Eugène Saccomano, Journaliste de RTL et LCI


Eugène SaccomanoDirecteur des sports à Europe 1 en 1996, Eugène Saccomano rejoint RTL en 2001 où il présente l’émission  » On refait le match  » (diffusée également sur LCI) et assure le direct de tous les grands matches de football. Auteur prolixe du ballon rond, ce passionné de Céline a également publié plusieurs romans et essais.

La campagne pour la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2012 bat son plein. Quel rapport peut-on faire avec la Coupe du Monde de football de 1998 ?

Quand on se souvient de l’impact qu’a eu la Coupe de 1998 à Paris, on ne peut qu’être optimiste sur la qualité du dossier que présente notre capitale pour les JO de 2012. Je crois que nous pouvons compter sur la capitalisation de 1998 pour réussir ce formidable pari. Il faut savoir que la Coupe du Monde de football constitue un événement plus important que les JO, en termes d’audience et d’impact populaire. Aussi, si 1998 a été si bien réussi, nul doute que nous avons toutes nos chances pour 2012. Et puis, il faut bien se rendre compte que tous se mobilisent pour cet événement : les autorités, les entreprises et même la population. Et pour cause, les infrastructures réalisées pour le Mondial comme pour les JO restent profitables à la population sur le long terme. Tout le monde a donc intérêt à ce que notre candidature porte ses fruits.

Que pensez-vous du rôle des media dans la réussite éventuelle dans la candidature de Paris 2012 ?

A la différence des media anglo-saxons, on note une très forte implication des media français en faveur de la candidature parisienne. Tous les media hexagonaux s’engagent pour que Paris soit choisi. Les Anglais, quant à eux, conservent la réserve impartiale qui sied à la neutralité de la profession. Mais nous sommes des Latins : expansifs et partiaux, nous nous engageons. Pour preuve, le sponsoring dont fait l’objet Paris 2012, la distribution de pin’s à la population, les sigles affichés sur les écrans par les chaîne de télévision, etc. Il ne faut pas oublier que, par exemple, Londres est en lice pour la compétition. Pour autant, les media britanniques se contentent de faire état jour après jour des informations relatives à la compétition, sans prendre parti. C’est une différence notable.

Il s’est passé un événement assez retentissant sur les Champs Elysées, à Paris, le dimanche 5 juin dernier… preuve que nous ne prenons pas cette candidature à la légère. Que peut-on dire de la pertinence médiatique d’une telle opération ?

L’impact médiatique a été énorme. Même Madrid et Londres, tous deux candidats, s’en sont fait l’écho. Il n’est pas impossible que ces deux capitales en tirent les conséquences en initiant à leur tour des opérations similaires. Ce sont les deux concurrents les plus « dangereux » pour Paris. Mais je crois que cet événement aura pu influencer le Comité Olympique de façon positive. Ce genre de choses ne passe pas inaperçu et cette initiative ne peut que plaider en notre faveur. En tout état de cause, c’est bon pour le rayonnement de Paris et plus généralement pour celui de la France sur d’autres plans. Nous ne pouvons que nous féliciter d’une telle mobilisation.

Eugène Saccomano, Journaliste de RTL et LCI

juin 6, 2005 7:32 Publié par

Eugène SaccomanoDirecteur des sports à Europe 1 en 1996, Eugène Saccomano rejoint RTL en 2001 où il présente l’émission  » On refait le match  » (diffusée également sur LCI) et assure le direct de tous les grands matches de football. Auteur prolixe du ballon rond, ce passionné de Céline a également publié plusieurs romans et essais.

La campagne pour la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2012 bat son plein. Quel rapport peut-on faire avec la Coupe du Monde de football de 1998 ?

Quand on se souvient de l’impact qu’a eu la Coupe de 1998 à Paris, on ne peut qu’être optimiste sur la qualité du dossier que présente notre capitale pour les JO de 2012. Je crois que nous pouvons compter sur la capitalisation de 1998 pour réussir ce formidable pari. Il faut savoir que la Coupe du Monde de football constitue un événement plus important que les JO, en termes d’audience et d’impact populaire. Aussi, si 1998 a été si bien réussi, nul doute que nous avons toutes nos chances pour 2012. Et puis, il faut bien se rendre compte que tous se mobilisent pour cet événement : les autorités, les entreprises et même la population. Et pour cause, les infrastructures réalisées pour le Mondial comme pour les JO restent profitables à la population sur le long terme. Tout le monde a donc intérêt à ce que notre candidature porte ses fruits.

Que pensez-vous du rôle des media dans la réussite éventuelle dans la candidature de Paris 2012 ?

A la différence des media anglo-saxons, on note une très forte implication des media français en faveur de la candidature parisienne. Tous les media hexagonaux s’engagent pour que Paris soit choisi. Les Anglais, quant à eux, conservent la réserve impartiale qui sied à la neutralité de la profession. Mais nous sommes des Latins : expansifs et partiaux, nous nous engageons. Pour preuve, le sponsoring dont fait l’objet Paris 2012, la distribution de pin’s à la population, les sigles affichés sur les écrans par les chaîne de télévision, etc. Il ne faut pas oublier que, par exemple, Londres est en lice pour la compétition. Pour autant, les media britanniques se contentent de faire état jour après jour des informations relatives à la compétition, sans prendre parti. C’est une différence notable.

Il s’est passé un événement assez retentissant sur les Champs Elysées, à Paris, le dimanche 5 juin dernier… preuve que nous ne prenons pas cette candidature à la légère. Que peut-on dire de la pertinence médiatique d’une telle opération ?

L’impact médiatique a été énorme. Même Madrid et Londres, tous deux candidats, s’en sont fait l’écho. Il n’est pas impossible que ces deux capitales en tirent les conséquences en initiant à leur tour des opérations similaires. Ce sont les deux concurrents les plus « dangereux » pour Paris. Mais je crois que cet événement aura pu influencer le Comité Olympique de façon positive. Ce genre de choses ne passe pas inaperçu et cette initiative ne peut que plaider en notre faveur. En tout état de cause, c’est bon pour le rayonnement de Paris et plus généralement pour celui de la France sur d’autres plans. Nous ne pouvons que nous féliciter d’une telle mobilisation.

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