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Les Fake News peuvent altérer ou détruire une relation client qui a été tissée de longue haleine

David Jacquot
Rédacteur en chef et présentateur d’AFTERBUSINESS

David Jacquot, Rédacteur en chef et présentateur d’AFTERBUSINESSDepuis ses débuts sur Bloomberg TV en 2000, David Jacquot cultive un goût particulier pour l’information économique et celle des entreprises. Passé par M6 et Radio Classique, il occupe depuis septembre 2017 le poste de Rédacteur en chef et présentateur de la tranche d’info AFTERBUSINESS sur BFM Business. On le retrouve également tous les jours à 12h aux manettes d’Ecorama sur boursorama.com.

Un mot sur cette saison 2018 qui se termine en beauté pour After Business ?
Nous avons lancé cette nouvelle tranche d’informations en septembre 2018, en partant d’une page blanche, et en faisant le pari d’une session d’information qualitative, à haute valeur ajoutée informative, rythmée et  récréative. Une émission séquencée et « marketée », dans laquelle – autour d’une colonne vertébrale composée du Journal d’After Business – s’enchaînent les formats de durée plus ou moins longue (mais jamais plus de 13 minutes).

Nous proposons des formats classiques comme ‘le Duel de l’éco’, où les duellistes entrent en plateau sur la musique d’Ennio Morricone (Le Bon, la Brute et le Truand) avant de débattre sur « la question qui dérange » du jour ; ou encore les « Markets Movers » dans lequel on revient sur tout ce qui a fait bouger les marchés financiers dans la journée.

Nous avons également souhaité lancer des formats innovants, comme le « Buzz du Biz », un tout en images de 2 minutes reprenant les 4 infos économiques décalées du jour, commentées de manière légère et drolatique par une voix-off.

Et comme je souhaitais ouvrir l’émission à des thématiques plus politiques et aussi au décryptage des stratégies d’entreprises, nous avons mis autour de la table les grands communicants du métier* pour la séquence « Good Com Bad Com ».

Dans votre séquence Good Com’ Bad Com’ vous décryptez chaque jour l’actualité de la communication et du marketing des marques et des politiques. Un sujet qui vous a le plus marqué cette année ?
Le scandale autour des données personnelles des utilisateurs de Facebook, avec les ratés et le retard à l’allumage de la communication du réseau social, ou encore le bras de fer entre Emmanuel Macron et les syndicats sur cette réforme de la SNCF qui n’était pas explicitement dans son programme présidentiel, font partie des sujets les plus captivants de l’année à mon sens. Mais il doit y en avoir plein d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit tant l’année fut riche !

L’un des sujets médiatiques de cette année aura probablement été l’explosion des Fake News. Les entreprises non plus ne sont pas épargnées par ce fléau. Quel regard portez-vous sur ce phénomène ?
Je ne suis pas un expert en communication, même si j’ai la chance de côtoyer les grands du métier chaque soir sur BFM Business. Mais il me semble que ce phénomène des Fake News vient ajouter une strate et un degré de complication dans le pilotage par les marques et les entreprises de leur propre actualité et communication. Ces Fake News peuvent altérer ou détruire une relation client qui a été tissée de longue haleine… Donc vigilance!

Vous revoit-on à la rentrée sur BFM Business et sur Boursorama ?
Oui absolument, les directions de ces 2 médias me font confiance pour une saison supplémentaire. After Business et Ecorama (mon émission sur Boursorama) vont continuer à grandir avec de nouveaux rendez-vous, invités et surprises… Nous terminons bien l’année sur Boursorama avec la venue de Muriel Pénicaud, la Ministre du Travail. Ecorama, émission qui est reprise par l’AFP et Reuters et dans laquelle patrons du CAC40 et du SBF120, mais aussi politiques viennent répondre à nos questions en live.

*Thierry Wellhoff (ainsi qu’occasionnellement d’autres Directeurs associés de Wellcom) était l’invité chaque mardi de Good Com’ Bad Com’ sur BFM Business)

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Les consommateurs sont en demande de sens

Sandrine Clion
Directrice d’Imediacenter

Sandrine Clion – Directrice d’ImediaCenterEn 2016 Auchan Retail France et Ceetrus France frappent un grand coup : l’enseigne de grande surface alimentaire et l’acteur global de l’immobilier, connu jusqu’en juin 2018 sous le nom d’IMMOCHAN, lancent Imediacenter, la première régie conseil publicitaire 100% intégrée dans l’univers du retail. Sandrine Clion, Directrice, nous détaille cette offre 360° qui place le consommateur au centre de sa stratégie.

En 2016, Auchan a lancé la toute première régie publicitaire 100% intégrée dans l’univers du retail. Quelle est l’origine de ce projet ?
Ce projet a été lancé en 2011. A l’époque Auchan Retail France et Ceetrus France (anciennement Immochan France) souhaitaient identifier de nouveaux leviers de croissance et ont donc lancé un appel à candidature. A l’époque, je faisais partie des équipes d’Immochan France en tant que Responsable du Département Promotion Commerciale. J’ai alors proposé de créer une régie publicitaire pensée en guichet unique pour toutes les enseignes du groupe. De 2012 à 2013 nous avons mis au point le business model et fin 2013 nous avons démarré un test and learn sur un périmètre conséquent mais assez maitrisable. Nous avons commencé à tester les supports et leurs succès auprès de nos clients. Car au-delà de créer une offre pour les annonceurs, nous souhaitions surtout proposer de nouveaux services à notre clientèle, et moderniser nos points de vente, en leur proposant de l’information et des conseils. L’officialisation de la Régie date de mars 2016, et a été inaugurée au mois de juin de la même année.

Quelles offres proposez-vous ?
Nous proposons une offre 360° pluri média. Nous mettons d’abord nos 3500 écrans au service des annonceurs, situés dans les hypermarchés, les galeries commerciales, les parkings et les quais des drives. Imediacenter bénéficie du plus grand réseau d’écrans digitaux dans l’univers du retail. Un réseau qui s’inscrit dans la durée, sur l’ensemble du parcours d’information des clients. Nous faisons le choix d’équilibrer les contenus diffusés entre publicité et contenus informatifs afin d’optimiser l’intérêt et l’attention du shopper. Les écrans affichent des créations animées adaptées aux différentes cibles selon le moment de la journée, la situation géographique, le jour de la semaine…

Nous proposons également une offre événementielle : nous disposons de 700 emplacements en galeries marchandes et parkings, où les marques et agences peuvent faire la promotion de leurs produits ou faire découvrir les innovations via l’événementiel, à travers des road show, du Street Marketing… 

Enfin, nos sites internet (www.auchan.fr ou www.auchandrive.fr) constituent des espaces de choix pour les marques. Sur auchandrive.fr, nous proposons une visibilité optimale sur des formats innovants dans chaque rayon, et nous mettons à disposition une base de données clients ciblée et spécifique à chaque portail pour répondre aux stratégies des annonceurs. Nous proposons ainsi des campagnes personnalisées et ciblées.

