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l'actu wellcom

# 145 janvier 2017
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EditoPar Thierry Wellhoff

Année élective

2017 sera une année de grand changement pour de nombreux pays, à commencer bien-sûr par les Etats-Unis qui inaugurent une mandature populiste soi-disant « antisystème » amenant pas mal de questions sur le devenir des démocraties. « Le pire des régimes à l’exception de tous les autres » selon Audiard. Ce sera aussi une année de mutation aux Pays-Bas, en Norvège ou en Allemagne pour ne rester qu’en Europe.

En France, 2017 sera également une année de comptage de bulletins. Elle débute par une primaire de gauche qui se voudra au moins aussi réussie que la primaire de droite de l’automne dernier et dont les résultats sont pour le moins hasardeux, et se poursuivra jusqu’aux élections législatives avant l’été.

Via une étude exclusive qui sera dévoilée courant mars et dont la Wellnews se fera naturellement l’écho, Wellcom se penchera sur les candidatures à la fonction suprême. Avec ce que le pays doit entreprendre pour se transformer et reprendre l’initiative au niveau intérieur comme au niveau européen, souhaitons que le grand chambardement médiatique que notre élection présidentielle ne manquera pas de provoquer n’accouche pas d’une souris. Ambitionnons aussi que cette nouvelle année soit celle d’un nouvel élan quel que soit le résultat des urnes.

Pour démarrer 2017, Wellnews accueille un grand routier des ondes (entré à RTL en 76 comme standardiste de l’émission de Max Meynier « Les routiers sont sympas »), Francis Zegut fête ses 40 ans de radio. Xavier de Cuverville, Directeur de la communication du groupe Atlantic, est l’invité de notre interview vidéo. Il présente les nombreuses marques de ce groupe français très présent à l’international.

Enfin comment ne pas parler de l’exploit de Thomas Coville sur Sodebo Ultim’ qui a transformé le 49.3 en record du tour du monde en solitaire avec seulement 49 jours, 3 heures et quelques embruns ? Toute l’agence, les équipes de Link en particulier, fière d’accompagner Sodebo et le sponsoring fidèle de son marin, était tenue en haleine jusqu’à son arrivée le 25 décembre puis dans son accompagnement dans les médias.

Et pour bien commencer cette année élective, Wellcom vous propose de participer à un jeu pour gagner un stage de pâtisserie chez Pierre Hermé, élu lui aussi – en 2016 – meilleur pâtissier du monde.

Toutes les équipes de Wellcom s’associent à moi pour vous souhaiter une très belle et bonne année 2017.

Coup de projecteur - Interview

« Je ne mets pas de bagues tête de mort pour faire de la télévision »

« Je ne mets pas de bagues tête de mort pour faire de la télévision »

Si vous avez plus de 35 ans, il a sans doute bercé votre enfance de sons électriques et métallisés. Il vous reste sûrement quelques notes de cette émission radio de métal hurlante « Wango Tango », un peu comme une mèche rebelle que vous n’arrivez pas à couper, et ça fait 4 décennies que ça dure… Francis Zegut, animateur et journaliste musical sur RTL2 avec le célèbre « pop rock station by Zegut » fête ses 40 ans de radio. Reconnaissable entre tous avec sa longue barbe qui n’a rien à envier aux hipsters, Françis Zegut, l’authentique, le passionné et le légendaire nous raconte 40 ans de métier, et ça risque de durer.

Il s’en est passé des choses depuis Wango Tango et le célèbre « salut les graisseux », 40 ans précisément… Joyeux anniversaire ! Vous avez marqué une génération entière d’amoureux de la musique, et ça continue, quel est le secret pour durer aussi longtemps ?

« Je suis peut être né à la bonne époque. J’ai peut être connu les périodes les plus créatives au niveau de la musique. J’ai été curieux dans le bon sens du terme. Je me suis accroché et je vis tout ça avec beaucoup d’émotion depuis tout petit. En mixant un peu tout ça on arrive à durer 40 ans. C’est vrai que je travaille tous les soirs jusque minuit mais c’est mon choix. Je ne suis pas là pour être un animateur vedette, j’ai d’ailleurs refusé les propositions que l’on m’a faites comme XFactor, la Star Academy ou la Nouvelle Star. Parce que ce n’est pas mon truc. Moi je suis amoureux de la musique. Elle m’a beaucoup apporté quand j’étais môme. J’essaie de lui rendre. J’irai au bout de cette aventure à la radio, ou en passant davantage de temps sur mon blog, on verra bien. D’ailleurs peut être que j’aurais juste envie d’aller à la pêche,de prendre des photos et de bricoler ma moto. »

On vous appelle « tonton zézé » ou encore « le zinzin du rock » Vous êtes un peu devenu la caricature d’un genre musical. En tous cas un cas à part dans l’univers des animateurs musicaux. Est-ce que vous cultivez cette image ?

