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Frédéric Taddeï : J’ai toujours été transgressif

Frédéric Taddeï
Journaliste

Frédéric Taddeï interviewOn l’adore. Il est LE journaliste de ces 25 dernières années. Animé d’une curiosité intense qui le fait passer de Paris Dernière de 1997 à 2006 à Ce Soir ou Jamais (de 2006 à 2016 sur France 3 et France 2). .

Aujourd’hui sur Europe 1 en direct du lundi au jeudi aux manettes de « Europe Social Club », Frédéric Taddeï, l’homme des médias également patron de Lui et créateur de d’Art d’Art depuis 2002, nous livre quelques secrets de sa personnalité et de ses choix.

Et… tout roule !

Aujourd’hui vous êtes essentiellement à la radio. Ce média accorde-t-il un espace de liberté plus grand que la télévision ?
« Il est encore permis d’être intelligent à la radio, à Europe 1. A la télévision, c’est de plus en plus mal vu. On a l’impression que ça va faire fuir le téléspectateur. La télé et la radio subissent toutes les deux une baisse tendancielle de leur audience, à cause d’internet, mais elles réagissent de façon différente. La télévision a tendance à baisser le niveau, elle cherche le PPCM, le plus petit commun multiple, et finit par prendre les téléspectateurs pour des idiots. C’est une catastrophe. La radio fait le contraire. Elle cherche le PGCD, le plus grand commun dénominateur. C’est plus ambitieux et plus malin. Le public n’aime pas qu’on le sous-estime. C’est pour ça qu’il fait plus confiance à la radio qu’à la télé. »

Comment choisissez-vous vos invités sur votre émission quotidienne @Europe 1 ?
« Europe 1 Social Club est une émission de décryptage du monde d’aujourd’hui, avec une heure de débat et une heure de talk-show. Tout y est abordé, des grands problèmes de société à l’art, à la culture, au sport et au divertissement. Les invités savent tous très bien de quoi ils parlent. Ce ne sont pas des chroniqueurs ni des éditorialistes. Les invités du débat sont des spécialistes reconnus et ils ne sont pas d’accord entre eux. Si vous voulez comprendre un problème, il faut comprendre pourquoi les gens ne sont pas d’accord entre eux. C’est la meilleure clef. Dans la deuxième heure, la partie culturelle, où défilent tous ceux qui écrivent des livres, font des films, des disques, des spectacles, de la cuisine ou du sport, je m’intéresse de préférence à celles et ceux qui reflètent le mieux notre époque. La promesse, c’est que si vous écoutez régulièrement cette émission, vous comprendrez dans quelle époque vous vivez, vous comprendrez ce qui est en train de se passer. »

Vous êtes depuis peu Directeur de la rédaction de Lui. Une manière de joindre l’utile à l’agréable ? #transgression ?
« Lui a toujours été un magazine ancré dans son époque. Le premier directeur de la rédaction, c’était un écrivain voyageur, le regretté Jacques Lanzmannn, qui était aussi le parolier des plus belles chansons de Jacques Dutronc, et mon prédécesseur, c’était Frédéric Beigbeder, qui ne se défend pas mal non plus. Mais c’est vrai que ça reste transgressif… Eh bien, je le reconnais, j’ai toujours été transgressif. J’ai toujours aimé sauté d’un sujet à l’autre. Dans mes émissions, on passe de la politique à l’art, de l’économie à la philo, de la culture au sexe et, vous le remarquerez, tout se répond, tout communique. Si l’on veut comprendre son époque, il ne faut rien laisser de côté. L’honnête homme du XXIe siècle est quelqu’un qui doit se sentir partout chez lui, avec l’establishment comme avec les contestataires, avec les intellectuels comme avec les artistes, avec les politiques comme avec les pirates informatiques, dans les aéroports comme dans les boîtes de nuit. »

Éclairez-nous sur vos projets, écriture d’un livre ?
« Je ne fais jamais de projets. »

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King jouet : une enseigne cross-canal qui accompagne le développement des enfants

Philippe Gueydon
Président-directeur général de King Jouet

Philippe Gueydon King Jouet

kingjouetPhilippe Gueydon dirige King Jouet, l’enseigne spécialiste en jeux et Jouets, crée en 1987.

Basé à Voiron,  près de Lyon, le Groupe King Jouet trouve son origine dans la société familiale Gueydon  fondée en 1950. L’enseigne est aujourd’hui le 3ème acteur du marché français dans la distribution de jeux et de jouets et le 1er acteur cross-canal du jouet. Elle compte 240 points de vente succursales et affiliés, regroupés sous la marque King Jouet.

King Jouet fête ses 30 ans cette année, pourriez-vous nous raconter cette histoire de famille ?
King Jouet, c’est en effet une histoire de famille à double titre.

Une histoire de la famille Gueydon d’abord, puisqu’à l’origine il y a la création d’un bazar, Les Nouvelles Galeries, en 1875, dans le centre-ville de Voiron, par mon aïeul, Augustin Gueydon. Une activité que les 3 générations suivantes ont développé et progressivement orienté vers le commerce de gros, l’entreprise se spécialisant dans le jouet dans les années 50. Puis mon père, Jean Gueydon, a créé deux enseignes au début des années 80, Joupi (aujourd’hui fondue dans King Jouet) et King Jouet, au développement desquelles j’ai moi-même participé depuis mon entrée dans le Groupe en 1988.