A qui destinez-vous vos solutions ?
Avant tout aux annonceurs (nationaux mais aussi locaux et régionaux) mais pas seulement ! Nous mettons notre expertise également au profit des enseignes présentes sur nos zones d’activité (Nocibé, Leroy Merlin…).

Enfin, nous travaillons avec des associations et des fondations d’entrepreneurs sociales, afin de mettre en avant de jeunes créateurs de startups pour les aider à lancer leurs activités.

Le Big Data occupe-t-il une place importante dans votre offre ?
Tout à fait, toutes ces campagnes n’ont de sens que si l’on est capable de mesurer leurs impacts. Nous avons la chance de pouvoir mesurer en interne les performances et de les mettre à disposition des annonceurs. Nous utilisons la Data de manière transverse sur l’ensemble de nos médias pour mesurer de nombreux paramètres : audiences, business, consommation, pour aller cibler au mieux les prospects de nos clients.

Nous connaissons parfaitement le parcours shopper et les différents bassins de vie du territoire français. Grâce au croisement entre l’état du marché publicitaire et les données de consommation, nous pouvons personnaliser et cibler de façon très fine une campagne, par exemple en définissant une localisation pertinente ou bien un créneau horaire adapté. Nous proposons également un autre outil qui permet de calculer les bassins de vie en amont de la campagne pour une meilleure approche du ROI.

Et pendant la campagne, grâce aux données de consommation qui nous arrivent en temps réel, nous sommes aussi capables d’ajuster le message, de le rendre encore plus efficace. Cela nous permet d’être force de conseil auprès de nos clients, en les orientant vers la stratégie adaptée à leurs attentes. Le Big Data est une des tendances montantes du retail : nous sommes d’ores et déjà à bord de ce train-là !

Comment intégrez-vous dans votre offre l’évolution du parcours d’achat de vos clients ?
L’heure est à la contextualisation. Les consommateurs ne veulent plus de la pub pour la pub. Ils sont en demande de sens : il faut donc apporter de la valeur à une campagne pour toucher les shoppers d’aujourd’hui. Personnaliser, c’est-à-dire prendre en compte leurs rythmes de vie, leur quotidien, la région dans laquelle ils habitent, leurs besoins à un instant T est indispensable pour qu’une campagne capte l’attention. Et c’est précisément ce que nous faisons ! Nous fonctionnons selon le principe du bon message au bon moment. Car nous sommes capables de mesurer l’efficacité d’un message avant, pendant et après la campagne.

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Nous voulons être présents partout et devenir le premier media social du monde

Laurent Lucas
Directeur de la Rédaction et co-fondateur de Brut

Laurent Lucas, Directeur de la Rédaction et co-fondateur de BrutEn moins de deux ans, il s’est imposé comme LE média des réseaux sociaux : avec son format court et didactique, et son ton fun et décalé, Brut séduit chaque jour, des millions de personnes. Un concept repris à l’envie par d’autres médias, mais également par les marques. A l’occasion du lancement de la version Britannique, Laurent Lucas, Directeur de la Rédaction et co-fondateur de Brut, répond à nos questions.

Chaque vidéo de Brut, dépasse à chaque fois le million de vue. Comment expliquez-vous le succès d’un tel format, repris par ailleurs par d’autres médias (Loopsider, Monkey) ? 

La manière dont les gens, et en particulier les jeunes, s’informent, a évolué. Nous nous adaptons en permanence à ces changements, et nos contenus sont parfaitement adaptés aux nouveaux usages que sont la consommation sur mobile et sur les réseaux sociaux. Sur le fond, nous traitons de sujets qui concernent la jeunesse du monde entier, et à partir desquels ceux qui regardent peuvent  partager et échanger.

Brut n’est présent que sur les réseaux sociaux. Quel est votre modèle économique ? 

Nous faisons du  native advertising, des vidéos sponsorisées par des marques, de la syndication de contenus avec des partenaires media, et, enfin, nous réalisons un travail d’agence média social avec de gros clients comme Clear Channel. La version française de Brut sera rentable en 2018.

Vous avez déclaré que votre activité principale n’était pas la production de vidéos, mais « de démarrer des conversations ». Vous souhaitez que les internautes s’emparent des sujets que vous abordez ?

Brut est un media social dans le sens où nos contenus sont créés pour favoriser les échanges entre les gens, afin qu’il en découle des conversations constructives.

Après les Etats-Unis et l’Inde, Brut part à la conquête du Royaume-Uni. Quelle audience visez-vous Outre-Manche ?  

Nous avons lancé Brut en France il y a un an et demi, la version américaine en janvier dernier, et notre équipe indienne est opérationnelle depuis 3 mois. Depuis le début de l’année 2018, nous avons réalisé 1,5 milliards de vues.

Dans les prochaines semaines, nous allons effectivement lancer une version au Royaume Uni à destination des jeunes britanniques où, comme partout où Brut est présent, nous publierons pour partie des contenus produits spécifiquement pour ce territoire, mais aussi des contenus à portée universelle qui proviendront de nos autres rédactions. Nous voulons être présents partout et devenir le premier media social du monde.

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Une plateforme de vente aux enchères, développée sur la technologie Blockchain

Tristan Colombet
P-Dg de Domraider

Tristan Colombet, P-Dg de Domraider

Dans le domaine de la blockchain, il y a une entreprise française qui tire son épingle du jeu : Domraider, société Clermontoise de 45 collaborateurs, s’est lancée en 2017 à l’assaut de cette technologie en lançant l’une des premières levées de fonds en cryptomonnaies. Tristan Colombet, P-Dg de Domraider, revient avec nous sur cette première ICO 100% française, et sur le système de ventes aux enchères mis au point par son entreprise.

Pouvez-vous nous présenter Domraider ?

Domraider est une société qui, lors de sa fondation en 2013, était spécialisée dans le rachat de noms de domaine. Depuis 2017, nous nous sommes lancés dans la blockchain : une technologie sécurisée, transparente et évolutive. Nous sommes très ouverts sur l’international et nous comptons aujourd’hui 45 employés qui viennent de toute l’Europe. Nous prévoyons actuellement de renforcer nos équipes, notamment avec des expertises asiatiques.

Domraider a réalisé la première ICO 100% française en 2017. Comment s’est déroulée cette levée de fonds ? 

Avec un objectif de 30 Millions d’euros, cette ICO a fait suite aux 3,5 Millions d’euros déjà levés par des moyens de financement conventionnels. Le principe de cette levée de fonds en cryptomonnaies, pourrait s’apparenter à un mélange entre une introduction en bourse et du crowdfunding : nous avons émis des jetons (des « tokens ») sous une forme cryptographique, que nous avons vendus à des investisseurs en échange d’Ethers et de Bitcoins. Ce mode de financement original nous a permis de faire une levée d’une ampleur que nous n’aurions jamais pu atteindre avec un financement classique. Nous avons pu mobiliser une très large communauté originaire de 115 pays.

