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Jean Louis Servan Schreiber


Entretien exclusif avec Jean Louis Servan Schreiber, avant tout homme de presse, qui a été aux commandes notamment de l’Express, l’Expansion ou encore Psychologie Magazine.
Après «Trop vite », qui dénonçait la tyrannie du court terme, Jean Louis Servan Schreiber, pionnier du développement personnel et de la gestion du temps, nous présente aujourd’hui son nouvel ouvrage intitulé « aimer (quand même) le XXIe siècle ».

Dans « aimer (quand même) leXXIe siècle », vous proposez une vision plus optimiste du monde où vont vivre nos enfants (dans « Trop Vite » vos conclusions étaient pessimistes). Qu’y a-t-il de changé ?

La portée du regard. Trop vite était sur le court termisme, or à cinq ou dix ans tout semble problématique, voire insoluble. Mais dans ce livre, j’essaye de montrer qu’en prenant une vue plus large, un recul historique, les raisons d’optimisme peuvent l’emporter.
Si notre XXIe siècle semble plutôt inquiétant, il nous revient de faire en sorte de déjouer ce pessimisme ambiant. Mais pour cela il nous faut d’abord comprendre ce qui est en train de changer. Par exemple, à la fin du XXe siècle, l’écologie, pour ne prendre qu’elle, était une préoccupation de quelques sympathiques groupuscules. Désormais elle est au centre de toute perspective d’avenir.

Vous décrivez une folie du numérique. Y a-t-il une vie en dehors des écrans ?

Pour l’instant nous sommes dans le « tout nouveau tout beau. » Le numérique fascine et envahit tout. Certes nous ne pourrons plus nous en passer, mais on commence à comprendre qu’il faut reprendre une certaine distance pour continuer à en profiter, sans tomber dans l’addiction. L’expliquer est un des objectifs de mon livre.

Pourquoi devrions-nous « aimer quand même » un siècle tout juste adolescent ?

Tout simplement parce que notre avenir et celui de nos enfants va s’y dérouler. Il ne sert de rien de maudire son époque. D’abord parce qu’à l’examen elle n’est pas si inquiétante, ensuite parce que j’ai foi dans la capacité de notre espèce à poursuivre son progrès vers plus d’humanité.
Certes de gros nuages chargent notre ciel, mais tout mon livre s’efforce de montrer que s’en tenir à cette première impression relèverait du court termisme historique. Tous les espoirs sont encore permis si nous savons combiner lucidité et optimisme.

Visualiser la vidéo.
« aimer (quand même) leXXIe siècle » –  En vente le 12 septembre, 10 € en librairie – 6,70 € en version numérique – www.albin-michel.fr

Biographie en bref
Né dans une famille de presse, Jean Louis Servan Schreiber entre, après Science Pô, aux Echos dont il prend la direction de la rédaction. Quatre ans plus tard, il rejoint son frère Jean-Jacques à L’Express, pour faire de ce dernier le premier « news magazine» français. A 29 ans, JLSS lance L’Expansion et développe, pendant vingt-cinq ans, le premier groupe de presse économique français, puis européen. En 1994, repartant « à la base » il dirige pendant quatre ans au Maroc La Vie économique, principal hebdomadaire du pays à l’époque, qu’il vend en 1997 pour relancer « Psychologies Magazine ». Avec sa femme Perla, il en fera passer la diffusion de 75 000 à 350 000 exemplaires. En 2008, il vend Psychologies Magazine au groupe Lagardère. Il écrit « Trop vite ! les risques du court termisme actuel. »

Depuis 2007, JLSS a créé et présidé la section française de l’ONG Human Rights Watch. En 2010, il lance avec sa femme Perla le bimestriel CLES. Mélomane, JLSS a créé Radio Classique en 1982.

Jean Louis Servan Schreiber

septembre 4, 2012 1:10 Publié par

Entretien exclusif avec Jean Louis Servan Schreiber, avant tout homme de presse, qui a été aux commandes notamment de l’Express, l’Expansion ou encore Psychologie Magazine.
Après «Trop vite », qui dénonçait la tyrannie du court terme, Jean Louis Servan Schreiber, pionnier du développement personnel et de la gestion du temps, nous présente aujourd’hui son nouvel ouvrage intitulé « aimer (quand même) le XXIe siècle ».

Dans « aimer (quand même) leXXIe siècle », vous proposez une vision plus optimiste du monde où vont vivre nos enfants (dans « Trop Vite » vos conclusions étaient pessimistes). Qu’y a-t-il de changé ?

La portée du regard. Trop vite était sur le court termisme, or à cinq ou dix ans tout semble problématique, voire insoluble. Mais dans ce livre, j’essaye de montrer qu’en prenant une vue plus large, un recul historique, les raisons d’optimisme peuvent l’emporter.
Si notre XXIe siècle semble plutôt inquiétant, il nous revient de faire en sorte de déjouer ce pessimisme ambiant. Mais pour cela il nous faut d’abord comprendre ce qui est en train de changer. Par exemple, à la fin du XXe siècle, l’écologie, pour ne prendre qu’elle, était une préoccupation de quelques sympathiques groupuscules. Désormais elle est au centre de toute perspective d’avenir.

Vous décrivez une folie du numérique. Y a-t-il une vie en dehors des écrans ?

Pour l’instant nous sommes dans le « tout nouveau tout beau. » Le numérique fascine et envahit tout. Certes nous ne pourrons plus nous en passer, mais on commence à comprendre qu’il faut reprendre une certaine distance pour continuer à en profiter, sans tomber dans l’addiction. L’expliquer est un des objectifs de mon livre.

Pourquoi devrions-nous « aimer quand même » un siècle tout juste adolescent ?

Tout simplement parce que notre avenir et celui de nos enfants va s’y dérouler. Il ne sert de rien de maudire son époque. D’abord parce qu’à l’examen elle n’est pas si inquiétante, ensuite parce que j’ai foi dans la capacité de notre espèce à poursuivre son progrès vers plus d’humanité.
Certes de gros nuages chargent notre ciel, mais tout mon livre s’efforce de montrer que s’en tenir à cette première impression relèverait du court termisme historique. Tous les espoirs sont encore permis si nous savons combiner lucidité et optimisme.

Visualiser la vidéo.
« aimer (quand même) leXXIe siècle » –  En vente le 12 septembre, 10 € en librairie – 6,70 € en version numérique – www.albin-michel.fr

Biographie en bref
Né dans une famille de presse, Jean Louis Servan Schreiber entre, après Science Pô, aux Echos dont il prend la direction de la rédaction. Quatre ans plus tard, il rejoint son frère Jean-Jacques à L’Express, pour faire de ce dernier le premier « news magazine» français. A 29 ans, JLSS lance L’Expansion et développe, pendant vingt-cinq ans, le premier groupe de presse économique français, puis européen. En 1994, repartant « à la base » il dirige pendant quatre ans au Maroc La Vie économique, principal hebdomadaire du pays à l’époque, qu’il vend en 1997 pour relancer « Psychologies Magazine ». Avec sa femme Perla, il en fera passer la diffusion de 75 000 à 350 000 exemplaires. En 2008, il vend Psychologies Magazine au groupe Lagardère. Il écrit « Trop vite ! les risques du court termisme actuel. »

Depuis 2007, JLSS a créé et présidé la section française de l’ONG Human Rights Watch. En 2010, il lance avec sa femme Perla le bimestriel CLES. Mélomane, JLSS a créé Radio Classique en 1982.

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