atteindre la pertinence parfaite, c’est Instagram qui prend la tête des “réseaux sociaux” branches en devenant la première plateforme sociale mobile, devant Foursquare.

Le principe est à la portée de tous, on prend une photo avec son smartphone, on choisit un filtre pour en changer l’apparence, on partage sur Facebook, Twitter ou Flickr et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire on est le nouveau Robert Doisneau.

Simple et esthétique, cette application, lancée en octobre 2010, revendique déjà 14 millions d’utilisateurs, 150 millions de photos téléchargées, 60 photos partagées par secondes et seulement 10 employés. Aujourd’hui encore réservée aux utilisateurs d’iPhone, l’application, élue « App of the year » (application de l’année) par Apple, fera prochainement son arrivée sur les terminaux Android de l’aveu du PDG de l’entreprise Kevin Systrom.

Celle qui aurait du rester une application comme tant d’autres a su se faire une place au soleil en devenant un réseau social à part entière avec ses followers, ses likes, ses comments et autres hashtags.

Une explication? Le fait que marques et politiques s’en soient emparés a sans doute aidé le phénomène à se propager. Photos de Barak Obama en vacances, campagnes de pub aux allures vintage pour Gucci et Burberry, concours photo pour Air France et casting international pour Levi’s, Instagram est devenu l’outil de communication 2012. Engagement des clients ou recrutement de fans, Instagram a encore de beaux jours devant lui.

Au delà de son attrait pour les marques et les internautes, c’est aussi pour le plus grand plaisir des photographes amateurs que l’application Instagram s’est propagée si vite. A l’image du marché de la musique qui s’est ouvert aux « artistes maison » grâce à l’avènement d’internet et de Myspace, le monde de la photographie semble prendre le même tournant. Redéfinition des règles du jeu, détection de talents, prise en main par des professionnels et ascension expresse, c’est ce qu’internet a offert à de nombreux musiciens inconnus. Concours de talents et expositions dédiées aux instagrartistes, à quand Mymajorcompany pour les photographes ?

Phénomène à suivre.
http://instagr.am/

Coup de projecteur

50 ans au service de l’expertise financière

 

Une date anniversaire va toujours de pair avec une période de réflexion, assortie de résolutions d’avenir.

C’est l’exercice auquel tout naturellement la Société Financière des Analyses Financiers (SFAF) s’est prêtée à l’occasion de la célébration de son 50ème anniversaire, emmenée par sa nouvelle Présidente Marie-Pierre Peillon.

Accompagnée par l’agence Wellcom dans la conception, l’organisation et la médiatisation de son événement, la SFAF a lancé la 1ère édition des « Débats au service de l’expertise financière ».

Dans un contexte de profondes mutations et au lendemain de la perte du triple A, un plateau d’experts réunis autour du journaliste Thomas Blard a débattu devant plus de 600 invités sur le thème « Comment réaffirmer le rôle de la Place de Paris face aux nouveaux défis de la Finance ? ».

Apporter du contenu aux événements et donner du sens sont le challenge que les équipes Wellcom ont relevé le jeudi 19 janvier dernier aux Espaces Cap15.

Retrouvez les vidéos de l’évènement ici

Actus

La vérité sur la Saint-Valentin !

Et si finalement la Saint-Valentin était un moment phare de l’année pour les célibataires ? En effet, si pour une majorité d’entre eux, la Saint-Valentin est un jour comme un autre, c’est pour certains une bonne occasion de prendre son destin en main et de faire des rencontres ! Que l’on y soit « sensible » ou pas, la fête des amoureux fait toujours débat ! Pour tout savoir sur les célibataires et la Saint-Valentin, Mektoube.fr, le N°1 de la rencontre affinitaire dédiée à la communauté maghrébine, dont Wellcom gère les relations presse, révèle les résultats d’un sondage mené auprès de plus de 1 000 membres.

Quelques chiffres :

  • 44% des français ont prévu de dépenser plus de 50€ pour le cadeau de Saint-Valentin
  • 52% des célibataires ne pensent pas qu’il soit important de fêter la Saint-Valentin : selon eux, il n’y a pas besoin d’un jour particulier pour prouver à son/sa Valentin(e) qu’on l’aime. D’autres (20%) déclarent carrément n’y voir qu’une fête commerciale ! Il reste tout de même quelques romantiques (28%) qui pensent qu’elle est l’occasion de se rappeler que l’on s’aime…
  • 20 % des femmes décideraient de ne pas répondre au téléphone à leur Valentin pendant une semaine si celui-ci oubliait de leur souhaiter la Saint-Valentin, contre 9% des hommes. Mais, il ne faut tout de même pas décourager les hommes étourdis, car 59% des femmes en rigolent !