Mais King Jouet c’est aussi une grande famille à travers les équipes qui la composent – un effectif moyen d’environ 1000 équivalents temps plein – et y sont particulièrement attachées.

King Jouet est la 3eme enseigne spécialiste en France, qu’est-ce qui particularise un magasin King Jouet ?
Dans le jouet, nous vendons tous pour ainsi dire, peu ou prou, les mêmes produits. Ce qui distingue King Jouet, ce sont avant tout ses équipes. Nous assurons leur formation en continue, notamment grâce au e-learning et à notre salon Jouérama, ce qui en fait de véritables experts du jouet. Et nous mettons un point d’honneur à bien accueillir, conseiller et servir nos clients.

Au-delà, nous sommes résolument une enseigne cross-canal, ce qui transpire dans nos magasins et se voit encore assez peu chez nos concurrents, avec des bornes interactives permettant la consultation de la globalité de notre offre, des smartphones dont sont équipés nos vendeurs pour faciliter l’information, la prise de commande ou la consultation des avantages fidélité de nos clients, et des QR codes présents dans nos rayons pour découvrir les tests de jouets que nous faisons réaliser à des enfants et leurs parents, la présentation de jouets en réalité augmentée, etc.

Noël approche à grand pas, une période décisive pour les enseignes spécialistes, quels sont les grands enjeux pour King Jouet ?
Pour King Jouet, Noël a démarré dès le 18 octobre avec la sortie de notre catalogue, qui amorce le lancement de la saison. Les 3 derniers mois de l’année représentent environ 60% de notre activité, c’est dire leur importance. Ils concluent des mois d’efforts consacrés à la recherche des jouets qui sauront satisfaire les enfants et accompagner leur développement, à la création de nouveaux outils et services connectés à la vie des parents (e-réservation, paiement différé, appli mobile…), ou encore à l’élaboration d’opérations commerciales attractives. Réussir sa fin d’année, c’est se donner les moyens d’investir dans l’avenir. Dans l’époque de grandes transformations que nous connaissons, c’est primordial.

King Jouet, dont le site Internet marchand existe depuis seize ans, a été l’un des premiers spécialistes du jouet à prendre le virage du digital. Vous réalisez aujourd’hui 10 % de vos ventes sur le Web (livraison, click and collect, e-réservation), trois fois plus que vos concurrents. Le digital, une priorité stratégique pour King Jouet Clairement, et ces 2 derniers mois les ventes digitales représentent même plutôt 12% de notre activité. Les modes de consommation ont largement évolué ces dernières années, et ce n’est pas fini ; notre métier de commerçant, c’est de savoir répondre aux attentes des consommateurs, il est donc logique que nous accélérions notre digitalisation, même si nous n’en délaissons pas pour autant nos magasins et l’humain. Le digital est donc bien l’une de nos priorités stratégiques, mais qui s’inscrit dans un objectif plus large d’être l’enseigne préférée des consommateurs.

Quelles sont les grandes tendances de ce Noël 2017 ?
En premier lieu, le retour de valeurs sûres remises au goût du jour. Prenons le cas des toupies Beyblade. Elles avaient rencontré un fort succès en 2011 et s’étaient fait peu à peu plus discrètes, elles ont été relancées cette année, avec un nouveau dessin animé en appui et de nouvelles fonctionnalités apportée au jouet… elles caracolent aujourd’hui en tête des ventes.

Le retour des stars de l’an dernier, aussi, avec des jouets qui ont entre-temps évolué. C’est le cas des œufs Hatchimals, une des meilleures ventes en 2016, dont la gamme s’est enrichie cette année avec les Hatchimals collegtibles, plus petits, et qui renferment des figurines collectionnables.

Et puis, il y a également l’émergence du S.T.E.M. ou coding, des jouets que l’enfant peut programmer pour leur faire faire ce qu’il souhaite. Il ne s’agit pour l’instant encore que d’une niche, mais elle s’inscrit dans la lignée de jouets plus technologiques, comme les hoverboard ou les drones.

Comment ressentez-vous le marché ?
Après un début d’année relativement stable, au cours duquel King Jouet a réussi à grignoter des parts de marché, la saison de Noël tarde un peu à démarrer. La météo clémente d’octobre, la possibilité pour les consommateurs d’être livrés plus tard grâce à Internet, et de moindres investissements médias des fabricants de jouets sur les dernières semaines, en sont certainement la cause. Le Black Friday la semaine dernière a permis de rattraper un peu de ce retard à l’allumage mais ce sont surtout les jours restant d’ici Noël qui vont permettre de faire la différence. Le match n’est pas joué, les achats de cadeaux vont maintenant s’intensifier, chez King Jouet nous ne relâchons pas nos efforts et sommes prêts pour la dernière ligne droite.

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Nous ne sommes pas victimes, mais actrices de l’Histoire !

Laure Adler
Journaliste

Laure Adler

Elle se bat pour la cause féministe depuis près de 40 ans. Nous sommes aujourd’hui fiers de lui donner la parole. « Dictionnaire intime des femmes », c’est le nom de son dernier ouvrage paru aux éditions Stock. Laure Adler, journaliste et essayiste est également tous les soirs de la semaine à 20h sur France Inter avec L’heure bleue. Elle réagit évidemment à l’actualité et son point de vue touche. Rencontre.

