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Bruno Masure, l’impertinent

Le 25 mars dernier, La Chaîne Parlementaire (LCP) a lancé une nouvelle émission au titre pour le moins… évocateur : Impertinences. Aux commandes de cette émission de débats à bride abattue, le bouillonnant Bruno Masure et la verve décomplexée qu’on lui connaît. Après des études de journalisme à l’école de journalisme de Lille, Bruno Masure a commencé sa carrière à Radio Monte-Carlo. Journaliste politique pendant plus de 15 ans, Bruno Masure sera présentateur du journal télévisé de TF1 pendant 13 ans, et notamment président de la Société des journalistes de TF1. Il a également écrit plusieurs ouvrages d’anthologie dont : « Comment se fait-ce ? » et « Le petit livre de Bruno Masure ».

Votre émission, Impertinences, a pour objectif de lutter contre la langue de bois. Il y a bien longtemps maintenant que les véritables émissions de débat (ou émissions polémistes) ont disparu des antennes. Pour quelles raisons selon vous ?

Deux cas de figures : on traite sérieusement d’un vrai sujet, sans s’invectiver et en essayant de développer des arguments de fond, et l’audience n’est pas « au rendez-vous » ! Réaction des « responsables » de la télé : « la politique, c’est chiant ! » Et basta ! Ou on organise un débat de chiffonnier, un « spectacle » qui décrédibilise encore un peu plus la politique…

Pourquoi LCP a-t-elle fait appel à vous pour ce programme, qui s’annonce déjà autant salé que sucré ?

Sans doute me juge-t- on « impertinent » ? Disons que j’ai de la distance sur un milieu que je connais très bien (journaliste politique durant 10 ans!). Mais j’aime la politique, comme dirait le petit Nicolas…

Croyez-vous que l’ère du politiquement correct n’a pas encore, malgré tout, de beaux jours devant elle et que tout n’est pas bon à dire, quoi qu’il en soit ? En d’autres termes, ne croyez-vous pas que la politique est passablement devenue un problème de communication plutôt que de convictions ?

Hélas, je crains la victoire par KO de la communication : Ceci explique sans doute, en partie, la défaite de Jospin, pour « mauvaise campagne » : un pasteur protestant qui se refuse à faire la danse du ventre devant les électeurs …. Chacun est comptable de ce jeu dangereux, à commencer par les « responsables » politiques qui se croient obligés de « parler comme les français » : imagine-t-on De Gaulle traiter d' »enc… » les putchistes d’Alger ?

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