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Antoine Guélaud, directeur de la rédaction de TF1

Antoine Guélaud, directeur de la rédaction de TF1

Antoine Guélaud
Directeur de la Rédaction de TF1

Entré à TF1 en 1991, en qualité de reporter au service des Informations Générales, Antoine Guélaud dirige aujourd’hui une rédaction de plus de 200 journalistes.

Rencontre avec un journaliste qui nous livre sa vision de l’évolution d’un métier, bouleversé par le tout digital.

 

Vous avez grandi à TF1 et vous êtes aujourd’hui le directeur de la rédaction de la chaîne.
Quel regard portez-vous sur l’évolution du medium télé ?
En 20 ans ce qui a évidemment beaucoup évolué, c’est le nombre de médias. A l’époque un événement était couvert par  4 ou 5 journalistes de télévision, aujourd’hui il y en a plusieurs dizaines !

Ce qui a aussi changé c’est le matériel, beaucoup plus léger qu’avant !  Au début des années 90, une équipe partait avec des caisses de matériel dans un avion et c’était très lourd et compliqué, aujourd’hui une équipe part avec un simple sac à dos et un ordinateur. Nous avons gagné en agilité.

Enfin, l’information circule beaucoup plus vite qu’avant !  Aujourd’hui on peut quasiment envoyer des images en temps réel, ou se mettre en position de direct dès qu’on arrive quelque part.

On a donc gagné un temps fou en matière de transmission de l’info. Cela a remis en cause beaucoup de choses dans la manière de traiter l’information.

Ensuite, on a assisté à un éparpillement de l’information, présente partout, sur des supports nouveaux. Les réseaux sociaux ont joué un grand rôle dans le « journalisme » en temps réel. Je pense à deux événements significatifs majeurs : l’avion qui a amerri sur l’Hudson River en plein New York ou bien encore l’arrestation de Dominique Strauss Kahn à New-York. Ce sont en effet des tweets qui ont appris au monde entier ces deux événements !

Dans ce contexte, il est indispensable de prendre une certaine distance avec cette instantanéité. De ne pas confondre vitesse et précipitation. Et plus que jamais c’est le rôle d’une grande chaîne comme TF1 de se poser les bonnes questions avant de mettre à l’antenne une information et de faire preuve d’une rigueur sans faille. Il en va de la crédibilité d’un grand rendez-vous d’information. A cet égard, les journalistes spécialisés de la rédaction, capables de prendre du recul et aptes à apprécier une information nouvelle ou soi-disant nouvelle, sont précieux et même indispensables. Aujourd’hui les gens sont surinformés et les JT de TF1 doivent savoir faire les bons choix. On s’interroge donc en permanence sur les sujets que nous traitons, sur la pertinence de donner plus de place à une information plutôt qu’à une autre.

 

Comment TF1 réagit et s’adapte à cette nouvelle manière de communiquer ?
Nous nous sommes adaptés aux réseaux il y a déjà un moment avec un « community manager », une « social room », par exemple. Pour l’information, les journalistes disposent, pour certains d’entre eux, de comptes Twitter, dans des domaines de spécialité différents, sur lesquels ils peuvent suivre leurs interlocuteurs et être au courant de ce qui se passe. Twitter a une fonction d’alerte, d’échanges évidemment important. Et nous recensons un million deux cent mille abonnés au compte Twitter de TF1, ce qui est considérable.

On a aussi fait deux « hang out » récemment, c’était très novateur et instructif. Le premier avec et autour de Jean-Pierre Pernaut et d’internautes-téléspectateurs du JT de 13 heures. Pour renforcer la proximité et prendre en compte les remarques d’un public exigeant. Le second à l’occasion du 70ème anniversaire du débarquement de Normandie. Il s’est déroulé au mémorial de Caen, en collaboration avec Google, en direct et animé par Anne-Claire Coudray. Cela a permis, via un système de chat vidéo international, de dialoguer avec des historiens, des vétérans et des jeunes, partout dans le monde. C’était passionnant ! On s’inscrit dans ce mouvement.

