e-reputation, buzz et community management

Toujours passionnant, le linguiste Alain Rey aborde avec beaucoup de tempérance, dans son Dictionnaire amoureux des dictionnaires, tout ce qui concerne de près ou de loin notre vocabulaire. Toute langue « vivante » est à la fois notre mémoire et notre présent. Garante du sens, elle ne peut ni faire table rase du passé ni négliger les évolutions de notre société. Elle ne peut donc ignorer les apports des autres langues.

Dans ce domaine, il faut bien reconnaître que la communication ne fait pas dans la demi-mesure. Et ce n’est pas les quinze dernières années qui ont vu se développer de façon exponentielle l’internet qui ont pu modifier l’engouement pour le vocabulaire anglo-saxon. Le web (ou interconnexion des réseaux si vous préférez) transforme en profondeur toutes les pratiques. Et, comme bien souvent, les innovations les plus nombreuses nous viennent d’outre atlantique.

Nul besoin de s’étonner dès lors du florilège de » mappings, trackings, SEO, SMO, buzz, e-reputation » et autres « community managers ». Expressions qui désignent des techniques ou des savoir-faire, mais qui peuvent aussi être de fausses barbes qui cachent un vide de compétences réelles. Cartographie, veille, référencement naturel, bruit viral, réputation en ligne et animations de communautés ne font pas nécessairement « hors jeu » et peuvent, par ailleurs, se révéler tout aussi pertinents.

Mais au delà du vocabulaire et des évolutions techniques, il s’agit d’une nouvelle réalité : nous changeons de société, c’est un nouveau modèle qui s’annonce, se profile. Nous communiquons autrement. De nouvelles compétences, de nouveaux savoir-faire ainsi que de nouvelles expertises sont désormais indispensables pour répondre à d’aussi nouveaux enjeux. Pour mieux les appréhender c’est d’ailleurs le thème de l’ Agora organisée par Syntec RP le 22 mars. C’est à 8h30, presqu’encore l’heure où blanchit la campagne (désolé, je ne connais pas l’expression anglaise).

Bonne lecture !