Sortir ou rester chez soi le jour J ? Si pour les plus fêtards (23%), la Saint-Valentin est une bonne occasion de sortir faire la fête avec ses amis, il en va tout autrement pour la majorité d’entre eux : en effet, 77% des célibataires interrogés envisagent de profiter de cette soirée pour surfer sur leur site de rencontres favori et trouver l’âme sœur…
Les hommes sont plus optimistes quant au potentiel de cette soirée spéciale : ils sont 28% à penser que cela pourrait être l’occasion de faire une belle rencontre, contre seulement 14% des femmes !

Actus

Campagne nationale de lutte contre les stéréotypes

« On peut discriminer sans être raciste, sexiste, homophobe … C’est au fond, une pratique, des comportements sans cesse répétés et qui se sont banalisés avec le temps … sauf pour celles et ceux qui en sont victimes. Avec cette campagne, le groupe Randstad France, fidèle à ses valeurs, veut susciter la prise de conscience et débusquer les stéréotypes pour garantir l’égalité de traitement dans l’emploi » déclare Abdel Aissou, Directeur Général du groupe Randstad France et Président de l’Institut Randstad pour l’Egalité des Chances.

Le groupe Randstad France, dont Wellcom assure les relations médias, lance une campagne de communication nationale dans son réseau de 900 agences, afin de sensibiliser ses collaborateurs (trices), client(e)s et candidat(e)s contre des pratiques ou des comportements discriminants.

Cette campagne de communication s’appuie sur les dessins mordants du caricaturiste Antoine Chéreau pour faire passer les messages sous format numérique ou sous forme d’affiches, de livrets et de calendriers. Elle s’inscrit dans la continuité des actions déjà engagées depuis de nombreuses années. Engagée de longue date en faveur de l’égalité des chances, Randstad est la seule entreprise de services en ressources humaines à détenir les deux labels Egalité Professionnelle et Diversité et détient, par ailleurs, le label européen GE-ES (Gender Equality European Standard).

Découvrez la campagne de sensibilisation sur www.randstad.fr

Actus

Retour sur le Forum annuel de CBRE

Le 37ème Forum annuel de CBRE s’est tenu le 24 janvier dernier au Palais des Congrès devant plus de 2.000 professionnels du secteur de l’immobilier d’entreprise.

Animé par Michel Field et clôturé par Luc Ferry, ce Forum s’est attelé à répondre à la question suivante : Pourquoi faire confiance à l’immobilier ?

Pour CBRE, il faut faire confiance à l’immobilier car il est l’un des leviers les plus efficaces pour aider et accélérer la sortie de crise, pour retrouver la croissance et pour créer des emplois. L’immobilier est en effet incontournable pour faire face à la démographie et aux évolutions de notre monde, mais aussi parce qu’il constitue un bien d’investissement rassurant et est indispensable pour faire face au défi du développement durable

Plus d’information sur www.cbre.fr/fr_fr/etudes/forum

Coup de projecteur - Interview

Le digital et les relations publics : point de vue de Frédéric Mitterrand

Pour ce premier numéro de l’année, Wellnews donne la parole à Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication, qui apporte un éclairage neuf sur le phénomène digital. Comment expliquer cette montée en puissance du digital, des sites d’informations ? Quels dangers pour la presse papier ? Frédéric Mitterrand nous explique pourquoi ce ne sont pas deux mondes qui s’opposent mais qui se rejoignent et se complètent.
Selon lui, les relations publics maîtrisées font partie de l’alchimie indispensable à la bonne conduite de la politique gouvernementale.

Selon vous, quel avenir pour la presse papier face à la montée du digital ?

La presse est touchée par deux lames de fonds dans les pays où les marchés ont atteint un haut degré de maturité. D’une part, celle des usages face à l’information. Avec le recul nécessaire, on se rend compte que le repli de la lecture régulière du papier est intervenu bien avant l’explosion du numérique et que les questions liées au niveau de lecture de la presse est déconnectée de celle du digital. Si l’on prend l’exemple de la presse quotidienne nationale, entre 1945 et 2005, alors que 16 quotidiens nationaux ferment et que le tirage global recule de 59%, la tendance au repli ralentit entre 2005 et 2010, années de l’explosion du web. Le numérique et le papier ne se détruisent pas, ils enrichissent l’offre en s’adaptant à différents usages. C’est une logique de media, pas de support. L’explosion des usages numériques des générations montantes renforce de manière préoccupante le courant de cette première lame de fond mais on ne peut pas encore dire quelles en seront les conséquences. Cela va dépendre du rythme d’adaptation des structures traditionnelles au nouveau contexte général et à l’évolution des attentes des lecteurs.