Votre ouvrage également met en avant des hommes. Ils sont de plus en plus nombreux à être ou s’affirmer féministes. Vous vous en réjouissez ?
« Oui beaucoup. La défense des droits des femmes passe aussi par un compagnonnage avec des hommes. Dans l’histoire du féminisme beaucoup d’hommes nous ont permis d’avancer. »

L’affaire Weinstein ou Tariq Ramadan… l’actualité fait état d’un déferlement d’accusations. Prise de conscience ?
« Je pense qu’il se passe une véritable révolution, une révolution de civilisation, quelque chose de très important. Les femmes souffrent en silence depuis des siècles et des siècles et la parole des violences qu’elles subissent n’a jamais été entendue. Ça commence à l’être un peu. Mais il ne faut pas qu’un événement en chasse un autre. Il ne faut pas que cette révolution d’une grande portée politique s’évanouisse avec le flux de l’actualité. Il faut aller au-delà et surfer sur cette très grande révolution. Le gouvernement français actuel doit en saisir véritablement l’ampleur et permettre par un arsenal juridique de faire en sorte que notre justice française ne soit pas aussi économe, inégalitaire mais aussi inaudible dans son fonctionnement par rapport à la violence que subissent les femmes. »

Est-ce que les réseaux sociaux peuvent être un outil au service de la cause féministe ? Qu’en pensez-vous ? Utilisez-vous les réseaux sociaux ?
« Oui les réseaux sociaux sont un outil qui permet à des femmes individuellement de dire des choses qu’elles ont enfermées dans le secret de leur cœur et de leur corps depuis quelque fois très longtemps. Des choses qui les ont oppressées et empêchées de vivre. Ça, c’est vraiment grâce aux réseaux sociaux.

Maintenant je pense que les réseaux sociaux ne sont pas tout, ils ne peuvent en aucun cas se substituer à la justice. Ils sont une étape. Nous sommes dans un état de droit, les femmes sont les égales des hommes. Elles disposent de droits qui sont violés en permanence. A la justice et à l’état de droit dans lequel nous sommes, de prendre en compte ce qu’il se passe. Les révolutions ont toujours commencé par des élans de solidarité et par du collectif, particulièrement les révolutions de femmes dans l’histoire du féminisme. Il faudrait que le gouvernement le réalise vraiment, et qu’il agisse au plus vite.»

Etes-vous confiante ?
« Non, pas pour le moment. C’est un problème éminemment politique. Politique au sens le plus haut du terme : La vie de la Cité. C’est vraiment au Ministère de la Justice de commencer à élaborer des propositions en relation avec ce que l’on aimerait avoir c’est-à-dire un Ministère plein et entier du droit des femmes. Françoise Giroux l’avait inauguré. Macron dit de lui-même qu’il n’est ni de Droite ni de Gauche. J’observe quand même que Giscard d’Estaing était un homme qui s’assumait de Droite et qu’il a créé le premier Secrétariat d’Etat qui ensuite est devenu un Ministère. Tous les Gouvernements de Gauche ont continué sauf Hollande hélas, qui en a fait de nouveau un Secrétariat d’Etat. On sait très bien ce que ça veut dire Secrétariat d’état. Ça veut dire la main mise d’un Ministère, moins de budget, moins de moyens, ne pas être à la table du Conseil des Ministres.

Est-ce qu’on a vu que ce sujet était au Conseil des Ministres ? Il se passe une révolution mais on parle d’autre chose et ce n’est pas à l’agenda du Conseil des Ministres ? Sommes-nous tombés sur la tête ? »

Que peut-on faire ?
« Alerter le gouvernement, faire pression, demander que des actes concrets soit envisagés dans un agenda précis, avec des moyens particuliers. Parce qu’on sait bien que la justice est complètement engorgée, on sait bien que dans les commissariats des formations doivent être mises en place extrêmement vite. Pour cela il faut de l’argent il faut des éducatrices et des éducateurs. Il faut accompagner cette révolution très importante, par une révolution non moins importante de l’éducation. Pas seulement dans les commissariats de police mais également dans les Cours de Justice.

La vision de la petite fille puis ensuite de la jeune fille puis ensuite de la femme doit être modifiée en amont y compris dans les manuels scolaires de la rentrée prochaine.

Pourquoi y a-t ’il des pays où ces choses-là sont répréhensibles et où les hommes ne s’autorisent pas ce genre de déviations parce qu’ils savent qu’ils vont être punis ? C’est le cas dans beaucoup de pays d’Europe du Nord et des Etats Unis. Je peux vous dire qu’on n’a pas intérêt à faire le quart du dixième aux Etats-Unis de ce qu’il se passe actuellement en France.

On est passé du « moi je », « je vais essayer de me défendre », « je vais essayer d’oublier », « je vais essayer de ne pas être offensée », « je vais essayer de ne pas être détruite parce que s’il m’est arrivé ça ça veut dire que j’y suis peut-être pour quelque chose » (parce que c’est toujours de notre faute) à « nous les femmes », au collectif qui doit maintenant exiger des actes concrets.

