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Une plateforme de vente aux enchères, développée sur la technologie Blockchain

Tristan Colombet
P-Dg de Domraider

Tristan Colombet, P-Dg de Domraider

Dans le domaine de la blockchain, il y a une entreprise française qui tire son épingle du jeu : Domraider, société Clermontoise de 45 collaborateurs, s’est lancée en 2017 à l’assaut de cette technologie en lançant l’une des premières levées de fonds en cryptomonnaies. Tristan Colombet, P-Dg de Domraider, revient avec nous sur cette première ICO 100% française, et sur le système de ventes aux enchères mis au point par son entreprise.

Pouvez-vous nous présenter Domraider ?

Domraider est une société qui, lors de sa fondation en 2013, était spécialisée dans le rachat de noms de domaine. Depuis 2017, nous nous sommes lancés dans la blockchain : une technologie sécurisée, transparente et évolutive. Nous sommes très ouverts sur l’international et nous comptons aujourd’hui 45 employés qui viennent de toute l’Europe. Nous prévoyons actuellement de renforcer nos équipes, notamment avec des expertises asiatiques.

Domraider a réalisé la première ICO 100% française en 2017. Comment s’est déroulée cette levée de fonds ? 

Avec un objectif de 30 Millions d’euros, cette ICO a fait suite aux 3,5 Millions d’euros déjà levés par des moyens de financement conventionnels. Le principe de cette levée de fonds en cryptomonnaies, pourrait s’apparenter à un mélange entre une introduction en bourse et du crowdfunding : nous avons émis des jetons (des « tokens ») sous une forme cryptographique, que nous avons vendus à des investisseurs en échange d’Ethers et de Bitcoins. Ce mode de financement original nous a permis de faire une levée d’une ampleur que nous n’aurions jamais pu atteindre avec un financement classique. Nous avons pu mobiliser une très large communauté originaire de 115 pays.

Grâce à cette levée, vous lancerez bientôt Auctionity, un système de vente aux enchères utilisant la blockchain. Pouvez-vous nous détailler ce projet ? 

Nous opérions déjà des ventes aux enchères avec les noms de domaine. Lorsque nous nous sommes rendus compte du potentiel de la blockchain, nous n’avons pas hésité une seconde. Cette technologie apporte une totale transparence, la garantie de paiement et de livraison et l’absence de toutes commissions minimum.

Notre plateforme est une communauté ouverte dédiée à la réussite et à la mise en avant des plus belles ventes aux enchères de nouvelle génération.

La première version grand public du site sortira fin septembre. Il sera dédié à l’achat et à la vente de biens digitaux fonctionnant eux aussi grâce à la technologie blockchain. Né il y a moins de 6 mois, ce nouveau type de bien a déjà enregistré des ventes record tel que des animaux virtuels à collectionner, les Cryptokitties, dont le prix de vente de l’un d’eux a récemment dépassé les 140.000$.

Ils seront rapidement rejoints par de nouveaux bien digitaux : des œuvres d’art numériques, des titres de propriété, des licences logicielles, des assurances…

Vous avez été auditionné par la Commission des Finances au sujet des cryptomonnaies et de la blockchain. Quel a été l’enjeu de cette consultation ? 

La Commission des Finances nous a sollicités, ainsi que d’autres acteurs du secteur, afin de partager nos connaissances, notre vécu et notre ambition, notamment en matière d’ICO. L’idée, était d’identifier les difficultés que nous avons rencontrées. Objectif : trouver des pistes pour élaborer un cadre législatif qui permette de les surmonter. La Commission a été très réceptive à notre expérience, et nous avons senti une forte volonté de faire avancer les choses en ce qui concerne cette technologie. Nous avons conscience qu’il reste encore tout à défricher. Il est nécessaire qu’il y ait une régulation, mais elle doit demeurer assez souple pour ne pas freiner l’innovation.

Quel regard portez-vous sur l’avenir de cette technologie ?

L’avènement de la blockchain est comparable à l’apparition d’internet. Nous sommes à l’aube d’une véritable révolution technologique, aux implications globales sur l’économie telle que nous la connaissons. Il faudra du temps avant que cela touche le quotidien de chacun, mais son potentiel est exceptionnel pour supprimer les intermédiaires et accélérer les processus dans de nombreux métiers. C’est une incroyable opportunité de développement.