Grâce à cette levée, vous lancerez bientôt Auctionity, un système de vente aux enchères utilisant la blockchain. Pouvez-vous nous détailler ce projet ? 

Nous opérions déjà des ventes aux enchères avec les noms de domaine. Lorsque nous nous sommes rendus compte du potentiel de la blockchain, nous n’avons pas hésité une seconde. Cette technologie apporte une totale transparence, la garantie de paiement et de livraison et l’absence de toutes commissions minimum.

Notre plateforme est une communauté ouverte dédiée à la réussite et à la mise en avant des plus belles ventes aux enchères de nouvelle génération.

La première version grand public du site sortira fin septembre. Il sera dédié à l’achat et à la vente de biens digitaux fonctionnant eux aussi grâce à la technologie blockchain. Né il y a moins de 6 mois, ce nouveau type de bien a déjà enregistré des ventes record tel que des animaux virtuels à collectionner, les Cryptokitties, dont le prix de vente de l’un d’eux a récemment dépassé les 140.000$.

Ils seront rapidement rejoints par de nouveaux bien digitaux : des œuvres d’art numériques, des titres de propriété, des licences logicielles, des assurances…

Vous avez été auditionné par la Commission des Finances au sujet des cryptomonnaies et de la blockchain. Quel a été l’enjeu de cette consultation ? 

La Commission des Finances nous a sollicités, ainsi que d’autres acteurs du secteur, afin de partager nos connaissances, notre vécu et notre ambition, notamment en matière d’ICO. L’idée, était d’identifier les difficultés que nous avons rencontrées. Objectif : trouver des pistes pour élaborer un cadre législatif qui permette de les surmonter. La Commission a été très réceptive à notre expérience, et nous avons senti une forte volonté de faire avancer les choses en ce qui concerne cette technologie. Nous avons conscience qu’il reste encore tout à défricher. Il est nécessaire qu’il y ait une régulation, mais elle doit demeurer assez souple pour ne pas freiner l’innovation.

Quel regard portez-vous sur l’avenir de cette technologie ?

L’avènement de la blockchain est comparable à l’apparition d’internet. Nous sommes à l’aube d’une véritable révolution technologique, aux implications globales sur l’économie telle que nous la connaissons. Il faudra du temps avant que cela touche le quotidien de chacun, mais son potentiel est exceptionnel pour supprimer les intermédiaires et accélérer les processus dans de nombreux métiers. C’est une incroyable opportunité de développement.

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La mémoire collective garde globalement un bon souvenir de mai 68

Jean-Michel Aphatie
Journaliste

Jean-Michel Aphatie – JournalisteAvec son accent du Sud-Ouest reconnaissable entre mille, et son sens aiguisé de l’analyse politique, Jean-Michel Aphatie est l’un des intervieweurs phares du paysage audiovisuel français. Après avoir fait le tour des chaînes de télévision, des titres de presse et des stations de radio, il officie depuis septembre 2016 à l’antenne de franceinfo où il présente l’interview politique « 8h30 Toussaint-Aphatie » du lundi au vendredi. Une passion pour l’analyse politique que l’on retrouve dans son dernier ouvrage « La liberté de ma mère : mai 68 au Pays Basque » paru début avril, où il raconte comment ses parents ont vécu mai 68. Il revient avec nous sur la genèse de ce récit et nous livre son analyse sur la situation politique actuelle.

Depuis près de 20 ans vous êtes l’un des intervieweurs les plus connus de France. D’où vous est venu le goût pour l’actualité politique ?
Je n’ai pas la réponse.  C’était en moi, un cadeau. J’ai découvert, au fil de ma vie, un goût non pas pour la politique mais pour l’analyse de la politique. Aucun modèle familial : mes parents, mes proches, n’étaient pas politisés. Certains, c’est le football, moi c’était ça. Donc j’ai rationalisé le cadeau: j’ai appris, étudié, regardé et j’ai tenté ma chance pour devenir journaliste politique à Paris. Finalement, ça n’a pas trop mal marché.

Vous avez publié au début du mois d’avril votre ouvrage « La liberté de ma mère : mai 68 au Pays Basque ». Comment vous êtes vous lancé dans l’écriture de ce récit ? 
J’avais envie d’expliquer que le mois de mai 68, dont nous célébrons le cinquantenaire, n’était pas tombé du ciel, qu’il avait des racines, des antécédents, que les parents des étudiants de 68 étaient aussi, et même davantage qu’eux, des révolutionnaires. Pour illustrer mon propos- j’ai raconté l’histoire de mes parents, Catherine et Jean-Pierre, modestes salariés du Pays Basque, qui se sont lancés dans l’aventure de la liberté individuelle et de l’émancipation personnelle dans les années cinquante. Ce récit a intéressé pas mal de lecteurs, et j’en suis formidablement heureux.

Aujourd’hui, votre livre est n°1 des ventes numériques chez Amazon. Estimez-vous qu’il y ait en France une appétence particulière pour la mémoire de mai 68 ?
La mémoire collective garde globalement un bon souvenir de mai 68. Mais c’est un souvenir diffus, et vague. D’où la profusion de films, documentaires, livres, qui connaissent un peu de succès car la mémoire s’est rassie et il faut la rafraîchir. Les Français aiment l’histoire, lointaine ou plus proche. C’est un sentiment émouvant, signé d’un peuple éduqué et cultivé.

Alors que nous nous apprêtons à célébrer le cinquantième anniversaire de mai 68 en France, les mouvements de contestation semblent se multiplier (cheminots, étudiants, retraités etc.). Selon vous, pouvons-nous assister à un mai 2018 ?
En aucune manière, Mai 68 ne se répétera. Il y aura peut-être des mouvements sociaux dans les semaines ou les mois prochains. Peut-être même seront-ils importants, pourquoi pas « révolutionnaires ». On ne sait jamais de quoi sera fait demain. Mais s’ils se produisent, ce qui n’est ni sur ni certain, ils n’auront pas aujourd’hui la teinte joyeuse, imaginative et drôle d’hier. Hélas, l’époque est plus triste, la société plus dure, les problèmes plus violents qu’hier. Pour longtemps je crois, Mai 68 restera unique.