Vous êtes révoltée ?
« Je suis très impressionnée par ce qu’il se passe, très admirative. Je me bats depuis 40 ans pour que l’histoire des femmes soit reconnue et pour que justement on puisse connaître toutes ces femmes remarquables qui nous ont précédées dans notre histoire, connaître leur destin leur courage leur détermination y compris dans les manuels d’Histoire. Pour qu’elles nous donnent de la force, de l’énergie et de la croyance en nous-mêmes. Je pense que ce qu’il se passe en ce moment participe de ce même mouvement de la revendication du courage et de la puissance des femmes. Maintenant il faut nous faire entendre ! Nous ne sommes pas victimes, mais actrices de l’Histoire ! »

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Playmobil inspire des valeurs sûres qui sont rassurantes pour les parents et pour les enfants

Cécile L’Hermite
Responsable Marketing Consommateur Playmobil

Cécile L’Hermite PlaymobilCes petites figurines colorées que tous les enfants ou presque collectionnent dans leur chambre… c’est la saga Playmobil qui dure depuis 1974. Cécile L’Hermite, Responsable Marketing Consommateur depuis plus de 10 ans pour la marque nous raconte au travers de ce portrait la mission et les enjeux de communication de Playmobil. WellcomLink qui accompagne Playmobil en relations médias depuis plusieurs années le sait bien : Playmobil, c’est avant tout une histoire de passionnés.

Qui êtes-vous ?
« Je suis la dernière d’une famille de 4 enfants et j’ai beaucoup joué aux Playmobil. J’ai gardé un souvenir très particulier de ce jouet que j’avais un peu oublié au fur et à mesure des années. Il y a maintenant 14 ans, quand j’ai vu passé une annonce de poste pour travailler chez Playmobil, c’est comme une vague de souvenirs précis de ce petit personnage qui m’est revenue, je me revoyais jouer au bateau pirate avec mon frère… et voilà ça fait maintenant 14 ans que je suis chez Playmobil.

Mon poste : Responsable Marketing Consommateur.

L’attachement au produit n’est pas altéré depuis toutes ces années, c’est une aventure passionnante et une marque de près de 43 ans qui est terriblement attachante, pour les grands et les petits. Le capital affectif est incroyable autour de Playmobil et la dimension plaisir est très présente. »

playmobil bateau pirateQuelle est la mission de Playmobil ?
« Playmobil en France, c’est environ 80 personnes. L’entreprise a une dimension familiale avec une  culture forte.

La mission de Playmobil ? En une phrase je dirai : continuer à écouter avant tout les enfants pour leur proposer des boîtes de jouets qui leur inspirent des histoires.

Ce n’est pas si simple parce que nous sommes la seule marque de jouets qui s’adresse aussi bien à des filles qu’à des garçons mais également aux enfants de 4 à 10 ans. Les attentes sur cette large tranche d’âge ne cessent d’évoluer. Dans l’approche de communication que l’on met en place il y a des codes à ajuster en permanence pour suivre les évolutions de la société. »

Quels sont les principaux enjeux de la communication pour Playmobil ?
« L’enjeu principal est de présenter aux enfants l’intégralité de ce qui existe dans l’assortiment Playmobil. Dans notre stratégie de communication, nous devons être inspirants pour l’enfant, réussir à lui évoquer un souvenir ou un rêve. C’est à l’aide d’un ciblage thématique et très précis que l’on arrive à susciter l’envie de jouer en leur présentant nos thématiques. Près de 800 000 nouvelles petites têtes entrent dans notre cible chaque année. Potentiellement, ces nouvelles têtes ne connaissent pas du tout Playmobil, même si les grands frères et les grandes sœurs sont bien souvent de formidables relais d’opinion.

C’est un véritable enjeu pour nous, d’autant que le modèle économique de la marque privilégie les investissements de production de qualité, nos moyens en marketing et communication sont donc assez limités. On se doit d’être malin pour arriver à nos fins ».

Comment WellcomLink vous accompagne au quotidien ?
« Pour nous Wellcom n’est pas du tout un prestataire mais véritablement un partenaire. L’équipe WellcomLink qui nous accompagne est très attachée et sensible aux produits. Tous les ans nous sommes obligés de faire des arbitrages sur les produits qui seront mis sur le devant de la scène communication. C’est un exercice compliqué. Cette année l’agence Wellcom nous a conseillé de présenter une opération réalisée pour les 40 ans de la figurine féminine et son évolution durant toute ces années aux grands prix de la Communication. Cette opération, qui contrairement à la plupart de nos actions de communication, s’adresse aux adultes et avait comme objectif principal d’inscrire la marque dans un registre à la fois sincère et authentique mais également moderne et soulignant l’ensemble des évolutions technologiques durant toutes ces années. C’est aussi une démonstration de l’évolution de l’émancipation de la femme, sans en faire quelque chose de féministe pour autant.