Tristan Colombet, P-Dg de Domraider

Une plateforme de vente aux enchères, développée sur la technologie Blockchain

juin 3, 2018 9:00 Publié par

Tristan Colombet, P-Dg de Domraider

Dans le domaine de la blockchain, il y a une entreprise française qui tire son épingle du jeu : Domraider, société Clermontoise de 45 collaborateurs, s’est lancée en 2017 à l’assaut de cette technologie en lançant l’une des premières levées de fonds en cryptomonnaies. Tristan Colombet, P-Dg de Domraider, revient avec nous sur cette première ICO 100% française, et sur le système de ventes aux enchères mis au point par son entreprise.

Pouvez-vous nous présenter Domraider ?

Domraider est une société qui, lors de sa fondation en 2013, était spécialisée dans le rachat de noms de domaine. Depuis 2017, nous nous sommes lancés dans la blockchain : une technologie sécurisée, transparente et évolutive. Nous sommes très ouverts sur l’international et nous comptons aujourd’hui 45 employés qui viennent de toute l’Europe. Nous prévoyons actuellement de renforcer nos équipes, notamment avec des expertises asiatiques.

Domraider a réalisé la première ICO 100% française en 2017. Comment s’est déroulée cette levée de fonds ? 

Avec un objectif de 30 Millions d’euros, cette ICO a fait suite aux 3,5 Millions d’euros déjà levés par des moyens de financement conventionnels. Le principe de cette levée de fonds en cryptomonnaies, pourrait s’apparenter à un mélange entre une introduction en bourse et du crowdfunding : nous avons émis des jetons (des « tokens ») sous une forme cryptographique, que nous avons vendus à des investisseurs en échange d’Ethers et de Bitcoins. Ce mode de financement original nous a permis de faire une levée d’une ampleur que nous n’aurions jamais pu atteindre avec un financement classique. Nous avons pu mobiliser une très large communauté originaire de 115 pays.

Grâce à cette levée, vous lancerez bientôt Auctionity, un système de vente aux enchères utilisant la blockchain. Pouvez-vous nous détailler ce projet ? 

Nous opérions déjà des ventes aux enchères avec les noms de domaine. Lorsque nous nous sommes rendus compte du potentiel de la blockchain, nous n’avons pas hésité une seconde. Cette technologie apporte une totale transparence, la garantie de paiement et de livraison et l’absence de toutes commissions minimum.

Notre plateforme est une communauté ouverte dédiée à la réussite et à la mise en avant des plus belles ventes aux enchères de nouvelle génération.

La première version grand public du site sortira fin septembre. Il sera dédié à l’achat et à la vente de biens digitaux fonctionnant eux aussi grâce à la technologie blockchain. Né il y a moins de 6 mois, ce nouveau type de bien a déjà enregistré des ventes record tel que des animaux virtuels à collectionner, les Cryptokitties, dont le prix de vente de l’un d’eux a récemment dépassé les 140.000$.

Ils seront rapidement rejoints par de nouveaux bien digitaux : des œuvres d’art numériques, des titres de propriété, des licences logicielles, des assurances…

Vous avez été auditionné par la Commission des Finances au sujet des cryptomonnaies et de la blockchain. Quel a été l’enjeu de cette consultation ? 

La Commission des Finances nous a sollicités, ainsi que d’autres acteurs du secteur, afin de partager nos connaissances, notre vécu et notre ambition, notamment en matière d’ICO. L’idée, était d’identifier les difficultés que nous avons rencontrées. Objectif : trouver des pistes pour élaborer un cadre législatif qui permette de les surmonter. La Commission a été très réceptive à notre expérience, et nous avons senti une forte volonté de faire avancer les choses en ce qui concerne cette technologie. Nous avons conscience qu’il reste encore tout à défricher. Il est nécessaire qu’il y ait une régulation, mais elle doit demeurer assez souple pour ne pas freiner l’innovation.

Quel regard portez-vous sur l’avenir de cette technologie ?

L’avènement de la blockchain est comparable à l’apparition d’internet. Nous sommes à l’aube d’une véritable révolution technologique, aux implications globales sur l’économie telle que nous la connaissons. Il faudra du temps avant que cela touche le quotidien de chacun, mais son potentiel est exceptionnel pour supprimer les intermédiaires et accélérer les processus dans de nombreux métiers. C’est une incroyable opportunité de développement.

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Cet article a été écrit par wellcom

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