« Je ne la cultive pas du tout. J’ai toujours été comme ça ! Avant d’être embauché chez RTL en 76 au standard des routiers, il y a donc exactement 40 ans, j’avais des vinyles chez moi achetés avec l’argent que je gagnais en étant apprenti boucher, convoyeur de bagnoles, typographe et j’en passe. J’ai toujours aimé la musique depuis « Love Me Do » des Beatles, mon premier 45 tours acheté en 62. J’ai aussi toujours aimé la guitare électrique alors l’aventure « Wango Tango » en 80 c’était un peu dans le prolongement de tout ça. Je suis un peu, comme l’ont titré certains journaux, un ovni, un rebelle dans le « mainstream ». Je viens bosser à 14h, je repars à minuit, je me sens libre, et puis je fais de la prod’ le soir donc je suis assez raccord avec ce que je suis à l’intérieur. Bien sûr il faut respecter une « certaine discipline » entre guillemets mais il n’y a aucun travail de posture, je ne mets pas de bagues tête de mort pour aller faire de la télévision par exemple. Enfin ça a dû m’arriver mais c’était plutôt pour aller faire une ballade avec les potes. »

Metallica fait son retour en France, et c’est vous qui avez divulgué l’information aux Français sur votre émission Pop Rock Station by Zegut. Joli coup de com ! Comment faites-vous pour être toujours si bien informé ? Est-ce qu’il y a une recette ?

« Non y’a pas de recette. Je dirais que c’est la passion qui opère au fur et à mesure du temps. Les gens qui écoutent l’émission travaillent dans le son ou en maison de disque et forcément un moment ça revient. Je ne vais pas dire qu’il y a un réseau parce que je n’aime pas ce mot là mais en tous les cas il y a une forme de respect mutuel depuis bien longtemps. Des jeunes gens qui avaient 13/14 ans et qui en ont 40 maintenant se souviennent qu’à l’époque s’ils ont eu envie de faire ce boulot c’est un peu en écoutant mon émission. Donc voilà ça revient assez naturellement des années plus tard»

Quel regard portez-vous sur le monde de la musique aujourd’hui, révolutionnée par la numérisation, dans ses formes de production et ses modes de diffusion ?

« Je suis toujours aussi curieux et à la recherche de nouveautés musicales. Je trouve des choses formidables, toutes les semaines y’a un nouveau morceau qui retient mon attention. Et ceux qui disent que le son du mp3 est pourri, qu’il faut acheter du vinyle… ils oublient qu’il faut d’abord acheter la platine, puis enceintes sans oublier le cognac et le cohiba à fumer. 20 minutes par face faut avoir vraiment du temps. Ensuite, affirmer que le vinyle est meilleur que le fichier numérique quand on prend le format flac qui prend 10 fois plus de place qu’un mp3 et qui a pas un rendu extraordinaire je me pose la question. C’est vrai le vinyle et les platines ont le côté vintage, mais faut pas me dire que le son est meilleur. Quant au reste je pense que les gens ont besoin de séduction quand ils vont voir un concert, c’est au groupe et à l’artiste d’être vraiment formidable et de dégager quelque chose. Le numérique c’est bien parce qu’on a 12000 caméras qui tournent mais être dans la salle, regarder et ressentir le concert, c’est autre chose. On est dans l’humain et de l’autre côté on est dans le virtuel. C’est quand même différent. »

Actus

49 jours, seul autour du monde, un record époustouflant !

49 jours, seul autour du monde, un record époustouflant !

25 décembre 2016, à 17h 57mn 30s précisément, Thomas Coville, seul à bord de son trimaran Sodebo Ultim’ a coupé la ligne d’arrivée des tours du monde en solitaire à la voile en multicoque. Il établit un nouveau record en solitaire en 49 jours 3 heures 7 minutes et 38 secondes, améliorant le précédent record de Francis Joyon de 8 jours 10 h 26 mn et 28 secondes. Thomas a parcouru 28 400 milles à la moyenne remarquable de 24,10 nœuds (52 596 kilomètres à 44 km/h). Jusqu’au bout, il aura mené son trimaran de 31 mètres de long et 21 mètres de large à une cadence infernale, ne s’épargnant aucun effort et manœuvrant son énorme voilier comme s’il était entouré d’un équipage complet. Acclamé par plusieurs milliers de spectateurs enthousiastes, Thomas Coville a fait une entrée triomphante le 25 décembre dans la rade de Brest. « Ce que je voudrais qu’on garde de ce record, ce ne sont pas tellement les 49 jours 3 heures, c’est surtout le chemin parcouru. Je suis tombé, je me suis relevé, j’ai osé. C’est un travail de dix ans, un rêve très difficile à atteindre. Mais un rêve que j’ai vécu, que je vis. » a déclaré Thomas lors de la conférence de presse à l’arrivée.

