Radio Classique : orchestrer l’anticonformisme


Interview de Donat Vidal-Revel, Directeur général-adjoint en charge de la rédaction de Radio Classique

« Une radio différente allant à contre-courant de « l’infotainment »… c’est en ces termes que se définit aujourd’hui Radio Classique. En cette rentrée 2008, Wellnews a voulu savoir quelles étaient les spécificités de la chaîne à travers le témoignage de Donat Vidal-Revel, Directeur général-adjoint en charge de la rédaction depuis juillet 2008. Diplômé de l’Ecole de journalisme de Nice, Donat Vidal-Revel était depuis 2007 Directeur général délégué en charge de l’information et des programmes de La Chaîne Marseille, diffusée sur la TNT. Il a débuté en 1996 à Europe 1 comme reporter avant de devenir en 1998 correspondant à Nantes pour la région Grand Ouest, puis en 2000 grand reporter envoyé spécial au Proche-Orient. De 2001 à 2005, il a présenté les matinales et le journal de 7h30 sur Europe 1. Enfin, de 2005 à 2006, il y a été présentateur d’Europe Midi Week-end et chroniqueur littéraire.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots la grille de rentrée de Radio Classique ?

Pour la nouvelle matinale, l’objectif, c’est la grande alchimie. Savoir mêler journaux d’information et plages musicales. L’illustration la plus forte c’est la présence d’Eve Ruggieri à 8h15 juste après le journal. Nous avons fait en sorte de faire vivre la musique dans un 6/9 jusque là uniquement axé sur la parole. De la musique qui s’affirme encore plus dans la soirée avec par exemple Olivier Bellamy aux commandes de « L’invité classique », passé en quotidienne, et toujours Gérard Pangon avec « Place de la musique ». Pour revenir sur la matinale, nous l’avons voulue fortement identitaire et riche, mêlant à la fois la musique, l’économie, l’information internationale, politique et culturelle… tout ce qui plaît à nos auditeurs. En maître de cérémonie de cette matinale, une « révolution » : Jean-Luc Hees, un grand professionnel de la radio, une voix connue, un ton, un esprit doté d’une grande élégance. Et puis je voudrais mentionner notre éditorial économique de 8h présenté par une référence en économie, Eric Le Boucher*. Plus globalement, cette année plus que les précédentes, nous avons voulu marquer notre différence devant l’infotainment, le flot continu et omniprésent de la « matière information », par un réel choix dans les sujets, les angles d’attaque… Nous aimons raconter des histoires et c’est ce que nous faisons à travers les diverses émissions de la chaîne.

Quels sont les grands rendez-vous à ne pas manquer cette saison, les « incontournables » ?

La grande nouveauté cette année a lieu tous les jours à 8h15, avec Eve Ruggieri qui vient raconter « Le classique du jour », en lien systématique avec l’actualité. C’est pour nous un bonheur chaque jour renouvelé d’entendre un vrai talent (de conteuse !) nous faire découvrir un classique au quotidien dans une logique d’actualité. Le deuxième incontournable concerne bien entendu la matinale que je viens d’évoquer, dont la structure équilibrée entre découverte musicale et information assoit solidement les matins de Radio Classique. Nicolas Pierron mène ce « Journal du business » à 7h30 avec beaucoup de professionnalisme. Et puis à ne pas manquer, les deux grands événements de Radio Classique. Tout d’abord, Les Elections de l’Opéra, parrainées par Nathalie Dessay : parmi une liste de 50 airs d’opéra, les auditeurs vont élire leur préféré. Enfin, Le Festival Radio Classique qui aura lieu les 13 et 14 juin 2009, à l’Olympia.

Un mot de l’auditoire de Radio Classique… Avez-vous identifié un profil type d’auditeur ? Quelles sont ses spécificités ?

Radio Classique est une marque haut de gamme qui rassemble essentiellement des CSP +, beaucoup de décideurs, des auditeurs plutôt actifs, urbains, curieux et amateurs de belles choses. Radio Classique agit sur notre auditoire comme un antistress, un moment de détente chargé d’émotions fortes. En termes de chiffres, en 3 ans nous sommes passés de 0,8 à 1,7 points d’audience (près de 800 000 auditeurs), soit le doublement de notre audience. Accessoirement, cela constitue la deuxième plus forte progression en 3 ans (derrière RMC) !

*Journaliste à L’Usine Nouvelle, puis au Matin de Paris et au quotidien Le Monde (1983-2008). Il est nommé Directeur de la rédaction du magazine économique Enjeux-Les Echos en 2008.

