Le minimalisme en dit un maximum

par @nalogue

Avec ses lignes pures, ses formes sobres et géométriques, le minimalisme s’est réinvité depuis quelques années dans le paysage graphique. Ce courant artistique, né dans les années 60, a fait son chemin pour imprégner le webdesign, et ce n’est pas un hasard.   « À l’image des sites d’Apple, de Monster ou encore de Samsung, le parti-pris de la simplicité conduit à l’essentiel », explique Stéphanie Allard, directrice artistique. Multiplicité de typographies, d’animations criardes, d’effets visuels superflus… le minimalisme les met à la poubelle et fait place nette. Tout à coup l’œil et l’esprit se reposent. Le calme instauré crée les conditions propices pour mieux découvrir le produit. La marque émerge dans un univers saturé d’images et gagne en impact, dynamisé par le boom des nouvelles technologies. « Ce confort visuel est une nécessité d’autant plus grande que les smartphones et tablettes offrent des petites surfaces de lecture », poursuit Stéphanie.

Simple mais pas simpliste

Ce courant a aussi reconquis tous les arts, même commercial comme la publicité. Plusieurs exemples l’illustrent, comme la campagne de Canal+ et IBM. Des illustrations épurées, des symboles efficaces et tout à fait compréhensibles par tout un chacun. En apparence simple, ce style est loin d’être simpliste : le dépouillement graphique est un travail de longue haleine.

Less is More

Au-delà de la représentation visuelle, le minimalisme nous ramène aux vraies valeurs, celles communautaires, familiales, écologiques. La crise est passée par là et la prise de conscience de revenir à l’essentiel, voire à l’immatériel, est partagée par une société de consommation saturée d’objets, d’images et de messages. Finis les signes exétieurs de richesse. L’architecte Mies Van Der Rohe, principal promoteur de ce style dans les années 60, l’avait prédit : « Avec le minimalisme, Less is More »