La deuxième lame de fond est celle de la dispersion des investissements publicitaires : la presse traditionnelle doit partager un marché qui ne grandit pas avec de plus en plus d’acteurs. C’est le choc simultané de ces deux lames de fond qui déstabilise l’édifice à un moment où la presse, dans une phase de transition, doit engager de lourds investissements pour rester compétitive, modifier ses organisations, repenser l’éventail de son offre de contenu, diversifier ses ressources pour continuer de capter suffisamment de recettes commerciales indispensables au financement de contenus de qualité. Qui a dit que « quand le vent du changement se lève vous pouvez soit construire un abri, soit construire un moulin à vent » ? La presse a des atouts, et elle doit les valoriser : décryptage, analyse, mise en perspective, enquête, reportage sont des valeurs qui ne s’improvisent pas et c’est l’honneur des journalistes professionnels de les porter sur le papier ou sur le numérique.

Ce ne sont pas deux mondes qui s’opposent mais qui se rejoignent et se complètent. Il ne faut céder ni à l’incrédulité, ni à l’aveuglement face aux nouveaux univers numériques. L’irruption de nouveaux acteurs, qui ne répondent pas aux mêmes logiques, est une chance pour la presse traditionnelle. Son ennemi est son meilleur allié car il défriche et montre une voie dans laquelle les acteurs traditionnels peuvent s’engouffrer aussi bien que les nouveaux acteurs. A condition, bien sûr, d’en avoir les moyens, la volonté et la souplesse nécessaires. La difficulté dans l’équation, c’est qu’il ne génère pas les ressources auxquelles la presse était habituée. La plupart des acteurs traditionnels n’ont pas trop le choix, ils doivent persévérer dans la voie de la mutation, de diversification tout en poursuivant la rationalisation de l’exploitation de leurs activités traditionnelles qui assurent encore l’essentiel de leurs revenus. Le mouvement de bascule est à l’œuvre et la mission des pouvoirs publics est de l’accompagner car il ne faut pas que cette bascule soit destructrice pour le pluralisme et la diversité de l’information.

Votre avis sur la place grandissante des sites d’information pure player (type rue89, AgoraVox, slate…) et l’arrivée de nouveaux acteurs comme Newsring, la plate-forme communautaire de débat animée par Frédéric Taddeï ?

Ils ont eu des difficultés à s’imposer dans le paysage des acteurs traditionnels parce qu’ils bouleversent la conception traditionnelle d’un journalisme fait de distance vis-à-vis du public. Mais ce sont des démarches crédibles qui finalement rejoint la conception d’un Hubert Beuve Méry qui disait que « le journalisme c’est le contact et la distance ». Ils ont apporté une nouvelle lecture de la presse d’information, de sa mission, de son rapport au public dans un esprit beaucoup plus interactif propre à celui d’une conversation que le journalisme n’aurait jamais du quitter. Ils réinventent la notion de lien social qui devrait être au cœur de l’activité de tout éditeur de presse. Ils bénéficient souvent d’une identité très forte, d’une légitimité auprès de leur public, et ils brodent autour tout un réseau de nouveaux services dont certains leurs permettent de financer leur cœur de métier : diffuser de l’information de qualité et gagner progressivement leur galon dans l’arène de l’information d’opinion. Quant au buzz du moment, le « social », qui succède à celui de l’instantanéité, je pense qu’il durera, car il est au cœur de l’ADN de l’information. Mais je pense aussi que ce n’est qu’une brique de la maison qu’il faut bâtir, et l’on ne peut compter que sur ce seul atout pour construire une offre complète à long terme et s’imposer dans un secteur où il est facile de se faire rattraper par de nouveaux acteurs et de nouveaux « buzz ». L’important, ce sont les fondamentaux : la force de la légitimité, la création d’un lien d’engagement fort avec son public qui suppose qu’on l’on ait bien identifié et compris les ressorts de son engagement, que l’on mette en œuvre les conditions d’une exploitation économique soutenable indispensable au développement d’une presse libre et indépendante. Le pire serait de créer une nouvelle désillusion qui provoquerai un nouveau repli des professionnels de l’information dans les champs du numérique. Les anciens modèles courent le risque de se déliter rapidement sans que dans le même temps de nouveaux modèles s’installent. Cette période d’expérimentation et de recherche risque de se prolonger et justifie le maintien d’un soutien public important, comme nous le faisons en France à travers la création d’un fonds de soutien aux éditeurs de presse en ligne. Mais aussi en déployant l’environnement réglementaire qui permette de sécuriser la rémunération plurimédia des journalistes. Parallèlement, nous devons progressivement réorienter notre contribution vers d’autres priorités que sont l’innovation, l’apprentissage de nouvelles pratiques.

Quelle est votre perception du rôle des relations publics dans l’action gouvernementale?