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Je me considère comme un ambassadeur de la sécurité domestique

Olivier Allender
Directeur général de Verisure

Olivier Allender, Directeur général de VerisureEn 1988, Verisure faisait ses premiers pas dans le marché de la sécurité privée. Aujourd’hui, l’entreprise est le moteur français du secteur de la télésurveillance : 2 millions d’incidents traités en 2017, un chiffre d’affaire de plus de 200 millions d’euros et 1 nouveau client toutes les 20 secondes dans le monde. C’est peu dire que l’entreprise a le vent en poupe ! A l’occasion du trentième anniversaire de l’enseigne, son Directeur Général, Olivier Allender répond à nos questions.

Vous êtes à la tête de Verisure depuis 2012. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette enseigne ?
Avant même de prendre les rênes de l’entreprise, je m’intéressais beaucoup à cette industrie qui répond à un besoin fondamental : la sécurité. J’ai été très touché par les missions de Verisure : veiller sur ce que les gens ont de plus cher, leurs biens, leurs souvenirs, leur intimité… C’est vraiment un beau métier et l’on sent un fort degré d’engagement chez nos collaborateurs : beaucoup d’entre eux sont engagés à titre personnel (pompiers volontaires, anciens gendarmes, militaires réservistes etc.). Ensuite, le marché de la télésurveillance est en plein boom, l’évolution des technologies permet de démocratiser ce qui auparavant était réservé aux élites et de construire des offres adaptées au grand public.

Quel est le cœur de métier de Verisure qui a fêté ses 30 ans en 2018 ?
Notre mission est simple : garantir la tranquillité d’esprit aux 2,5 millions de foyers, familles et petites entreprises qui nous font confiance dans le monde. On associe souvent la télésurveillance aux cambriolages… mais c’est beaucoup plus que ça ! Nous intervenons dans 4 domaines principaux : les cambriolages certes, mais également les urgences médicales, les incendies et les agressions. Nous proposons une intervention en moins d’une minute, 24h/24, et une solution adaptée aux risques. Ce qui nous caractérise c’est que nous offrons une réponse humaine, il y a toute une équipe d’experts qui est mobilisée pour intervenir.

Quelle place occupe l’innovation dans la stratégie de l’entreprise ?
Au cours des 30 dernières années, Verisure a redéfini les standards de cette industrie avec un enchaînement d’innovation. En 1999 nous avons été les premiers à connecter les systèmes à travers le réseau GSM, une connexion sans fil qui permet d’installer un système de sécurité sans faire de gros travaux. En 2004 nous avons été pionniers dans l’intégration de l’image dans les capteurs, et ensuite l’interphonie. Depuis 2016 nous utilisons SIGFOX, un réseau basse fréquence, très difficile à brouiller. L’innovation fait partie de l’histoire de VERISURE et nous proposons à chaque fois des offres de plus en plus fiables afin que tout le monde puisse bénéficier des meilleurs services.

En février dernier, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb s’est déclaré ouvert à l’idée de déléguer certaines missions de sécurité au secteur privée. Qu’en pensez-vous ?
La vocation de démocratisation de Verisure s’accompagne aussi d’une volonté de renforcer la dimension professionnelle de ce métier. Dans ce cadre, il est indispensable de renforcer le partenariat public/privé. Aujourd’hui, nous traitons plus de 2 millions de signaux d’alarmes par an, alors que moins de 10.000 nécessitent une intervention des services de secours. Nous nous assurons que la police, les pompiers, les ambulanciers, ne se déplacent pas pour rien et puissent se concentrer sur leurs missions. Comment communiquer plus rapidement ? La vitesse est l’essence même de notre métier et nous souhaitons partager ce professionnalisme avec les forces d’intervention. Nos équipes sont qualifiées pour effectuer une levée de doute et dispatcher sur le terrain la bonne réponse. Une mission parlementaire est actuellement en cours, nous nous tenons à disposition pour y apporter notre savoir et notre expertise. Nous avons tous à y gagner.

Vous parliez justement de vos équipes, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Nous employons 150 chargés d’assistance qui traitent 24h/24 les 2 millions de signaux d’alarmes que nous recevons tous les ans. Tous nos collaborateurs sont certifiés et doivent passer une enquête de moralité. La sécurité plus qu’un métier, doit être une véritable passion. Nos équipes sont des professionnels capables de traiter une situation en moins de 15 secondes. L’intelligence humaine est une condition sine qua none : le regard d’un expert avisé permet de faire la différence entre une situation critique et une autre qui ne nécessite pas d’intervention. Nos chargés d’assistance interviennent également en « post-assistance » après un événement. Ils restent au téléphone parfois 30minutes pour rassurer le client. Ce métier nécessite une grande sensibilité humaine. Nos équipes sont également là pour proposer le meilleur service possible : la vraie valeur ce sont eux, ceux qui sont sur le terrain. Les collaborateurs que nous employons dans nos 70 agences apportent la meilleure réponse aux besoins des clients. Comme je dis souvent « Nous faisons de la haute couture pour le grand public ! ». Au-delà de nos 150 chargés d’assistance, ce sont plus de 2000 professionnels, tous salariés de Verisure, qui sont quotidiennement au service de nos protégés.

Comment voyez-vous l’avenir de Verisure ?
Très positivement ! Nous avons un taux de croissance de 20% renouvelé depuis dix ans et une vraie reconnaissance du marché français pour notre approche du métier. Nous avons beaucoup d’ambition en France, il reste encore un large territoire à conquérir. Je me considère comme un ambassadeur de la sécurité domestique, et mon objectif est que Verisure impose la sécurité comme l’airbag s’est imposé dans les voitures. Grâce à notre expertise, vivre sereinement chez soi c’est possible !

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Jules Lavie : L’essentiel est que l’on se batte pour ce que l’on croit

Jules Lavie
Cofondateur et Directeur de la rédaction de Vraiment

Jules LavieL’actu « chaude », c’est quelque chose que Jules Lavie connaît bien : journaliste à France Info il a couvert tous les soubresauts de l’actualité pendant 15 ans. Aujourd’hui, aux côtés de Julien Mendez et de Julie Morel il fonde un nouvel hebdo, Vraiment, dont le premier numéro a été diffusé le 21 mars dernier. Objectif : proposer de l’analyse de fond et des sujets variés dans un paysage où la course au clic et les vidéos buzz ont fini par nuire à la qualité de l’information. Jules Lavie répond à nos questions et nous dévoile ce qui se cache « vraiment » derrière ce nouveau magazine.

Comment est née l’aventure Vraiment ?
J’ai rencontré Julien Mendez en allant chercher ma fille à l’école. Nous avons sympathisés et en discutant nous nous sommes rendus compte que nous n’avions plus de journal de cœur. On s’est alors lancé le pari de lancer notre propre hebdomadaire. Nous avons commencé à travailler dessus en février 2017 : je m’occupais de recruter les journalistes et Julien, docteur en économie qui a fait ses armes à l’Agence de Participation de l’Etat, s’occupait de trouver les financements. J’ai pris contact avec de nombreux journalistes de presse écrite : Sandrine Chesnel de l’Express, Thibault Raisse du Parisien etc. De son côté Julien a rencontré l’imprimeur Léonce Deprez (qui édite déjà le magazine Society). C’est ainsi qu’une petite équipe s’est créée ! Julie Morel nous a rejoint en juin et nous avons ensuite pris nos premiers locaux de coworking en août.