Les nouvelles technologies, c’est évidemment quelque chose de très important quand on les utilise à bon escient et il faut que cela fasse sens. Je déteste tout ce qui est artificiel !

 

Vous conservez une audience très forte, comment adaptez-vous votre ligne éditoriale ?
Dans un contexte de multiplication des supports, des écrans,  la télévision peut parfois faire figure de dinosaure. Ce n’est pas du tout la réalité ! Des oracles pas très clairvoyants proclament la mort des grands rendez-vous d’information depuis près de 20 ans. J’entends ça depuis mon arrivée à TF1 ! Or je pense qu’on n’a pas fini d’entendre parler des « grands-messes » de l’info. Les Français ont besoin d’avoir un rendez-vous fédérateur où l’on va plus loin que l’information en temps réel que je décrivais plus haut.

J’ai souvent entendu Patrick Bourrat (ndlr : grand reporter de TF1 mort au Koweït) dire que les journalistes sont les « instituteurs de l’actualité ». A  TF1, nous essayons justement de rendre accessible au plus grand nombre un maximum de sujets complexes, en expliquant, en décryptant, en analysant. En allant plus loin que les autres. C’est la « valeur ajoutée » de nos rendez-vous d’information. Et c’est important qu’une chaîne comme la nôtre, à travers de grandes éditions du JT (le 13 heures, le 20 heures, les journaux du week-end), avec des présentateurs bien identifiés et reconnus du public, continue à apporter cette expertise, cette manière de découvrir le monde tel qu’il va…ou pas ! Il est d’ailleurs fondamental de ne pas seulement évoquer dans un JT ce qui ne marche pas. Il faut participer à donner des solutions, à susciter un peu d’espoir. D’ailleurs cette année je fais partie du jury du prix de l’association « Reporters d’Espoirs » qui fait un travail remarquable au service d’une information différente, pas seulement vue à travers un filtre négatif.

 

Vous dirigez une équipe de plus de 200 journalistes.  Avez-vous encore le temps de vous consacrer à votre métier de journaliste ? Comment votre fonction a-t-elle évoluée ?
Je suis entré à TF1 en 1991. J’ai été sur le terrain pendant une dizaine d’années, avant de diriger des équipes, notamment au service société. A un moment donné, dans une vie professionnelle, des choix s’imposent. Je suis donc devenu aujourd’hui sédentaire, après avoir eu une vie de nomade ! Il y a un esprit collectif formidable à la rédaction qui est une force incroyable.

Mais je n’ai jamais abandonné une forme d’idéal : informer le plus grand nombre en faisant preuve de pédagogie et en cherchant les meilleures idées. En effet, la matière grise est l’un des biens les plus précieux des journalistes. Et je suis fier quand les journalistes de TF1 ont les meilleures idées !

Et puis, je ne suis pas un rond de cuir ! Je mets mon énergie au service de l’antenne, du JT ! A plusieurs reprises dans l’année, j’endosse d’ailleurs avec plaisir et passion l’habit de rédacteur en chef d’un JT (par exemple l’été en remplacement des titulaires partis en vacances). L’exercice me permet de rester ancré au plus près de la pratique des uns et des autres.

Par ailleurs, je continue ce que j’ai entrepris il y a des années : l’enseignement, la transmission. J’ai toujours enseigné, notamment à l’Ecole de Journalisme de Lille et je suis depuis le mois de janvier dernier professeur associé à Sciences Po. C’est important de rester au contact des jeunes générations et de façon plus générale, au contact du réel. C’est la meilleure des remises en cause possible ! Il existe un danger majeur pour les journalistes : qu’ils se coupent du monde réel, de la société et qu’à terme ils n’intéressent plus personne. Parce qu’ils vivent dans une sorte d’entre soi, parce qu’ils habitent dans les mêmes quartiers, parce qu’ils ont le même carnet d’adresses, parce qu’ils sont très parisiens et que du coup ils risquent de passer à côté des préoccupations des Français. Rester connecté avec le monde réel, voilà le défi. A cet égard, notre réseau de correspondants en région, partout en France, joue un rôle fondamental. 

