NextRadioTV ou comment répondre aux attentes réelles des différents publics

Fondé en 2000 par Alain Weill, le Groupe NextRadioTV (RMC, BFM Business, BFM TV, 01 Informatique,…) affiche des résultats positifs insolents dans un contexte économique difficile.

Loin de se reposer sur ses lauriers, Alain Weill a lancé il y a quelques semaines une nouvelle chaîne économique BFM Business, diffusée sur la TNT en région parisienne (et progressivement sur tous les autres réseaux : câble, satellite, Internet et ADSL). En parallèle, BFM Radio est renommée BFM Business…

L’occasion pour Wellnews de faire un point sur ce groupe dynamique…

Licencié en Sciences économiques, Alain WEILL est diplômé de l’Institut Supérieur des Affaires, MBA du groupe HEC.

En 1985 et 1998, il occupe différentes fonctions dirigeantes dans les médias (réseau NRJ, Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion, radio Maxximum, NRJ Group, NRJ Régie). En 1998, il devient également président du Syndicat Indépendant des Régies de Radios Privées (SIRPP).

En 2000, Alain Weill créé Nextradio et rachète la radio RMC. Il organise le repositionnement de la station nationale autour de trois piliers : Info, Talk et Sport, Nextradio reprend ensuite la radio BFM en 2002 dans le cadre d’un plan de cession. La radio est alors recentrée avec succès sur l’économie. En 2005, il lance BFM TV sur la TNT, aujourd’hui première chaîne d’information en continu en France. Nextradio devient alors NextradioTV.
Alain Weill rachète en avril 2007 le Groupe Tests, qui contrôle les sites 01Net, 01Men et CadresOnline ainsi que certains magazines dont Micro Hebdo, l’Ordinateur Individuel et 01 Informatique. Grâce à cette acquisition, NextRadioTV devient un groupe de communication pluri-médias, présent sur les marchés de la radio, de la télévision, de l’Internet et de la presse.

Fin 2010, Alain Weill lance BFM Business, la 1ère chaîne d’information économique et financière française.

Les media souffrent et pourtant NextRadioTV affiche de bons résultats, quelles sont les recettes de ce succès ?
Dès 2000 avec la reprise de RMC nous avons opté pour un nouveau modèle en rupture avec les autres médias.
Notre approche très marketing, le positionnement affirmé de chaque entité du groupe et notre capacité à cerner et répondre aux différentes attentes des téléspectateurs, auditeurs et lecteurs sont, je crois, les raisons de notre succès. Mais il faut faire preuve d’humilité et continuer à écouter les attentes. C’est ce que nous faisons en temps réel via les outils de recherches que nous avons installés sur nos sites Internet mais aussi à travers des sondages réguliers pour parfaitement cerner les perceptions.
Nous avons aussi la chance de ne pas avoir un trop lourd héritage culturel à gérer et globalement des équipes assez jeunes ce qui nous permet par exemple aujourd’hui de rapidement « digitaliser » le groupe depuis le rachat de 01 qui nous a apporté ce savoir-faire.
En interne, c’est la performance qui compte et c’est aussi une question d’état d’esprit, nos journalistes ont toutes les cartes en mains et une certaine forme de liberté pour créer et progresser dans l’entreprise, c’est important.

Vous venez de lancer la chaîne TV BFM Business sur le canal de CAP 24 et en parallèle BFM Radio est rebaptisée BFM Business, quels sont les premiers enseignements de ce lancement, quelles synergies entre la TV et radio ?
Le lancement est très récent, il est donc difficile de tirer des leçons définitives aujourd’hui, toutefois nous enregistrons un accueil chaleureux de la communauté financière, la cible visée. Cette chaîne est au fond un besoin basique pour une cible certes restreinte mais stratégique, celle des décideurs. Tous les grands pays ont une chaîne financière, maintenant la France aussi.
Au niveau des synergies, c’est tout simplement une fusion totale entre la radio et la télévision, nous offrons la possibilité aux auditeurs de nous écouter dans la salle de bain, nous regarder ensuite en prenant le petit déjeuner avec toute la valeur ajoutée visuelle (infographie, chiffres, informations complémentaires à l’écran) pour ensuite poursuivre l’écoute ensuite dans la voiture, c’est clairement nouveau et très efficace.

C’est le premier numéro de l’année, l’occasion de vous demander l’actu qui vous a le plus marqué en 2010 et à votre sens ce qui marquera 2011, un souhait peut-être ?
Le fait marquant 2010 pour moi est la suite de la crise en Europe (Grèce, Espagne, Irlande), cela démontre que nous sommes un vieux continent qui a besoin de se réformer, là aussi il y a un besoin de rupture. D’autant que je ne crois pas à la fatalité, l’Europe peut se réformer. Pour cette nouvelle année j’espère aussi que les différentes mesures prises au niveau européen vont porter leurs fruits et que nous verrons enfin – après 4 ans de crise – la sortie du tunnel, il serait temps !
De notre côté nous nous en sortons plutôt bien dans ce contexte, mais je ne serai pas contre un environnement plus favorable.