Notre fonctionnement obéit à une double logique entrepreneuriale et rédactionnelle. Nous avons également un fonctionnement différent des autres magazines : 5 jours de décalage entre l’impression et l’expédition, quand les autres hebdos n’en ont 3. Ce qui fait que nous imprimons et nous diffusons à un prix moins élevé. Ce temps long nous pousse de plus à être fidèles à notre ligne éditoriale qui est de ne pas faire d’actu « chaude » mais de proposer des contenus de fond.

Pourquoi avoir choisi le format papier ?
Avec les magazines papiers le modèle économique est simple : les recettes proviennent de la vente du journal, qui permettent ensuite de rémunérer les journalistes et de payer les frais. Sur internet c’est plus difficile : certes l’investissement de départ est moindre, mais il est beaucoup plus difficile de pousser les gens à s’abonner. Aujourd’hui la seule exception, en plus des versions Web des grands journaux nationaux Le Monde et Le Figaro, c’est Mediapart. De leur côté, Slate et le Huffington Post par exemple sont en très mauvaise santé financière. Avec le papier on est sur un modèle économique avec une structure précise, on sait que l’on ne va pas vendre des centaines de milliers d’exemplaires, mais au moins le modèle économique est clair. Et ces dernières années certains titres de presse écrite ont rencontré un tel succès qu’ils ont aujourd’hui bien installés comme Le 1 ou Society.

Quels types de contenus proposez-vous dans Vraiment ?
Nous proposons une dizaine de sujets longs par semaine dans la partie « informations » qui est structurée selon des rubriques classiques : France, économie, Monde. Ensuite dans la rubrique « Au Calme » nous mettons en avant des sujets « mieux vivre » et « culture ». Notre méthode : mêler le terrain, le reportage et l’analyse, l’expertise. Nous sommes un journal qui est là pour nourrir la réflexion. Si un nouveau concept émerge dans la société nous allons nous interroger sur ses origines, questionner des spécialistes etc. On a un petit côté intello mais on est aussi conscients qu’on ne peut pas être spécialisés sur tous les sujets. Surtout d’un autre côté, chaque lecteur est spécialiste d’au moins une thématique ! Il faut donc que l’on essaye toujours d’être les plus sérieux et concis possible. Lorsqu’un lecteur découvre un nouveau magazine il va d’abord lire un article sur un sujet qu’il maîtrise pour évaluer le sérieux du journal. Voilà notre recette : pas d’actu « chaude » et des sujets traités avec rigueur.

Pour trouver cette ligne éditoriale nous nous sommes aidés de nos lecteurs. En effet « Vraiment » est le fruit d’une co-construction. C’est Julie Morel  qui a eu cette idée : s’appuyer sur une communauté de lecteur pour affiner notre projet. Un exemple : nous avions au départ l’idée de faire chaque semaine une couverture mono-sujet. Or nous proposons à chaque fois 8 dossiers sur des thématiques différentes. Le risque avec des couvertures à sujet unique c’est que l’on sous-vende notre titre, sans rendre compte de toutes les thématiques abordées. C’est grâce à notre communauté que nous avons pu aboutir à ce résultat.

Quel regard portez-vous sur le renouvellement du paysage médiatique français (Le Nouveau Magazine Littéraire, Le Média, AOC etc.) ?
Je trouve que c’est génial que de nouveaux médias se créent, même si je suis conscient que tous n’y arriveront pas. Depuis 350 ans des journaux se créent, d’autres disparaissent c’est comme ça, mais c’est toujours stimulant de sentir un vent frais souffler sur la presse française. Surtout si ces médias militent pour de l’information sérieuse et contre le buzz et les titres à clic. L’essentiel c’est que l’on se batte pour ce que l’on croit ! Je suis journaliste à FranceInfo depuis 15 ans et je ne peux pas me résoudre au fait que l’information se résume à des brèves ou à des vidéos buzz.  Ça me fait de la peine de voir des news magazines qui ne sont plus lus. Il y a un vrai désir de renouveau chez les lecteurs. Vraiment.

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La recette gagnante d’un sponsoring sportif réussi ? Des valeurs communes et une construction dans la durée

Pascal CADOREL
Directeur Communication et en charge du sponsoring du Groupe SODEBO

Pascal CadorelDepuis 45 ans SODEBO régale les papilles avec des recettes plus savoureuses les unes que les autres. Pizzas, salades-repas sandwichs, box,… les produits frais concoctés sur le site historique Vendéen incarnent à la perfection l’esprit de cette entreprise familiale atypique : Partage, plaisir et liberté. Des valeurs que SODEBO retrouve dans la Voile, un sport que la marque soutient, et dont elle devenu l’un des partenaires iconiques, depuis 20 ans. Pascal CADOREL, Directeur Communication, en charge du sponsoring du Groupe, revient avec nous sur un sponsoring sportif qui a plus que jamais le vent en poupe !

L’histoire de SODEBO ?
C’est avant tout une belle histoire de famille. L’entreprise a été créée en 1973 par Joseph et Simone Bougro à Saint-Georges-de-Montaigu, un couple d’artisans charcutiers-traiteurs passionés, et visionnaires. Depuis 2000 ce sont leurs trois filles qui président aux destinées de l’entreprise : Marie-Laurence GOURAUD, Patricia BROCHARD et Bénédicte MERCIER, Co-Présidentes du groupe.

SODEBO (NDLR : pour Société des établissements Bougro) est aujourd’hui le leader Français du marché des produits Traiteur frais. Nos offres sont commercialisées en Grandes et Moyennes Surfaces, mais aussi en restauration hors domicile.

L’une de nos spécificités, héritée de notre savoir-faire artisanal, et de notre exigence de qualité, est que nous fabriquons nous-mêmes une large partie des ingrédients qui entrent dans la composition de nos produits. Nous fabriquons par exemple notre jambon, nous cuisinons nos sauces, nous avons nos propres boulangeries,… nous cultivons même des salades !

Notre mission chez SODEBO est de proposer aux consommateurs des produits savoureux, pratiques et accessibles qui répondent aux exigences de la vie moderne.

Quelles sont les valeurs de SODEBO ?
Les trois valeurs qui régissent l’entreprise sont la liberté, le plaisir et le partage. SODEBO est une entreprise familiale et indépendante, ce qui est un vrai atout et malheureusement se fait de plus en plus rare, notamment dans le secteur alimentaire. Les fondateurs, puis ensuite l’équipe de Direction actuelle, ont réussi à faire perdurer une culture d’entreprise unique, très forte, qui depuis toujours place l’humain au coeur. On trouve chez SODEBO cette envie et cette liberté d’oser pour aller toujours plus loin, mais aussi un vrai sens du collectif, du collaboratif. Comme nous le disons souvent « Dans une entreprise qui gagne il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage ».

