-

Jean-Marc Sylvestre donne de l’éco aux dimanches


Interview de Jean-Marc Sylvestre, Animateur des « Clés de l’Eco » sur i-Télé

Plus que jamais, l’économie est au cœur de l’actualité. Pour mieux la décrypter, Jean-Marc Sylvestre, propose depuis la rentrée « Les Clés de l’Eco » sur i-Télé, tous les dimanche »… Une occasion que Wellnews ne pouvait pas manquer.
Diplômé de l’université Paris-Dauphine, Jean-Marc Sylvestre commence sa carrière de journaliste en 1973 pour le magazine l’Expansion. Treize ans plus tard, il est éditorialiste à France Inter, puis rédacteur en chef du service économique et social de TF1. De 1994 à
2008, il anime l’émission « Décideur » ainsi que « Le Club de l’Economie ». Il sera ensuite rédacteur en chef et présentateur de l’émission « Les Coulisses de l’Economie » sur TF1.

Vous présentez, depuis la rentrée de septembre, Les Clés de l’Eco tous les dimanches à 11h30, 14h et 15h (30 minutes) sur i-Télé. Pouvez-vous définir en quelques mots la ligne éditoriale de l’émission ?
Les Clés de l’Eco ont l’ambition de décoder et d’expliquer les faits les plus importants de l’actualité économique et sociale. Entre la crise et les grèves, entre la mondialisation, le chômage et la fortune des financiers, l’opinion ne comprend pas la cohérence de tout cela et ne comprenant pas ce qui se passe. Les faits et les chiffres leur paraissent inabordables d’où la grogne et parfois la colère. Cette émission doit donner quelques clefs d’explication.

Une émission économique le dimanche, n’est-ce pas quelque peu « décalé » ?
Décalé par rapport à quoi ? Et si c’est décalé, ce sera à la mode. L’émission ne doit pas être ennuyeuse. Elle doit permettre de prendre un peu de recul par rapport à l’actualité.

Plus largement, que peut-on dire de la santé de notre économie après déjà 2 ans de crise caractérisée ?
Comme disent les dirigeants Chinois à qui on posait la même question :
– En un mot comment va l’économie ? En un mot, bien !
– Et en deux mots ? En deux mots, pas bien !
L’année 2011 va être compliquée. La crise que nous traversons n’est pas une crise de conjoncture, c’est une crise qui marque une rupture structurelle importante. Il va falloir que les pays riches, dont nous faisons partie, acceptent l’arrivée dans le concert mondial de pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil. Il va falloir travailler et consommer autrement, partager les richesses et le travail. Et cela, les Occidentaux ont du mal à l’accepter.