Retrouvez les images et les vidéos sur le site de Sodebo

Coup de projecteur - Portrait - Vidéos

Xavier de Cuverville, Directeur de la Communication du Groupe Atlantic

Le groupe Atlantic est une entreprise française au service du confort thermique, qui fabrique et commercialise des appareils pour le chauffage et la qualité du chauffage de l’eau et de l’air. Depuis 45 ans, Atlantic continue de concevoir, développer et fabriquer la majorité de ses produits en France. Nous avons rencontré Xavier de Cuverville, Directeur de la Communication du Groupe, qui nous explique la complémentarité des marques de l’entreprise, et nous présente « Heat is life », une très belle opération récompensée notamment aux Lions de Cannes, que l’on vous invite à regarder dans son intégralité.

Savourez nos expertises

Toute l’équipe Wellcom vous adresse ses meilleurs vœux pour 2017 – une  année gourmande ! Pour bien commencer, découvrez notre jeu-concours macarons qui vous transportera dans l’univers sucré de nos expertises et tentez de gagner un atelier de confection de macarons chez Pierre Hermé, en personne.

Bonne chance !

Le dialogue social avant tout

Le redressement de la compétitivité de l’économie française est au cœur des réformes politiques engagées depuis 2012. Une entreprise sur trois (33%) estime sa compétitivité en hausse par rapport à 2015, et elles ne sont que 7% à considérer que leur compétitivité s’est dégradée (soit une proportion presque 5 fois plus faible).

Randstad Inhouse Services, filiale du groupe Randstad France, s’est penché sur la compétitivité de nos entreprises Françaises. Ce baromètre recense un panel représentatif de 600 entreprises Françaises employant au moins 100 personnes. Bien que ces entreprises ne représentent que 0,4 % de l’ensemble des entreprises françaises, elles concentrent 40 % de l’emploi salarié français et la majorité des exportations. Davantage exposées à la concurrence internationale, les problématiques de compétitivité se posent pour elles avec une acuité particulière.

L’avis de ces entreprises sur leur compétitivité est essentiel à quelques mois des élections présidentielles, et le constat est sans appel : « La France accuse un déficit de sa balance commerciale depuis 2004, signe d’une compétitivité érodée. Si cette situation préoccupe, elle n’est pas figée. Selon le premier baromètre Randstad Inhouse Services de la compétitivité RH, parmi les leviers internes dont disposent les entreprises pour améliorer leur compétitivité, la gestion des ressources humaines (GRH) est le troisième plus cité (42 %), derrière la stratégie commerciale (62 %) et l’innovation (50 %). Si la place de la GRH est à relever, c’est avant tout parce que les entreprises interrogées considèrent la qualité du dialogue social comme le premier critère (66 %) constitutif de cette bonne compétitivité RH. Ce résultat ne manquera pas d’interpeller à l’heure où tous les débats portent sur l’absolue nécessité de relever l’efficience du dialogue social dans les entreprises » commente François Béharel, président du groupe Randstad France.

En savoir plus et consulter l’intégralité du baromètre : http://www.randstadinhouseservices.fr

Focus Créa

Ocellis se révèle avec wellcominspire

C’est à l’occasion du Simi (Salon de l’Immobilier d’Entreprise) que la société TBI a révélé son nouveau nom et sa nouvelle identité : Ocellis.
Créée en 1999, Ocellis est devenu un des leaders français de l’aménagement de bureaux : de la conception à l’aménagement, en passant par la réalisation des travaux, Ocellis accompagne ses clients (propriétaires ou utilisateurs) avec un savoir-faire et des compétences techniques reconnus sur le marché.

Et pour l’accompagner dans son changement d’identité, Ocellis a choisi wellcominspire.

Première étape, la recherche d’un nouveau nom : issu de la racine latine « ocellus » qui signifie l’œil, Ocellis est la traduction de l’œil de l’expert en travaux.
Ocellis exprime ainsi des valeurs d’expertise, de connaissance et de maîtrise de l’environnement du client et insuffle une dimension tendance et haut-de-gamme.