Le bien-être au travail, l’épanouissement de tous, sont pour nous des attentions permanentes. Nous avons à disposition sur notre site un restaurant, une crèche, un service de conciergerie, des espaces ludiques et de créativité… nous fêtons dignement nos victoires et l’année dernière avec l’année voile exceptionnelle que nous avons vécue a été une des plus festives !

A ce titre, SODEBO lance au printemps un sandwich rupturiste, le « Fresh ». L’innovation est une priorité pour vous ?
Ce nouveau produit, très original avec cette fraîcheur gourmande à coeur, est un exemple des nouveautés régulières que nous proposons à nos consommateurs. Notre histoire de marque est jalonnée d’innovations produits majeures : Les pizzas fraîches individuelles ovales ou plus récemment les « Crust », les PastaBox, les salades-repas « Salade & Cie » ou « Mon Atelier Salade »…

Pour cultiver cet impératif dans un univers où l’innovation doit être permanente pour conserver ses positions sur les marchés, nous avons créé un « pôle Innovation » qui réunit des équipes pluridisciplinaires complémentaires (NDLR : Les services Innovation & Développement, Marketing, et Communication) qui imaginent ensemble les produits de demain.

Vous fêtez cette année 20 ans d’engagement dans la voile dont vous êtes aujourd’hui l’un des principaux acteurs. Comment vous êtes-vous lancés dans cette aventure ?
Nous nous sommes lancés dans le sponsoring pour pallier à un déficit de notoriété de notre marque. C’était pour nous très stratégique. En 1998 nous étions déjà leader du marché (NDLR : 45% de parts de marché en pizzas fraîches) mais nous n’étions connus que par 1% de nos consommateurs ! Nos produits étaient connus et appréciés mais il nous fallait y associer une marque. Nous aurions pu partir sur un schéma de communication classique en nous appuyant sur les médias usuels dans l’alimentaire, mais nous souhaitions utiliser un canal plus original pour émerger, et source de sens.

Le sponsoring sportif est venu naturellement.  Il faut dire que nous avions à nos portes un des événements les plus populaires : Le Vendée Globe. Nous avons passé en revue différents sports et nous nous sommes arrêtés sur la voile : Un sport qui bénéficiait d’une image forte et positive (humanisme, aventure, rêve, performance, innovation,…), qui véhiculait des valeurs en total adéquation avec celles de l’entreprise. Un sport médiatique, et accessible à la PME que nous étions, idéal pour développer notre visibilité.

Saison après saison nous avons enregistré des retours extrêmement positifs qui nous ont confirmé le potentiel de ce type d’action de communication : En 20 ans la notoriété de notre marque a été multipliée par 12, et nous avons cumulé l’équivalent de 150 millions d’euros de retombées médias en équivalent achat d’espaces. Notre taux de sympathie auprès des personnes exposées au sponsoring, comme les intentions d’achats de nos produits d’ailleurs, a grimpé en flèche. Aujourd’hui nous sommes plus que jamais convaincus de la contribution qu’a pu avoir cette action dans le développement de notre entreprise. Nous nous retrouvons chaque année sur les grandes compétitions de voile et nous nous élançons sur des records mythiques : Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, Tour du monde, Record de l’Atlantique,… Nous lancer dans le sponsoring était audacieux mais l’audace a toujours été notre moteur !

La recette d’un sponsoring réussi ?
Un sponsoring à succès, un projet gagnant, repose à mon sens sur un certain nombre de piliers. C’est souvent, avant tout, le résultat d’une rencontre forte entre des hommes et des femmes qui partagent des valeurs communes, et qui ont envie de construire ensemble dans la durée. Avec Thomas COVILLE notre skipper depuis 20 ans, il y a eu une sorte de « coup de foudre » réciproque. Une évidence. Aujourd’hui notre relation repose sur l’écoute, le partage, un respect mutuel, l’envie d’aller toujours plus loin. Lorsque l’on envoie un homme ou une femme sur les mers du monde, on dépasse rapidement les aspects purement communication, on s’engage de part et d’autre dans une aventure humaine intense, avec des hauts et des bas, inhérent à ce sport mécanique, où les émotions que nous vivons et que nous tentons de partager avec nos publics, sont de sublimes récompenses.

La fidélité est également un facteur clé : que l’on gagne ou que l’on perde il faut être présent , attentif. Il faut savoir rebondir vite et continuer de croire au projet dans sa durée.

Cette fidélité implique un autre principe essentiel : La stabilité dans le pilotage de l’action. Depuis notre lancement dans cette belle aventure du sponsoring l’équipe à sa tête chez SODEBO est toujours la même : Patricia BROCHARD au niveau de la Co-Présidence du groupe et moi-même à la Communication globale.

Enfin il ne faut surtout pas oublier de toujours avoir un œil sur les objectifs assignés et l’efficacité attendue : Nous menons des études de notoriété et d’image régulières, et les multiples actions que nous menons vers l’ensemble de nos cibles sont analysées avec soin afin de nous permettre d’évaluer le retour sur investissements.

La prochaine échéance de taille pour SODEBO dans la voile ?
Année après année cette réussite nous a permis d’acquérir une vraie légitimité au sein du monde de la voile. En novembre ce sera cap sur la Route du Rhum. 2019 sera pour nous, et toute la classe Ultim (NDLR : Présidée par Patricia BROCHARD), l’année d’un tout nouveau défi : La participation à une course autour du monde en multicoque et en solitaire, une première dans le monde de la voile. Une aventure hors du commun qui deviendra sans doute LA référence des grandes aventures véliques, puis poindra déjà une nouvelle édition du Vendée Globe en 2020  !  Encore de formidables moments à vivre et à partager !

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Nicolas Vidal : La culture doit faire débat et doit poser des questions, de celles qui alimentent la démocratie

Nicolas Vidal
Fondateur et Directeur de la Publication de Putsch

Nicolas Vidal, fondateur et Directeur de la Publication de PutschEn 2007, alors qu’il n’a que 27 ans, Nicolas Vidal fonde BSC NEWS, premier web magazine culturel français. Alors que le pure-player ne comptait qu’une trentaine de lecteurs lors de son lancement, en 2017 le site est visité par près de 800.000 internautes. L’occasion de faire évoluer le titre : fini BSC NEWS, place à Putsch ! Un nouveau site qui compte bien bousculer la façon dont les médias couvrent l’actualité culturelle. Cinéastes, romanciers, musiciens, dramaturges, chaque mois PUTSCH donne la parole à des personnalités d’horizons différents. Un seul mot d’ordre : faire vivre le débat !  A l’occasion de ce lancement, Nicolas Vidal, Directeur de la Publication, nous livre les orientations de son projet et sa vision du journalisme culturel.