Nous sommes absolument ravis d’avoir gagné deux prix aux Top Com Consumer avec cette opération qui finalement avait une clé d’entrée différente, mais néanmoins complètement légitime : « 40 ans et pas une ride ! »

Un mot sur les actus à venir, pour les fêtes peut-être ?
« La grande étape du calendrier de l’Avent reste en France une vraie tradition familiale. De plus en plus chaque enfant a son propre calendrier de l’Avent. Pour eux, c’est l’occasion de patienter jusqu’à l’arrivée de Noël. Pour nous c’est vraiment un rendez-vous extrêmement important puisqu’on est largement leader des ventes du calendrier de l’Avent dans l’univers du jouet et on espère bien pouvoir le rester encore longtemps. Cette année nous avons cinq calendriers différents, et un autre réservé aux tout petits.

Par ailleurs, cette année nous avons pris un virage extrêmement important en allant sur le territoire des licences. Deux gammes sont sorties cette année : Ghostbusters et Dragons. C’est un point important dans l’évolution de la marque puisque les enfants qui adorent le film Dragons vont pouvoir s’identifier et reproduire les scènes du film avec nos figurines. C’est assez inédit dans l’histoire de Playmobil.

Finalement quelle est la recette du succès de Playmobil ?
« Pour les parents je pense que Playmobil inspire des valeurs sûres de confiance qui sont rassurantes.

Pour les enfants : le vrai secret de la marque c’est de savoir les écouter sincèrement. Etre capable en permanence de se renouveler en étant à l’écoute de ce que les enfants ont envie de retrouver dans leur boîte Playmobil, c’est un challenge pas facile qui nécessite un vrai travail d’équipe entre les designers et les équipes communication, pour avoir des produits vraiment très bien pensés pour eux.»

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Voir aussi le verre à moitié plein, c’est une forme de lucidité utile

Laurent Guez
Directeur de la Rédaction du Parisien Magazine

Laurent GuezLe Parisien Magazine, chaque vendredi donne de la couleur au week end des Français. On a voulu en savoir plus sur cette ligne éditoriale « grand public », qui affiche une singularité colorée et un positionnement de proximité. Laurent Guez, nommé Directeur de la Rédaction du Parisien Magazine fin 2016 nous explique ce choix. Demain le Parisien Magazine deviendra le Parisien Week-End, c’est tout nouveau tout frais, la nouvelle formule sera imprimée le 13 octobre. Laurent Guez nous dit tout.

Le Parisien Magazine, que la plupart des Français lisent avec plaisir chaque week-end, ne suit pas le modèle de ses homologues (Le Figaro Magazine, M le Monde, Les Echos Week-End…). La formule est légère, positive et colorée. Pourquoi ce choix ?
« Vous sous-entendez que nos confrères seraient négatifs et ternes, ce qui paraît très injuste ! Mais là où vous avez raison, c’est que Le Parisien Magazine assume son identité joyeuse et proche de ses lecteurs. Notre rédaction, qui est jeune, imaginative et très en phase avec la société, peut traiter tous les sujets… mais pas n’importe comment. Nous adorons raconter les initiatives utiles, partager nos curiosités et notre enthousiasme, mais aussi rédiger des portraits très fouillés de personnalités aimées des Français, tout cela avec une place importante accordée à l’image. En fait, toutes ces valeurs, nous allons les pousser encore plus fort dans une nouvelle formule qui sortira en kiosque le 13 octobre. »

Quel sera le nouveau positionnement, et comment allez-vous assurer sa complémentarité avec Le Parisien ?
« Nous changeons de nom, et devenons « Le Parisien Week-End » (« Aujourd’hui en France Week-End » en dehors de l’Ile-de-France). Ce nouveau nom laisse deviner le nouveau positionnement du magazine, davantage focalisé sur ce temps privilégié que constitue la fin de semaine. Du lundi au vendredi, nous le savons, nos lecteurs doivent gérer d’innombrables contraintes, au travail comme à la maison. Mais dès le vendredi matin, lorsque paraît Le Parisien Week-End, ils peuvent commencer à se projeter dans une parenthèse de vraie liberté et de plaisir. Ce sera notre obsession, qui nous permettra d’être plus que jamais complémentaire du quotidien. La maquette va évoluer, vers une forme d’élégance accessible, tout comme le chemin de fer. Au cœur du magazine, vous trouverez les enquêtes, reportages et interviews d’actualité, suivies d’un copieux « Guide week-end » qui proposera des idées de loisirs, d’activités à faire soi-même, et des coups de cœur décernés par la rédaction à des livres, des films, des séries télé ou des albums de musique. En fin de magazine, nous ferons rêver nos lecteurs et les guiderons dans leurs achats plaisir. Enfin, la partie la plus innovante sera sans doute la toute première : une séquence « feelgood » d’une dizaine de pages, constituée exclusivement d’informations qui font du bien »

Un magazine peut-il vraiment se contenter des bonnes nouvelles ?
« Sans doute pas, mais aujourd’hui, de nombreux médias sont plutôt dans l’extrême inverse ! Tout se passe comme si, dans le monde, il n’y avait que des catastrophes et du malheur – ce qui est objectivement faux. Voir aussi le verre à moitié plein, ce n’est pas faire du mauvais journalisme, c’est une forme de lucidité utile. Partout dans le monde, des gens connus ou anonymes lancent de formidables initiatives, artistiques, sportives, solidaires, entrepreneuriales, etc. Chaque semaine, nous les mettrons à l’honneur. Nous publierons aussi des statistiques encourageantes ou des verbatims optimistes, et nous interrogerons une personnalité de premier plan sur « la liste de ses envies » : que rêveriez-vous d’avoir réalisé dans les dix ans qui viennent ? Entre nous, je me suis moi-même posé la question, et ma liste est longue. Le fait d’y penser m’a d’ailleurs fait un bien fou ! »

Biographie :

Journaliste depuis plus de 25 ans, Laurent Guez, 53 ans, a rejoint Le Parisien en janvier 2017 pour relancer le « Le Parisien Magazine », le supplément vendu chaque vendredi avec « Le Parisien ». Avec l’ensemble de la rédaction, il a conçu la nouvelle formule du magazine, rebaptisé « Le Parisien Week-End » à compter du 13 octobre 2017.