 

A l’aube de la rentrée, quelques informations à partager avec nos lecteurs concernant les nouveautés (programmes, projet personnel) ?
Nous avons réalisé une très belle année, marquée par une séquence politique riche et réussie, et avec des opérations spéciales très suivies (commémorations du 6 juin, 14 juillet). Nous abordons une nouvelle saison et croyez-moi nous sommes en mouvement perpétuel ! Il ne faut jamais rester dans une forme de confort. Surtout quand on a cette position de leader.

Un journal télévisé, c’est une mécanique particulière, précise, qui ne connaît pas de révolution mais toute une série d’évolutions permanentes, et c’est essentiel. Nous venons donc d’apporter quelques modifications aux titres du JT de 20 heures, qui sont en quelque sorte la vitrine, le menu du journal. Et puis nous allons aussi proposer, parmi bien d’autres choses, une rubrique sur des personnes qui par leur action, leur comportement remarquable méritent justement d’être remarquées et d’être mises à l’honneur. Le dimanche, le « Zoom sur » une ville française ou étrangère ou sur un lieu emblématique va aussi évoluer.

Sur le plan personnel, j’ai un projet de livre sur lequel je travaille actuellement. Il est toujours important de trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et ses aventures personnelles. Un équilibre évidemment fragile mais que j’essaie de préserver au maximum. Et comme j’ai la chance d’avoir cinq enfants, je suis en train d’écrire sur le bonheur mais aussi sur la difficulté d’être (un bon) père. Ce sera un roman en partie autobiographique, réaliste donc car les enfants, ce n’est pas toujours une sinécure, mais drôle aussi parce que je les aime comme ils sont !

Antoine Guélaud, directeur de la rédaction de TF1

septembre 1, 2014 7:56 Publié par

Entré à TF1 en 1991, en qualité de reporter au service des Informations Générales, Antoine Guélaud dirige aujourd’hui une rédaction de plus de 200 journalistes.

Rencontre avec un journaliste qui nous livre sa vision de l’évolution d’un métier, bouleversé par le tout digital.

 

Vous avez grandi à TF1 et vous êtes aujourd’hui le directeur de la rédaction de la chaîne.
Quel regard portez-vous sur l’évolution du medium télé ?
En 20 ans ce qui a évidemment beaucoup évolué, c’est le nombre de médias. A l’époque un événement était couvert par  4 ou 5 journalistes de télévision, aujourd’hui il y en a plusieurs dizaines !

Ce qui a aussi changé c’est le matériel, beaucoup plus léger qu’avant !  Au début des années 90, une équipe partait avec des caisses de matériel dans un avion et c’était très lourd et compliqué, aujourd’hui une équipe part avec un simple sac à dos et un ordinateur. Nous avons gagné en agilité.

Enfin, l’information circule beaucoup plus vite qu’avant !  Aujourd’hui on peut quasiment envoyer des images en temps réel, ou se mettre en position de direct dès qu’on arrive quelque part.

On a donc gagné un temps fou en matière de transmission de l’info. Cela a remis en cause beaucoup de choses dans la manière de traiter l’information.

Ensuite, on a assisté à un éparpillement de l’information, présente partout, sur des supports nouveaux. Les réseaux sociaux ont joué un grand rôle dans le « journalisme » en temps réel. Je pense à deux événements significatifs majeurs : l’avion qui a amerri sur l’Hudson River en plein New York ou bien encore l’arrestation de Dominique Strauss Kahn à New-York. Ce sont en effet des tweets qui ont appris au monde entier ces deux événements !

