Gilbert Lenoir, président de la Ligue contre le cancer

Son parcours

Gilbert Lenoir exerce à la Faculté de Médecine Paris Sud, ainsi qu’à l’Université paris XI. Il a mené toute sa carrière professionnelle dans la Recherche médicale, en particulier sur le cancer. Chercheur au Centre international de Recherche sur le cancer (CIRC), il est nommé en 1990, professeur de génétique médicale à la Faculté de médecine de Lyon. Membre associé à l’Académie des sciences depuis 1996, il a participé à la mission cancer à l’origine du premier plan (2003-2007) lancé par Jacques Chirac. En 2000, Gilbert Lenoir est nommé professeur de génétique à l’université Paris 11 et prend la direction de la Recherche de l’Institut de cancérologie Gustave Roussy de Villejuif jusqu’en 2009. Administrateur de la Ligue contre le cancer depuis 1998 et président bénévole du Conseil scientifique de 1998 à 2004, Gilbert Lenoir a été élu président en juin 2010.

Ses perspectives pour la Ligue contre le cancer

La Ligue contre le cancer est une organisation non gouvernementale créée en 1918 par Justin Godart. Indépendante de tout pouvoir politique ou financier, elle repose uniquement sur la générosité du public. Elle poursuit 3 missions : soutenir la recherche en cancérologie pour faire reculer la maladie, informer, prévenir et promouvoir les dépistages de certains cancers, et accompagner matériellement, psychologiquement et financièrement les personnes malades et leurs proches. Aujourd’hui, la Ligue est le premier financeur privé et indépendant de la recherche contre le cancer. Organisée en une fédération de 103 Comités départementaux animés par des milliers de bénévoles, elle compte plus de 722 000 adhérents.

Depuis 1998, la Ligue se veut le porte-parole des malades, notamment à travers la mise en place de nombreux dispositifs d’écoute. Pourquoi ? Parce qu’il est primordial de savoir ce que les malades ressentent et leur offrir un relais efficace afin que leurs voix soient entendues par les instances décisionnaires. Incidemment, la loi parle aujourd’hui de « démocratie sanitaire » et dans ce cadre, des associations telles que la Ligue sont appelées à jouer un rôle de partenaire dans la mise en place et la gestion de la politique générale de santé. Il s’agit là d’un mouvement de fond qui sera amené à prendre de l’ampleur année après année. La Ligue a toute la légitimité pour participer pleinement à ce mouvement – grâce à son indépendance et la qualité de son réseau sur tout le territoire – et elle doit être l’un des grands éléments de la participation solidaire induite par ces orientations. S’il y a là une forme de militantisme de la part de la Ligue, il s’agit avant tout d’une évolution naturelle de la Ligue – de même qu’une évolution naturelle de l’Etat. On peut également parler d’une forme de professionnalisation pour la Ligue, mais notre volonté, c’est en quelque sorte de faire parler les muets. Ce travail, nous le ferons en fédérant l’ensemble des associations qui travaillent dans le champ de la lutte contre le cancer, en partenariat étroit avec l’Etat, et en permanence à l’écoute des malades.