Parallèlement, il continue de superviser le supplément du lundi des « Echos », dédié au management et à la gestion opérationnelle de l’entreprise, supplément qu’il a créé en mars 2014 et qui a pris en septembre 2017 le nom « Les Echos Executives ».

De 2012 à 2015, il a dirigé la rédaction du mensuel « Enjeux Les Echos », qu’avec Henri Gibier, il a alors transformé en hebdomadaire. Il est alors devenu directeur délégué de la rédaction de ce nouveau titre, « Les Echos Week-End ». Sur la même période, il assurait un éditorial économique, chaque matin, sur la chaîne d’info LCI.

De 2008 à 2012, Laurent Guez était le directeur des rédactions du pôle Industrie du groupe Infopro Digital, où il était en charge de « L’Usine Nouvelle » et d’« Industrie et Technologies », ainsi que des sites et services numériques associés.  Auparavant, il a notamment dirigé la rédaction de la chaîne parlementaire Public Sénat (2006-2008), alors présidée par Jean-Pierre Elkabbach, et celle du « Figaro Entreprises » (supplément économique du lundi du « Figaro »), qu’il a conçu et lancé en 2001, et dont il fut nommé directeur général en 2004. Auparavant, il animait le service économie-social-Bourse de « France-Soir », dont il fut rédacteur en chef de 1999 à 2001. Entre 1993 et 1998, il était rédacteur en chef adjoint, puis rédacteur en chef de l’hebdomadaire économique et financier « Le Revenu ».

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La réparation, dans l’ADN de CARGLASS®

Céline Coulibre-Duménil
Directrice Développement Responsable et Communication Corporate

Le célèbre spécialiste du bri de glace est engagé depuis 2009 dans une politique de Développement Responsable. Nous avons voulu en savoir plus auprès de Céline Coulibre Duménil, Directrice Développement Responsable et Communication Corporate. Une marque qui porte ses engagements tant en interne auprès de collaborateurs fédérés, qu’à l’externe notamment avec une opération organisée début octobre en France pour sensibiliser les Français aux bénéfices de la réparation au quotidien.

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C’est important de faire ce que l’on aime avec des gens qui partagent les mêmes valeurs

Alexis Rebiffé et Paul Chevrillon

Deskopolitan, ce ne sont pas des espaces pour travailler mais des espaces pour réussir ! Telle est la devise d’Alexis Rebiffé et Paul Chevrillon, fondateurs de Deskopolitan. Dans cette vidéo portrait on découvre ce qui fait la singularité de cet espace de co-working, le service « plus plus » en plus. Deskopolitan, ce sont de véritables lieux de vie pour travailler mais aussi se détendre, faire du sport, manger, faire des rencontres et même dormir. Un temps QG d’un parti politique à l’occasion des présidentielles 2017, Deskopolitan a tout d’une grande !

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L’Agence France Presse est numéro 1 mondial en photo sport

L’Agence France Presse est numéro 1 mondial en photo sport

Didier Lauras
Directeur du Département sports de l’AFP

UN ENJEU TRÈS SPORTIF À L’AFP

Parmi les trois agences de presse mondiales, L’AFP a érigé le sport en axe majeur de son développement. Le patron de son Département des sports explique cette stratégie et les enjeux associés.

Depuis deux ans, Didier Lauras a pris en main le Département sports de l’agence, qui compte au total près de 150 journalistes officiant en six langues dans le monde entier. Il a démarré sa carrière à Ho Chi Minh-Ville (ex-Saïgon) comme pigiste avant de rejoindre l’AFP en 1996. Il y a exercé diverses fonctions dans différents services à Paris (desks, rubrique justice aux informations générales, rédacteur en chef France) et à l’étranger (Directeur des bureaux de Hanoi et de Bangkok).Il partage avec nous sa vision et les nouveaux enjeux des sports qui sont aujourd’hui au cœur du développement de l’agence de presse.

Pourquoi l’AFP place-t-elle le sport au cœur de sa stratégie ?
« Le marché des agences de presse dans le monde se partage entre trois acteurs : AP (Associated Press), Reuters et l’AFP (Agence France-Presse). Bien que nous fassions tous sensiblement le même travail, les deux autres disposaient depuis longtemps d’une spécificité pour se distinguer sur ce marché. Pour Reuters, c’est la finance et pour AP, c’est le marché américain. L’AFP a souhaité elle aussi se doter d’une signature, un point fort sur lequel s’appuyer. Nous avons choisi le sport. D’abord parce que c’est un des rares domaines d’activité dans le monde qui affichent une telle croissance économique. Ensuite parce que nous avons identifié deux tendances : un besoin très fort des médias de couvrir le sport, et un marché hors-médias tout aussi demandeur, qu’il s’agisse des sponsors, des fédérations ou des organisateurs. Tous veulent communiquer. On s’est naturellement positionné comme fournisseur privilégié de contenus dans ce domaine.»