BSC News, un des premiers pure-players culturels, devient Putsch. Pourquoi cette évolution ?
Le choix de la nouvelle marque s’est posée en juin 2017. Nous devions faire évoluer la marque média du BSC NEWS et tout naturellement la décision a été prise de changer de nom, d’arrêter le format web, maintenir l’offre papier  et de développer un nouveau site d’actualités plus adaptés aux nouveaux usages. Simultanément, j’avais également décidé de quitter Montpellier où j’ai fondé le BSC NEWS dix ans auparavant. L’environnement économique et la vitalité culturelle de cette ville ne permettaient plus de grandir sereinement sans compter la frilosité de certaines institutions concernant la question de l’innovation dans la façon de traiter des sujets culturels ou de couvrir des événements.

L’évolution du projet PUTSCH a naturellement posé  la question de la monétisation. Nous nous sommes appuyés sur l’expertise d’Hélène Froment (Mediapart, Le Monde..). Pendant dix ans nous avons vécu sur un modèle quasiment gratuit, jonglant entre des budgets publicitaires et un nombre d’abonnés qui progressait mais pas suffisamment pour se séparer de la publicité et pérenniser le média sur le long terme. Aujourd’hui, nous proposons deux offres claires : 3,99 euros par mois pour l’abonnement au site ou 7,99 euros pour l’abonnement au site et au journal papier mensuel.

Quels types de contenus proposez-vous dans ce nouveau média ?
Putsch sera le média qui bouscule l’ordre culturel établi avec une série d’entretiens de personnalités parfois piquantes et corrosives. Car la culture doit faire débat et doit poser des questions, de celles qui alimentent la démocratie. Ce spectre est très large allant par exemple d’Augustin Trapenard à Laurent Obertone, Michel-Edouard Leclerc, Enki Bilal, PPDA, Raoul Peck, Malika Sorel Sutter ou encore Jeannette Bougrab.

Ainsi nous offrons la possibilité aux lecteurs de se faire leur propre opinion. Aiguiser le libre-arbitre de tout un chacun est l’objectif principal de PUTSCH.

Parce que la culture doit faire débat, parce qu’il y a une nécessité aujourd’hui de bousculer l’ordre culturel établi, Putsch veut être cet espace privilégié de lectures et de réflexions. Un forum indispensable et inhérent à toute démocratie ne peut exister que si toutes les voix, même discordantes et subversives, ont un espace, un lieu pour s’exprimer. Parce que Putsch ne veut rien s’interdire lorsqu’il s’agit de faire vivre la démocratie et la culture.

Putsch propose aux lecteurs passionnés de culture et de débats de découvrir une nouvelle façon de faire du journalisme culturel. Nous proposons aux lecteurs un travail de  journalistes basé sur le triptyque : culture, idées et débats.

Pourquoi avoir fait le choix de faire un magazine multi-média ?
Nous avons décidé dans un premier temps de lancer une série de supports videos diffusés sur notre WebTv dès le printemps 2018. Deux programmes sont déjà en cours de préparation. Cette corde manquait à notre arc. Et nous nous devions de proposer du contenu vidéo de qualité. Le maintien du support a été mûrement réfléchi.

Concernant la version Print, nous travaillons de concert pour cela avec la Start-Up PayPerNews qui excelle dans ce domaine. Le modèle économique du journal papier, dont la nouvelle formule se nommera aussi PUTSCH, est sécurisé car sans risque de remettre en cause l’existence du média. Elle viendra renforcer nos offres d’abonnement.

Par cette présence multi-supports, nous essaierons ainsi de toucher via notre positionnement sur le web des lecteurs qui pourraient être tentés de porter crédit aux Fake News. Chez Putsch, nous nous en tiendrons aux idées et notre expérience d’une décennie dans les médias avec BSC NEWS a renforcé cette conviction.

Que vous inspire le traitement de la culture dans les médias aujourd’hui ?
Nous sommes partis du constat qu’il y a une uniformisation des contenus, des invités et très souvent des idées dans une sorte de bulle idéologique qui ne correspond pas à notre idée de la démocratie. Pour une société très portée sur l’exigence de la diversité, PUTSCH met à l’honneur la diversité d’idée et d’analyses sans préjugés, ni parti pris de la part de la rédaction. Nous tenterons donc de réconcilier une partie du lectorat déçue des médias qui ne se reconnaissent plus dans la façon dont est traitée l’actualité.  Nous espérons fédérer le maximum d’abonnés autour de PUTSCH afin de pérenniser le média et prévoir de nouveaux développements pour 2019.

Nous espérons également que notre ligne éditoriale séduira les lecteurs déçus par les médias traditionnels. Chez PUTSCH, nous nous en tenons aux idées, aux débats et à l’ouverture d’esprit.

Putsch ne sera d’aucune tendance, d’aucune chapelle et ne sera pas militant. Néanmoins, nous militons ardemment pour le débat d’idées.  En somme, il faut aller dans les marges du journalisme, c’est là que se trouve le sillon fécond de la démocratie.

Quelles futures personnalités comptez-vous interroger ?
Nous ouvrons sur PUTSCH un espace de tribunes où plusieurs personnalités prendront la parole sur des sujets culturels divers. Et c’est une nouveauté pour nous. Dès le mois d’avril, nous publierons une série de tribunes pour nourrir cette volonté de pluralisme. Nous sommes prêts à accueillir toutes les voix qui sont sensibles à la culture et aux débats d’idées. Et nous discutons avec tout le monde sans corporatisme, sans a priori. Car, chez Putsch, il n’y pas de gens blacklistés.

A noter que nous publions déjà les dessins succulents du grand dessinateur de presse, André Bouchard qui collabore avec nous depuis plusieurs années.

Enfin, nous avons le plaisir d’accueillir notamment chez Putsch l’humoriste David Azencot (Europe 1 & Canal+) qui publiera chaque mois une chronique video sur la WebTv de PUTSCH. Et je cite souvent Pierre Desproges qui disait  « qu’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde ». Chez PUTSCH, nous tenterons de rallier le plus grand nombre de lecteurs autour de la culture et du débat.

Le site de PUTSCH : www.putsch.media

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Nous sommes désormais les seuls en Europe à fournir une offre aussi large et complète

Fabien Pierlot
Co-fondateur de COYOTE

Fabien Pierlot, fondateur de COYOTEcoyoteDepuis 2005 COYOTE c’est plus de 5 millions d’utilisateurs qui s’échangent quotidiennement des informations sur les limitations de vitesse et les événements de la route (dangers, accidents, déviations, chantiers etc.), 12 millions d’informations traitées chaque mois et un chiffre d’affaires de près de 120 millions d’euros. Mais COYOTE est avant tout un pionnier de la French Tech dont les technologies, brevetées en France, se déclinent sous forme de boîtiers, d’applications et de solutions directement embarquées dans les voitures. Avec l’intégration du groupe TRAQUEUR, COYOTE entend désormais conquérir le marché B-to-B et se développer sur le continent américain. Fabien Pierlot, co-fondateur, revient avec nous sur l’histoire de cette pépite française et nous dévoile sa stratégie pour les prochaines années.