Radio Classique : orchestrer l’anticonformisme

octobre 10, 2008 10:33 Publié par

Interview de Donat Vidal-Revel, Directeur général-adjoint en charge de la rédaction de Radio Classique

« Une radio différente allant à contre-courant de « l’infotainment »… c’est en ces termes que se définit aujourd’hui Radio Classique. En cette rentrée 2008, Wellnews a voulu savoir quelles étaient les spécificités de la chaîne à travers le témoignage de Donat Vidal-Revel, Directeur général-adjoint en charge de la rédaction depuis juillet 2008. Diplômé de l’Ecole de journalisme de Nice, Donat Vidal-Revel était depuis 2007 Directeur général délégué en charge de l’information et des programmes de La Chaîne Marseille, diffusée sur la TNT. Il a débuté en 1996 à Europe 1 comme reporter avant de devenir en 1998 correspondant à Nantes pour la région Grand Ouest, puis en 2000 grand reporter envoyé spécial au Proche-Orient. De 2001 à 2005, il a présenté les matinales et le journal de 7h30 sur Europe 1. Enfin, de 2005 à 2006, il y a été présentateur d’Europe Midi Week-end et chroniqueur littéraire.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots la grille de rentrée de Radio Classique ?

Pour la nouvelle matinale, l’objectif, c’est la grande alchimie. Savoir mêler journaux d’information et plages musicales. L’illustration la plus forte c’est la présence d’Eve Ruggieri à 8h15 juste après le journal. Nous avons fait en sorte de faire vivre la musique dans un 6/9 jusque là uniquement axé sur la parole. De la musique qui s’affirme encore plus dans la soirée avec par exemple Olivier Bellamy aux commandes de « L’invité classique », passé en quotidienne, et toujours Gérard Pangon avec « Place de la musique ». Pour revenir sur la matinale, nous l’avons voulue fortement identitaire et riche, mêlant à la fois la musique, l’économie, l’information internationale, politique et culturelle… tout ce qui plaît à nos auditeurs. En maître de cérémonie de cette matinale, une « révolution » : Jean-Luc Hees, un grand professionnel de la radio, une voix connue, un ton, un esprit doté d’une grande élégance. Et puis je voudrais mentionner notre éditorial économique de 8h présenté par une référence en économie, Eric Le Boucher*. Plus globalement, cette année plus que les précédentes, nous avons voulu marquer notre différence devant l’infotainment, le flot continu et omniprésent de la « matière information », par un réel choix dans les sujets, les angles d’attaque… Nous aimons raconter des histoires et c’est ce que nous faisons à travers les diverses émissions de la chaîne.

Quels sont les grands rendez-vous à ne pas manquer cette saison, les « incontournables » ?

La grande nouveauté cette année a lieu tous les jours à 8h15, avec Eve Ruggieri qui vient raconter « Le classique du jour », en lien systématique avec l’actualité. C’est pour nous un bonheur chaque jour renouvelé d’entendre un vrai talent (de conteuse !) nous faire découvrir un classique au quotidien dans une logique d’actualité. Le deuxième incontournable concerne bien entendu la matinale que je viens d’évoquer, dont la structure équilibrée entre découverte musicale et information assoit solidement les matins de Radio Classique. Nicolas Pierron mène ce « Journal du business » à 7h30 avec beaucoup de professionnalisme. Et puis à ne pas manquer, les deux grands événements de Radio Classique. Tout d’abord, Les Elections de l’Opéra, parrainées par Nathalie Dessay : parmi une liste de 50 airs d’opéra, les auditeurs vont élire leur préféré. Enfin, Le Festival Radio Classique qui aura lieu les 13 et 14 juin 2009, à l’Olympia.

Un mot de l’auditoire de Radio Classique… Avez-vous identifié un profil type d’auditeur ? Quelles sont ses spécificités ?

Radio Classique est une marque haut de gamme qui rassemble essentiellement des CSP +, beaucoup de décideurs, des auditeurs plutôt actifs, urbains, curieux et amateurs de belles choses. Radio Classique agit sur notre auditoire comme un antistress, un moment de détente chargé d’émotions fortes. En termes de chiffres, en 3 ans nous sommes passés de 0,8 à 1,7 points d’audience (près de 800 000 auditeurs), soit le doublement de notre audience. Accessoirement, cela constitue la deuxième plus forte progression en 3 ans (derrière RMC) !

*Journaliste à L’Usine Nouvelle, puis au Matin de Paris et au quotidien Le Monde (1983-2008). Il est nommé Directeur de la rédaction du magazine économique Enjeux-Les Echos en 2008.

Tags : ,

Classés dans :

Cet article a été écrit par wellcom

Les commentaires sont fermés.