Usain Bolt AFP
Un éclair déchire le ciel au-dessus du stade Lushniki à Moscou au moment même où Usain Bolt, surnommé « la foudre », vient de remporter le 100 mètres des Championnats du monde. La photo d’Olivier Morin, photographe spécialiste du sport à l’AFP fait le tour du monde, D’aucuns la qualifie de « photo de sport du siècle ».

Comment est-ce que cela se concrétise ?
« D’abord par une volonté de cohérence. On délivre évidemment du contenu texte car c’est notre cœur de métier, mais on est également devenu numéro 1 mondial en photo sport. C’est vraiment quelque chose que nous faisons très bien, depuis longtemps, avec de grands spécialistes. Sur la natation, par exemple, nous sommes les premiers à avoir atteint ce niveau d’excellence pour réaliser des photos au ras de l’eau ou dans l’eau. La vidéo sport est un domaine sur lequel nous investissons également pour couvrir les à-côtés des compétitions mais aussi pour distribuer à nos clients les « highlights », c’est-à-dire les résumés en images des compétitions.

Cela se concrétise par exemple par 180 accrédités aux Jeux olympiques de Rio l’année dernière, 175 pour l’Euro de foot en France. Nous aurons un nombre équivalent d’envoyés spéciaux sur la Coupe du Monde de foot en Russie en 2018 : des journalistes texte en six langues (Français, Anglais, Espagnol, Portugais Allemand et Arabe), des photographes et des équipes vidéo. Et nous aurons bien sûr une équipe aux JO d’Hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud, début 2018. C’est à chaque fois un immense investissement humain, financier et technique qui nous permet d’être à la hauteur de ces événements mondiaux. »

Quelle est aujourd’hui la place du sport dans les médias ? Pourquoi la médiatisation du sport a évolué selon vous ?
« Le sport prend clairement beaucoup plus de place aujourd’hui notamment parce qu’il y a plus d’argent. Un club de sport s’apparente à une société de spectacle qui a besoin de faire de l’audience, de remplir ses salles, de vendre des maillots et des produits dérivés, d’attirer des partenaires. Pour y parvenir, il va notamment acheter des stars et ces stars seront suivies sur le terrain mais aussi à l’extérieur.

Par ailleurs le sport n’est plus seulement la compétition. C’est également l’économie du sport, la corruption, le dopage, l’utilisation du sport à des fins politiques par des nations comme la Chine ou la Russie. C’est aussi le scandale de la FIFA qui, à un certain moment, a écrasé complètement l’actualité du foot, ou encore les affaires judiciaires ou de vie privée de tel ou tel sportif. Tout ceci fait que le sport est sorti des seules pages sportives. Et l’AFP ambitionne d’être présente sur tous les fronts, tous les terrains. Nous sommes présents bien au-delà de la compétition. Avant, pendant, après et autour, rien ne doit être négligé. »

Quels types de contenus attendent les médias sur le sport ?
« Des highlights, c’est-à-dire les résumés de la compétition elle-même. Les plus beaux buts, les plus beaux essais, les plus beaux échanges du match de tennis, les meilleurs moments de la course ou du combat de boxe. C’est ce que les gens veulent en premier lieu. Mais cela coûte très cher d’acheter les droits sur ces compétitions. C’est un marché qui brasse de plus en plus d’argent. Les télévisions anglaises ont ainsi investi des milliards d’euros pour diffuser la Premier League, qui est le championnat de football le plus cher au monde car le plus prestigieux. Les audiences sont très importantes et les revenus publicitaires des diffuseurs aussi. 

Alors si nous commençons à nous positionner sur ce marché en acquérant des droits, dans la limite de nos capacités financières, nous proposons également la couverture des conférences de presse avant/après, des interviews, des papiers d’angle, des portraits, des reportages un peu décalés. Tout ce qui peut se faire autour d’une compétition.

Quels sont les sports « tendance » ?
«Il y a une montée indéniable du sport féminin. Je constate également une progression importante de tout ce qui est aventure, sports extrêmes. Parfois, nous sommes dans la véritable aventure sportive, parfois nous sommes dans le spectacle sponsorisé. Et puis d’autres sports font leur apparition : les sports urbains, le skate, le BMX, les nouveaux sports de glisse qui marchent très fort chez les 15-25 ans, et le surf évidemment. On observe que certains de ces sports se développent hors des médias mainstream. On ne les verra pas forcément beaucoup à la télévision, mais ils génèrent des millions de clics sur internet. Ces nouveaux venus ont leur propre économie, leurs sponsors et leurs stars. C’est un sujet sur lequel l’AFP se positionne de plus en plus. J’ajouterai peut-être le e-sport, qui est en train de monter. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ça intéresse beaucoup les gens même pour regarder. »