Ce nouveau nom trouve sa traduction dans une nouvelle identité visuelle.
Basé sur deux couleurs fortes et singulières dans le secteur, le gris et le jaune, le logo présente une typo aux angles arrondis et un pictogramme à double lecture évoquant à la fois l’expertise (l’œil de l’expert) et le mobilier de bureau (table et chaises), l’une des activités en fort développement chez Ocellis.

wellcominspire a accompagné Ocellis dans le développement de sa nouvelle identité en réalisant la charte graphique : modèles de papeterie, print et digital, présentation PPT, etc.

Pour plus d’informations sur Ocellis, rendez-vous sur www.ocellis.fr

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On part où cet été ?

Quelques semaines se sont écoulées depuis l’élection de Donald Trump ou encore le Brexit. Mais quel est l’impact des régimes politiques sur le tourisme, et plus particulièrement les intentions de départs des Français. C’est la question que s’est posé EasyVoyage, le portail éditorial consacré au voyage le plus complet du marché. Bouleversements multiples et instabilités croissantes définissent le monde d’aujourd’hui. Alors quels sont les pays qui parviennent à tirer leur épingle de ce grand jeu géopolitique mondial ? Quelles sont les destinations « boudées» par les voyageurs ou au contraire celles qui font rêver ? Easyvoyage a mené l’enquête, résultats en image.

Résultats complets disponibles sur demande

Un événement béton

Où étiez vous du 8 au 10 décembre dernier ? Si vous avez raté la fête des lumières de Lyon on ne résiste pas à l’envie de vous raconter cette bétonnière Lafarge France transformée en boule à facettes disco géante par l’artiste Benedetto Bufalino. Celui qui avait osé la cabine téléphonique détournée en aquarium a encore une fois tapé très haut en transformant l’avenue du Président Carnot située au cœur de Lyon en véritable dancefloor. La partie tournante du camion malaxeur sertie de centaines de miroirs a fait effet et les visiteurs n’ont pu s’empêcher d’esquisser leurs plus beaux pas de danse face au camion disco animé par les grands tubes des années 80. L’événement proposé par Lafarge Bétons Rhône Alpes Auvergne et Transport Ruiz a été couronné de succès !

Tendances

La naissance du 3ème sexe

« Et on se prend la main, des garçons au féminin, des filles au masculin… » c’est en 1985 qu’Indochine sort ce tube « 3ème sexe ». On ne peut plus tendance dans nos métiers aujourd’hui, la naissance du nouveau genre… au service de la marque.

Shisheido l’a compris depuis quelque temps et surfe sur ce nouveau mode de communication transgenre. Avec notamment cette magnifique publicité « High School Girl ? » diffusée fin 2015 et réalisée par l’agence Watts (Tokyo). Regardez bien dès la première image, on aperçoit une femme sur le livre d’art de cette professeure qui s’apprête à entrer dans sa salle de classe #teaser (à regarder jusqu’au bout).

Certaines marques masculines revoient leur copie et féminisent leur communication, tandis que les marques féminines dévoilent une image forte de la femme, presque comme un homme ? Deux exemples qui nous délivrent des messages d’espoirs presque : « Find your magic » by Axe, et « #MybeautyMySay » pour Dove.

Axe tout d’abord qui vise juste avec cette pub qui met l’accent sur l’estime de soi au masculin, ce qui est assez rare et qui dénote complètement des précédents messages quasi machistes (on se souvient tous de la pub Axe déodorant qui les rend toutes folles).

La dernière campagne de Dove est basée sur la propre perception des femmes. Positionnée auparavant comme marque rassurante et réconfortante, Dove met de côté l’émotionnel avec cette pub, et donne la parole aux femmes, fières de parler de leur réalisation.

Elkjøp, marque d’électronique norvégienne met en scène un papa qui offre un cadeau de Noël à son enfant transgenre. Sans un mot, parce que tout est dit dans le slogan de fin ”A gift can say it all”

Plusieurs études sociétales sont catégoriques : s’affranchir des codes de consommation n’a jamais été aussi important aux yeux des Français. Sortir du cadre, voilà la tendance.

Comme l’explique, la socio-anthropologue américaine Susan Kresnicka, la diversité, qu’elle soit culturelle, sociale, ethnique, sexuelle, religieuse….s’est accélérée et s’impose à nous.

Aux marques de s’adapter à ces nouvelles exigences de consommation, de respecter ses aspirations et évidemment d’être à l’écoute de ces besoins. L’étude One Market 2016 réalisée par Ipsos et l’APCM est formelle elle aussi en formalisant l’enjeu de demain pour les marque : Human centricity.

