HERVE MATHOUX : MASCOTTE DU BALLON ROND !

Chaque dimanche soir avec Canal Football Club, il gagne les faveurs de Monsieur, aux dépens de la paix des ménages ! Est-il encore besoin de présenter Hervé Mathoux, animateur fétiche des adeptes du ballon rond, titré deux années successives « Meilleur journaliste sportif » ?

PassionnĂ© de football depuis sa plus tendre enfance, gardien de but Ă  l’ASPTT Clermont-Ferrand, HervĂ© Mathoux intègre en 1990, au sortir de l’Institut Pratique de Journalisme, le service des sports de TF1. En tĂŞte de pont lors des moments forts de l’histoire du football, il fait vibrer les français Ă  l’occasion du Championnat d’Europe de football en 1996, de la Coupe du Monde en 1998, des Jeux Olympiques d’Atlanta et PĂ©kin mais aussi de tant d’autres grands Ă©vĂ©nements.

Chez Canal+ depuis 1998 oĂą il prĂ©sente de nombreuses Ă©missions parmi lesquelles L’Équipe du dimanche et aujourd’hui Canal Football Club, Ă©lue « Meilleure Ă©mission de sport » Ă  plusieurs reprises, HervĂ© Mathoux est Ă©galement, depuis 8 ans dĂ©jĂ , le commentateur du jeu culte FIFA ! Interview de cette figure de proue du journalisme footballistique, aussi sympathique qu’HervĂ© « Miaou », sa marionnette des Guignols de l’info ! En tĂ©moignent ses 220 000 abonnĂ©s Twitter !

 

1/ Comment est née cette passion du foot ? Etait-ce évident que vous alliez faire carrière autour de cet univers ?

La passion du foot nait généralement dans l’enfance et est effectivement née très tôt chez moi. Je suis d’une génération qui a connu l’épopée des Verts de Saint-Etienne quand j’avais 10 ans, cela marque les esprits ! Lorsque j’étais enfant, je lisais des journaux qui parlaient notamment de foot mais je n’avais pas nécessairement en tête de faire carrière dans ce secteur. J’ai d’abord commencé par des études de lettres, ensuite de journalisme et je ne suis pas sûr que les gens de mon école avaient à l’époque connaissance de ma passion pour le foot. Je n’ai jamais voulu être identifié comme le journaliste sportif strictement cantonné au foot car j’aurais pu travailler dans un tout autre domaine. Cette trajectoire est liée à l’opportunité qui m’a été donnée de rejoindre un secteur passionnel pour moi. La passion est indispensable pour travailler dans le sport. Pour autant, elle n’est pas suffisante !

2/ Le « Canal Football Club » est régulièrement cité comme la meilleure émission sportive du PAF, quelle est la recette de ce succès ?

Lorsque vous exercez le sport, il ne faut jamais perdre de vue que le principal ingrédient, ce sont les images ! Et en l’occurrence, nous avons la chance de disposer des droits de la Ligue 1. Ensuite, pour une bonne recette, il faut un bon dosage. Le « Canal Football Club » créé en 2008 a une ambition, celle d’être à la fois une émission d’expertise comme Canal + peut en faire depuis longtemps, mais également d’aller au-delà du public expert pour cibler le grand public. Nous avons donc progressivement injecté de l’information, de l’opinion grâce à la présence de fortes personnalités telles que Pierre Ménès et nos consultants, de l’enquête mais aussi de la bonne humeur et du divertissement pour que les spectateurs passent un bon moment ! Selon moi, si le « Canal Football Club » est à la tête des émissions les plus regardées de Canal c’est du à ce dosage harmonieux.

3/ Les réseaux sociaux font partie intégrante de votre métier, comment les appréhendez-vous ?

Il y a des choses formidables qui s’y passent, je les utilise en premier lieu en tant que source d’informations. Mais on y trouve le meilleur comme le pire. Les réseaux sociaux comportent une part de dangerosité, ils sont le lieu de toutes les rumeurs. Ils viennent troubler le jeu de l’information puisque la source s’avère loin d’être toujours fiable. Les réseaux sociaux donnent à leurs utilisateurs l’illusion d’être des ournalistes en puissance mais sans qu’ils sachent appréhender la fiabilité d’une information. Aujourd’hui, un des enjeux majeurs auprès des jeunes usagers sur Internet est de leur apprendre à recevoir une information, à la sourcer, à lui donner la crédibilité qu’elle mérite.

4/ Vous avez récemment remplacé Ali Baddou à la présentation de La Nouvelle Edition, une expérience qui vous a plu ? Des envies de quitter l’univers du football ?

Effectivement, j’ai eu l’opportunitĂ© de remplacer Ali Baddou sur la Nouvelle Edition et ça a Ă©té un moment très agrĂ©able pour moi. Mais cela ne veut pas dire que je vais tourner le dos Ă  mon domaine de prĂ©dilection. Je n’ai pas la volontĂ© de quitter l’univers du football, un milieu dans lequel j’évolue depuis de nombreuses annĂ©es. En revanche, je n’ai aucune envie de me fermer des portes, je continue de m’intĂ©resser au monde. Je pense ĂŞtre comme beaucoup de journalistes sportifs de la nouvelle gĂ©nĂ©ration, lesquels sont passionnĂ©s et spĂ©cialistes de sports mais sont des journalistes avant tout, intĂ©ressĂ©s par d’autres domaines. Aujourd’hui, les profils des journalistes de sport ne sont plus les mĂŞmes qu’auparavant, ils sont davantage tournĂ©s vers l’actualitĂ© en gĂ©nĂ©ral. Pour ma part, je suis sensible Ă  l’actualitĂ© politique, culturelle… Pour l’heure, je reste concentrĂ© sur la 8ème annĂ©e consĂ©cutive de « Canal Football Club » car bien que ce soit une grosse machine, bien huilĂ©e, elle n’est pas Ă©vidente Ă  piloter et requiert beaucoup d’énergie. Quant Ă  la suite, pas de plan sur la comète dans un monde oĂą tout est fragile, tout est mobile. J’ai toujours vĂ©cu ma carrière au jour le jour, tout en restant ouvert Ă  de belles opportunitĂ©s !