Comment s’organise le fil sport de l’AFP ?
Quelle est votre priorité ?
« La priorité au sein de la priorité, c’est forcément le foot qui représente 30 à 40% de la production éditoriale du service. Le transfert de Neymar au PSG, à titre d’exemple, a monopolisé toute la presse mondiale. Ça a été la dominante mondiale pendant plusieurs jours. »

Un mot sur les JO 2024, est-ce que l’AFP « aime » ?
« Oui bien sûr ! Les JO 2024 nous intéressent ! C’est un sujet que l’on a suivi de manière très rigoureuse et équilibrée depuis le départ de la compétition entre les différents pays qui étaient candidats à l’organisation. Paris a, sauf énorme surprise, gagné 2024 et c’est formidable pour nous, notamment parce que c’est la confirmation que le marché est dynamique et que nous avons bien fait de nous engager dans cette stratégie-là. Il s’agira donc pour nous d’un rendez-vous majeur. Couvrir les Jeux à Paris nous imposera un devoir d’excellence et c’est un défi que nous sommes prêts à relever. C’est un très gros dossier éditorial mais aussi commercial et corporate. La France devrait parler beaucoup de sports entre aujourd’hui et 2024. Et nous serons un des acteurs majeurs de cette actualité. »

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L’humour occupe désormais une place centrale  dans les médias

L’humour occupe désormais une place centrale dans les médias

Jocelyn Lemoisne
Humoriste

Joce do it. C’est le titre du spectacle de Jocelyn Lemoisne, qui répond à notre interview avec fraîcheur. Humoriste stand uper, Jocelyn Lemoisne fait ses armes aux côtés de Anne Roumanoff quotidiennement sur Europe 1 dans l’émission « ça pique mais c’est bon ». Des chroniques qui offrent son regard sur la vie quotidienne. On peut encore rire de tout. Et ça fait du bien.

Vous faites partie de la bande des chroniqueurs d’Europe 1 et animez la chronique humour de la radio à l’heure du déjeuner. « Je suis allé à la piscine », « le stress des exams » ou encore « la réouverture de l’hôtel Crillon à Paris », tout y passe. Quels sont vos critères de sélection des actualités ?
J’aime observer le quotidien et m’adresser à un large public… Mes critères de sélection se font essentiellement sur des thèmes qui nous rassemblent. J’essaye, comme l’émission est quotidienne, de surfer au maximum sur l’actualité.

Il est important d’être attentif et réactif. Désormais avec les réseaux sociaux, nous sommes informés en temps réel, il faut donc trouver l’axe rapidement. Une vanne a une date de péremption très courte. Dans le cadre de mes chroniques, j’aime que l’auditeur se dise, « moi aussi j’ai déjà vécu ça. » De plus comme l’émission passe au moment du repas, il faut que notre humour puisse se « consommer » et s’écouter pendant cet instant. 

L’humour est un vecteur puissant de communication, et désormais une composante décisive de l’information. Mais vous êtes aussi tour à tour commentateur politique, intellectuel ou moraliste. Comment gérez-vous ces différentes fonctions ? Avez-vous une « stratégie du rire » ?
En effet l’humour occupe désormais une place centrale dans les médias. Chaque émission qu’elle soit à la tv ou à la radio « possède » désormais son (ou ses) humoriste(s). 

Il occupe une place centrale, il n’est plus seulement le « rigolo de service », il est largement écouté. Ses chroniques ou autres sketches sont partagés en masse sur les réseaux sociaux. Et on demande de plus en plus aux chroniqueurs humoristes de prendre position sur des sujets graves… On l’a vu notamment après les événements de Charlie hebdo. Le métier est différent depuis. Pour ma part, dans ce contexte actuel (terrorisme, chômage…) j’essaye d’apporter ma légèreté et ma fraîcheur. Je fais un humour accessible pour tous. Je n’ai pas de stratégie particulière, tout peut être drôle… mais je me refuse toutes blagues racistes, sexistes, et j’évite la méchanceté gratuite. A la rigueur, celui donc je me moque le plus… C’est moi. La politique a une place importante dans l’humour, dans le cadre de l’émission « Ça pique mais c’est bon », c’est un domaine que je laisse volontiers à mon collègue Didier Porte ainsi qu’à Anne Roumanoff qui excellent tous deux dans l’exercice.

Où est ce que l’on peut vous voir et vous entendre ?
On peut me voir au Spotlight de Lille, ou j’ai joué plusieurs fois mon spectacle Joce do it. A Paris, je suis régulièrement à la Debjam du Jamel Comedy Club ainsi qu’à l’humour thérapie. Enfin, on peut m’écouter sur les ondes d’Europe 1 dans l’émission d’Anne Roumanoff « ça pique mais c’est bon », et mes sketches passent sur Rire et Chansons.

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La France a une carte à jouer

Jean-Pierre Nadir
Fondateur d'Easyvoyage.com

Jean Pierre Nadir est le fondateur d’Easyvoyage.com, le portail éditorial consacré au voyage le plus complet du marché. Il nous présente dans cette vidéo portrait ce qui fait la singularité d’Easyvoyage. Il explique notamment comment le site est parvenu à s’imposer parmi les leaders européens sur les métiers de l’infomédiation, en rassemblant près de 7 millions de visiteurs chaque mois. Il nous livre également son point de vue d’expert sur la question du tourisme, en France particulièrement.