Lorsque les CEO deviennent influenceurs

C’est aujourd’hui une évidence, un(e) PDG de grande ou moyenne entreprise a tout à gagner en étant actif(ve) sur Twitter. Il ou elle peut maîtriser sa parole, son image et par ce biais personnifier son entreprise : lui donner un visage humain en quelque sorte. Fin 2018, une étude Harris Interactive* donne raison aux CEO’s devenus influenceurs, puisque 1 internaute sur 3 suit un compte de PDG.

Pas étonnant que Patrick Pouyanné, PDG de Total, ait annoncé le 11 décembre dernier le versement d’une prime exceptionnelle à ses salariés en exclusivité sur Twitter. L’effet d’annonce a pris une toute autre ampleur, dans la presse et a fortiori sur le grand public. Et c’est ce que désire ce dernier, puisque 70 % des internautes estiment qu’un dirigeant doit avoir un compte Twitter !

 

Pourquoi un(e) CEO doit avoir un compte Twitter ?

C’est une vérité de La Palice, mais un CEO qui tweete ne s’adresse pas uniquement à ses employés, il est lu par l’ensemble des internautes français et étrangers. Partant de ce constat, l’étude menée par Harris Interactive et Twitter nous apprend que 46 % des utilisateurs de Twitter sont à l’affût de l’actualité d’un dirigeant. Ainsi, 30 % des internautes suivent au moins un PDG/haut dirigeant. Ajoutons que parmi ces « followers », 48 % « likent » les contenus publiés, et 46 % tweetent ou retweetent des contenus liés à leurs opinions sur ces mêmes PDG/hauts dirigeants.

Si 65 % des internautes voient l’arrivée de ces comptes comme une opportunité pour les CEO’s, la notoriété de ces derniers en dépend. Professionnellement, ils sont considérés comme plus visionnaires (pour 40 % des internautes), plus transparents (37 %) et plus compétents (31 %). Ils obtiennent une image plus sympathique (41 %), humaine (40 %) et bien évidemment, plus moderne (54 %). Des chiffres convaincants, non ?

Pourquoi les internautes suivent les grands patrons ?

Certes, on peut imaginer que la proximité digitale créée par Twitter entre un internaute et un grand patron (contrairement à la probable impossibilité de créer une proximité réelle) est un élément important. C’est pourquoi les utilisateurs attendent d’eux un ton plus décontracté (37 %) et une plus grande activité (34 %), c’est-à-dire plus d’interactions, de tweets, de retweets…

Parce qu’un internaute va suivre un CEO en fonction de son entreprise, des valeurs et donc de son opinion, mais qu’il va aussi être attentif à son comportement. Les CEO’s ont donc des « profils » bien distincts sur Twitter. Une typologie a d’ailleurs été développée par Claudia Kubowicz Malhotra et Arvind Malhotra dans le MIT Sloan Management Review.

Vous l’aurez compris, si les internautes désirent et apprécient l’activité des CEO’s sur Twitter, la création d’une image positive (humainement et professionnellement) est un travail sensible, de tous les jours et de longue haleine. Être un leader d’opinion était déjà complexe, devenir influenceur l’est tout autant.

*Etude réalisée par Twitter en partenariat avec Harris Interactive en juillet 2018