Dans ce contexte, il est indispensable de prendre une certaine distance avec cette instantanéité. De ne pas confondre vitesse et précipitation. Et plus que jamais c’est le rôle d’une grande chaîne comme TF1 de se poser les bonnes questions avant de mettre à l’antenne une information et de faire preuve d’une rigueur sans faille. Il en va de la crédibilité d’un grand rendez-vous d’information. A cet égard, les journalistes spécialisés de la rédaction, capables de prendre du recul et aptes à apprécier une information nouvelle ou soi-disant nouvelle, sont précieux et même indispensables. Aujourd’hui les gens sont surinformés et les JT de TF1 doivent savoir faire les bons choix. On s’interroge donc en permanence sur les sujets que nous traitons, sur la pertinence de donner plus de place à une information plutôt qu’à une autre.

 

Comment TF1 réagit et s’adapte à cette nouvelle manière de communiquer ?
Nous nous sommes adaptés aux réseaux il y a déjà un moment avec un « community manager », une « social room », par exemple. Pour l’information, les journalistes disposent, pour certains d’entre eux, de comptes Twitter, dans des domaines de spécialité différents, sur lesquels ils peuvent suivre leurs interlocuteurs et être au courant de ce qui se passe. Twitter a une fonction d’alerte, d’échanges évidemment important. Et nous recensons un million deux cent mille abonnés au compte Twitter de TF1, ce qui est considérable.

On a aussi fait deux « hang out » récemment, c’était très novateur et instructif. Le premier avec et autour de Jean-Pierre Pernaut et d’internautes-téléspectateurs du JT de 13 heures. Pour renforcer la proximité et prendre en compte les remarques d’un public exigeant. Le second à l’occasion du 70ème anniversaire du débarquement de Normandie. Il s’est déroulé au mémorial de Caen, en collaboration avec Google, en direct et animé par Anne-Claire Coudray. Cela a permis, via un système de chat vidéo international, de dialoguer avec des historiens, des vétérans et des jeunes, partout dans le monde. C’était passionnant ! On s’inscrit dans ce mouvement.

Les nouvelles technologies, c’est évidemment quelque chose de très important quand on les utilise à bon escient et il faut que cela fasse sens. Je déteste tout ce qui est artificiel !

 

Vous conservez une audience très forte, comment adaptez-vous votre ligne éditoriale ?
Dans un contexte de multiplication des supports, des écrans,  la télévision peut parfois faire figure de dinosaure. Ce n’est pas du tout la réalité ! Des oracles pas très clairvoyants proclament la mort des grands rendez-vous d’information depuis près de 20 ans. J’entends ça depuis mon arrivée à TF1 ! Or je pense qu’on n’a pas fini d’entendre parler des « grands-messes » de l’info. Les Français ont besoin d’avoir un rendez-vous fédérateur où l’on va plus loin que l’information en temps réel que je décrivais plus haut.

J’ai souvent entendu Patrick Bourrat (ndlr : grand reporter de TF1 mort au Koweït) dire que les journalistes sont les « instituteurs de l’actualité ». A  TF1, nous essayons justement de rendre accessible au plus grand nombre un maximum de sujets complexes, en expliquant, en décryptant, en analysant. En allant plus loin que les autres. C’est la « valeur ajoutée » de nos rendez-vous d’information. Et c’est important qu’une chaîne comme la nôtre, à travers de grandes éditions du JT (le 13 heures, le 20 heures, les journaux du week-end), avec des présentateurs bien identifiés et reconnus du public, continue à apporter cette expertise, cette manière de découvrir le monde tel qu’il va…ou pas ! Il est d’ailleurs fondamental de ne pas seulement évoquer dans un JT ce qui ne marche pas. Il faut participer à donner des solutions, à susciter un peu d’espoir. D’ailleurs cette année je fais partie du jury du prix de l’association « Reporters d’Espoirs » qui fait un travail remarquable au service d’une information différente, pas seulement vue à travers un filtre négatif.