Comment est né COYOTE ?
J’ai toujours été un passionné de voiture. A la fin de mes études en 2002 j’ai lancé « Flash Info », un serveur vocal permettant aux automobilistes d’être informés de la présence de radars. Très vite le succès a été au rendez-vous ! L’idée m’est rapidement venue d’imaginer des technologies plus modernes comme le GPS et le GSM afin de créer un produit communiquant. Ma rencontre avec Jean-Marc Van Laethem a marqué un véritable tournant ! Nous avons développé un système que nous avons lancé en 2006 : un boîtier inédit, fabriqué en France, ainsi qu’un abonnement en partenariat avec SFR. On peut dire qu’on a créé le premier Smartphone avant l’heure ! Nous avons tout construit de A à Z, Jean-Marc s’occupant de la partie technique, et moi du reste. Les radars se multipliant sur les routes de France à l’époque, nous avons su surfer sur l’actualité et répondre à une vraie demande. Au départ nos acheteurs étaient principalement des aficionados, mais au bout d’un an et demi nous dénombrions 30.000 à 50.000 utilisateurs. Nos produits ont commencé à être référencés et distribués auprès des grandes enseignes et des fabricants automobiles. Nous utilisions deux technologies qui permettaient d’informer un public assez large de la présence de radars, des limitations de vitesse, et de l’état du trafic. Tout ça depuis un garage parisien !

En 2009 vous prenez le virage du numérique et lancez votre application. Racontez-nous.
Oui, c’est mon associé, Jean-Marc Van Laethem, qui a tout de suite flairé le potentiel de cette nouvelle technologie. Pendant 4 ans nous avons vendu du hardware mais dès 2009, soit à peine un an après la sortie du premier IPhone, l’application COYOTE était disponible sur l’App Store. En un an ce sont plus d’un million d’utilisateurs qui l’ont téléchargée ! Aujourd’hui nous sommes une communauté multi-support : nos interfaces fonctionnent aussi bien sur boîtier que sur Smartphone. Nous avons plus d’une centaine de développeurs qui travaillent tous les jours à l’amélioration de nos contenus pour toujours proposer le meilleur à nos clients. En 8 ans nous sommes passés de 2 à 360 employés.

En plus de la signalisation des radars, COYOTE entend également améliorer la sécurité routière ?
Oui nous sommes partis du constat qu’il n y a rien de mieux que l’œil de l’automobiliste pour avertir des dangers de la route. L’idée était donc de ne pas simplement créer un dispositif qui renseigne sur la présence des radars, mais une véritable communauté informant sur les événements de la route, les dangers, les travaux en cours, les limitations de vitesse etc. Sachant qu’un automobiliste informé en vaut 10, nous avons développé un véritable outil d’aide à la conduite !

Pourquoi avoir fait le choix du made in France ?
COYOTE est une innovation 100% française et nous sommes fiers, plus de dix ans après son lancement, de conserver l’intégralité de notre production dans l’Hexagone. Deux raisons nous ont motivé à faire ce choix : au départ, pour des raisons logistiques, il était plus simple d’avoir une usine de production en France, à portée de main. Ensuite nous avons rapidement choisi de valoriser le savoir-faire français en matière d’IT. Aujourd’hui COYOTE génère plus de 300 emplois aux quatre coins de la France : Suresnes, Bordeaux, Montauban, Amiens, Evreux…

COYOTE dispose également de boutiques dans plusieurs pays d’Europe. Il est important de disposer de vos propres espaces de vente ?
Dès le départ je voulais pouvoir contrôler notre réseau de distribution. Le premier COYOTE Store a ouvert en 2009 et il y en a désormais une vingtaine de répartis en Europe ainsi que 25 magasins éphémères et boutiques dans de grands centres commerciaux. Je pense qu’il n y a pas mieux qu’un vendeur COYOTE pour expliquer un produit COYOTE. Aujourd’hui 65% de nos ventes se fait en direct. A travers nos filiales et nos boutiques nous sommes présents en Italie, au Benelux et en Espagne.

Pourquoi avoir lancé en 2017 le COYOTE LAB, votre propre laboratoire de recherche et développement ?
La plateforme que nous avons conçue il y a 12 ans comprend aujourd’hui près de 5 millions de membres et est donc devenue un peu obsolète, moins souple à utiliser. Pour imaginer la future plateforme COYOTE, nous avons choisi de traverser l’Atlantique et de créer notre propre laboratoire de recherche et développement. Nos développeurs réfléchissent à une nouvelle plateforme qui permettra de délivrer des messages encore plus ciblés en fonction des spécificités de chaque pays. Par exemple, un soir de match du Paris-Saint-Germain, les automobilistes à proximité du Parc des Princes seront informés des éventuelles perturbations, et un itinéraire de substitution leur sera proposé. Nous avons choisi le Québec car l’université de Laval est réputée mondialement pour son expertise en Big Data. Ensuite car cela nous permet de poser un pied sur le continent américain en vue de conquérir un nouveau marché. Notre objectif pour 2018 : créer une vraie force de vente et concurrencer Google sur son propre terrain. Nous sommes un peu le petit village Gaulois qui se dresse contre le géant des GAFA !

En février 2018, vous avez annoncé l’achat du groupe TRAQUEUR. Que visez-vous avec cette intégration ?
Traqueur était déjà un de nos principaux partenaires commerciaux depuis une dizaine d’années. Le groupe se positionnait sur la géolocalisation et le vol de voiture, tandis que notre cœur de métier était « l’alerting », un secteur très B to C. Depuis deux ans nous avons eu de plus en plus de demandes d’entreprises cherchant un système de géolocalisation pour leurs parcs de véhicules. En intégrant TRAQUEUR, COYOTE se lance sur le marché B to B avec une offre beaucoup plus large et complète.  Nous sommes désormais les seuls en Europe à offrir à la fois l’alerting géolocalisé, l’aide à la conduite, le tracking de véhicules volés et bientôt un service d’assurance. Notre objectif et d’attaquer le marché européen avec une offre disruptive et unique.

Le 13 février dernier COYOTE a réuni plus d’une vingtaine de journalistes à l’Eléphant Paname pour annoncer l’acquisition de TRAQUEUR. L’occasion pour Fabien Pierlot d’échanger avec les médias et faire un point sur les activités de l’entreprise.

conférence de presse COYOTE