Du point de vue de mon ministère, les professionnels de la communication et des relations publics ont joué un rôle déterminant dans l’émergence de la politique culturelle. Ils ont joué un rôle évident dans la notoriété de nombreux artistes, musiciens, écrivains, compositeurs, interprètes, sans oublier le patrimoine et cela a évidemment fortement contribué au déploiement d’une politique publique dans tous ces domaines car mon action n’a pour essentielle finalité que de faciliter la tâche des créateurs. Du point de vue l’action politique au sens large, des relations publics maîtrisées par des professionnels font partie de l’alchimie indispensable à la bonne conduite de la politique gouvernementale. D’abord l’avènement des nouvelles technologies de l’information, la déferlante des réseaux sociaux, les nouveaux enjeux de la désintermédiation, comme pour les médias traditionnels, sont des enjeux pas toujours évident à appréhender pour le politique. Il doit pouvoir se faire accompagner pour éviter de se laisser submerger par le flux technologique et se concentrer sur son action. Les relations publics constituent un outil utile à l’incarnation intelligente respectée et crédible de la parole politique.

Biographie

Frédéric Mitterrand
Ministre de la Culture et de la Communication

Frédéric Mitterrand, né le 21 août 1947 à Paris, est licencié d’histoire et de géographie de la faculté de Nanterre et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris.

Frédéric Mitterrand est tour à tour acteur, scénariste, animateur de télévision, producteur et réalisateur de documentaires et de longs métrages, et écrivain. Des activités professionnelles l’ont, de son adolescence à nos jours, conduit d’un milieu culturel à l’autre pour y exercer de multiples métiers. Des expériences qui lui apportent aujourd’hui une connaissance pointue des artistes et des œuvres ; des personnalités et de leur travail. Autrement dit, une perception aiguisée du secteur culturel dans son ensemble, à travers ses acteurs et son fonctionnement.

Cinéma : De 1971 à 1986, il dirige les salles de cinéma d’Art et Essai Olympic Palace, Entrepôt et Olympic-Entrepôt.En 1981, il tourne Lettres d’amour en Somalie et, en 1995, Madame Butterfly, une adaptation de l’opéra de Puccini.
Télévision : Il produit et anime plusieurs émissions de télévision dont Etoiles et toiles (1981-1986), Acteur Studio (1986-1987), Ciné-Fêtes (1984), Permission de minuit (1987-1988), Etoiles (1987-1992), Destins (1987-1988), Etoile Palace (1990), Du Côté de chez Fred (1988-1991), C’est votre vie (1993), Les Amants du siècle (1993), Caravane de nuit (1994). Il est également producteur de documentaires, dont Fairouz, un reportage diffusé sur Arte (1998) et Je suis la Folle de Brejnev, coproduit par France 3 (2001).
Littérature : Ecrivain, Frédéric Mitterrand a rencontré un important succès avec La mauvaise vie (Robert Laffont, 2005). Auparavant, il a signé notamment Mémoires d’exil (Robert Laffont, 1990), Une saison tunisienne (Actes Sud, 1995).

Il a été nommé en 2000 à la tête de la commission d’avances sur recettes du cinéma français, en 2003 Directeur général délégué chargé des programmes et de l’antenne de TV5 et en 2008 directeur de la Villa Médicis, l’Académie de France à Rome.

Frédéric Mitterrand est Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur, Officier de l’Ordre national du Mérite et Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres. Le 23 juin 2009, il devient ministre de la Culture et de la Communication.

CHIFFRE

Près de 32 millions de Français sont inscrits sur un réseau social, soit 2 millions de plus qu’il y a un an, et ils sont de plus en plus nombreux à s’y connecter tous les jours depuis leur smartphone. Une progression encore supérieure à celle de l’an dernier, où l’on avait déjà gagné 1,6 million d’adeptes. Près de 2 sur 3 inscrits visitent les réseaux sociaux tous les jours ou presque, et ils sont de plus en plus nombreux à les consulter tous les jours sur leur téléphone mobile.

Source : Baromètre annuel des réseaux sociaux, Mediamétrie

Kiosque

Mondomix

MondomixLâchez prise, allez à la rencontre du monde !
Mondomix, le magazine des cultures qui nous échappent. Portraits, enquêtes, reportages, expos, cinéma, bande-dessinée … et toutes les musiques d’ici et d’ailleurs. Tiré à cinquante mille exemplaires et vendu à 5,50 euros, le nouveau bimestriel généraliste de cent-douze pages s’intéresser à tous les arts du monde et inclut en cahier central le magazine éponyme gratuit et dédié à la musique, du monde, évidemment.
1er numéro Juillet/Août 2013 disponible en kiosque.

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