 

Vous dirigez une équipe de plus de 200 journalistes.  Avez-vous encore le temps de vous consacrer à votre métier de journaliste ? Comment votre fonction a-t-elle évoluée ?
Je suis entré à TF1 en 1991. J’ai été sur le terrain pendant une dizaine d’années, avant de diriger des équipes, notamment au service société. A un moment donné, dans une vie professionnelle, des choix s’imposent. Je suis donc devenu aujourd’hui sédentaire, après avoir eu une vie de nomade ! Il y a un esprit collectif formidable à la rédaction qui est une force incroyable.

Mais je n’ai jamais abandonné une forme d’idéal : informer le plus grand nombre en faisant preuve de pédagogie et en cherchant les meilleures idées. En effet, la matière grise est l’un des biens les plus précieux des journalistes. Et je suis fier quand les journalistes de TF1 ont les meilleures idées !

Et puis, je ne suis pas un rond de cuir ! Je mets mon énergie au service de l’antenne, du JT ! A plusieurs reprises dans l’année, j’endosse d’ailleurs avec plaisir et passion l’habit de rédacteur en chef d’un JT (par exemple l’été en remplacement des titulaires partis en vacances). L’exercice me permet de rester ancré au plus près de la pratique des uns et des autres.

Par ailleurs, je continue ce que j’ai entrepris il y a des années : l’enseignement, la transmission. J’ai toujours enseigné, notamment à l’Ecole de Journalisme de Lille et je suis depuis le mois de janvier dernier professeur associé à Sciences Po. C’est important de rester au contact des jeunes générations et de façon plus générale, au contact du réel. C’est la meilleure des remises en cause possible ! Il existe un danger majeur pour les journalistes : qu’ils se coupent du monde réel, de la société et qu’à terme ils n’intéressent plus personne. Parce qu’ils vivent dans une sorte d’entre soi, parce qu’ils habitent dans les mêmes quartiers, parce qu’ils ont le même carnet d’adresses, parce qu’ils sont très parisiens et que du coup ils risquent de passer à côté des préoccupations des Français. Rester connecté avec le monde réel, voilà le défi. A cet égard, notre réseau de correspondants en région, partout en France, joue un rôle fondamental. 

 

A l’aube de la rentrée, quelques informations à partager avec nos lecteurs concernant les nouveautés (programmes, projet personnel) ?
Nous avons réalisé une très belle année, marquée par une séquence politique riche et réussie, et avec des opérations spéciales très suivies (commémorations du 6 juin, 14 juillet). Nous abordons une nouvelle saison et croyez-moi nous sommes en mouvement perpétuel ! Il ne faut jamais rester dans une forme de confort. Surtout quand on a cette position de leader.

Un journal télévisé, c’est une mécanique particulière, précise, qui ne connaît pas de révolution mais toute une série d’évolutions permanentes, et c’est essentiel. Nous venons donc d’apporter quelques modifications aux titres du JT de 20 heures, qui sont en quelque sorte la vitrine, le menu du journal. Et puis nous allons aussi proposer, parmi bien d’autres choses, une rubrique sur des personnes qui par leur action, leur comportement remarquable méritent justement d’être remarquées et d’être mises à l’honneur. Le dimanche, le « Zoom sur » une ville française ou étrangère ou sur un lieu emblématique va aussi évoluer.

Sur le plan personnel, j’ai un projet de livre sur lequel je travaille actuellement. Il est toujours important de trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et ses aventures personnelles. Un équilibre évidemment fragile mais que j’essaie de préserver au maximum. Et comme j’ai la chance d’avoir cinq enfants, je suis en train d’écrire sur le bonheur mais aussi sur la difficulté d’être (un bon) père. Ce sera un roman en partie autobiographique, réaliste donc car les enfants, ce n’est pas toujours une sinécure, mais drôle aussi parce que je les aime comme ils sont !

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Cet article a été écrit par wellcom

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