Coup de projecteur - Interview

« Il faut être sûr de son coup. Si on se trompe c’est fini »

« Il faut être sûr de son coup. Si on se trompe c’est fini »

Il est le fondateur d’Envoyé Spécial. Après plus de 30 ans de carrière, et de longues années à venir aux côtés de la Chaîne de l’Espoir Paul Nahon nous fait le plaisir de cette interview. Précurseur du magazine d’investigation, Paul Nahon nous explique pourquoi ça marche encore et quelles sont les limites à ne pas franchir pour rester dans la course du reportage au long cours grand public.

Aujourd’hui on parle d’un nouveau luxe tendance qui consiste, face au diktat de l’instantanéité, à jouer la carte de l’analyse et du décryptage. Avec Envoyé Spécial que vous avez créé il y a 26 ans, vous étiez déjà dans la tendance ? Aujourd’hui encore, l’émission fait recette, comment l’expliquez-vous ?

Il y a 26 ans quand on a commencé on avait l’intuition que les téléspectateurs étaient demandeurs de ce format. Il faut savoir que dans le service public les enquêtes au long cours c’était encore possible, parce qu’on avait du temps et de l’argent pour réaliser ces reportages au long cours. Je me souviens que la moitié des sujets que nous diffusions nous demandaient plusieurs mois de préparation, parfois un an et demi de travail avant diffusion. Dès le départ, on a ressenti que c’était non pas une tendance mais vraiment un besoin des téléspectateurs de voir un peu derrière le miroir ce qu’il se passait. C’est comme ça qu’on a démarré.

Alors pourquoi est-ce que ça marche encore aujourd’hui Envoyé Spécial ? L’émission a 26 ans, on a commencé en 1990. Vous savez nous n’étions pas soumis à la course permanente et folle à l’audience comme aujourd’hui. Je pense que ça nous donnait beaucoup d’assurance, nous n’avions pas cette pression qu’ont aujourd’hui les reportages. Par ailleurs, je vois de plus en plus de reportages réalisés en France. Reportages dits de proximité. Et cela pour plusieurs raisons : la première c’est que c’est plus facile et ça coûte moins cher d’envoyer une équipe à Marseille plutôt qu’au Japon. Et puis ça rapporte plus d’audience. Encore une fois nous n’étions pas soumis à l’audience, et ça marchait bien. Evidemment il y a aujourd’hui encore plein de magazines qui sont plutôt bien mais je crois qu’on a réussi à créer un style. Il ne fallait pas faire que des sujets de proximité. Et aujourd’hui, au moment où le monde devient de plus en plus complexe, j’ai la sensation que dans les magazines d’information on n’explique plus ce monde complexe.

Envoyé Spécial a su résister à tout ça je crois. Mais c’est difficile. On travaillait 7 jours sur 7, et on montait tous les reportages avec Bernard (ndlr : Benyamin) de A à Z jusqu’à diffusion. La musique, les interviews, les commentaires, tout. On faisait ça en duo avec le reporter, le monteur et le caméraman. C’était compliqué mais très intéressant et passionnant évidemment.

D’une manière générale, les émissions d’investigation n’ont jamais cessé de tenir en haleine le grand public. C’est en quelque sorte la télé qui mène l’enquête. Est-ce que cela répond à une demande d’éthique, de déontologie et de transparence ou est-ce davantage conçu pour être spectaculaire, voire parfois provoquant?  Où se situe la limite selon vous ? 

Si vous faites allusion à l’usage abusif des caméras cachées, sachez que nous n’utilisions les caméras cachées que dans des circonstances extrêmement précises, quand on ne pouvait vraiment pas faire autrement. Aujourd’hui malheureusement beaucoup de choses sont tournées en caméra cachée, ce qui n’est pas très honnête. C’est mon sentiment. Et la deuxième chose, pour répondre à votre question : les limites, les bornes, sont fixées par les journalistes. Ceux qui font l’enquête sur le terrain, ceux qui font le reportage, et les rédacteurs en chef, c’est-à-dire à l’époque Bernard Benyamin et moi qui surveillions extrêmement attentivement le montage et ce que l’on disait sur le reportage. Un sujet que nous mettions à l’antenne, on l’avait vu peut être 15 ou 20 fois avant qu’il ne soit diffusé. Nous étions issus du sérail du reportage et du grand reportage, on savait de quoi on parlait. On était sûr de notre coup. Alors c’est vrai qu’il y a des pressions de tous bords, politiques ou économiques. Quelques fois on nous incitait à retirer certains reportages, mais on n’a jamais cédé. Il y avait des menaces ce qui est normal dans une démocratie mais on savait résister et on était sûr de nous. Simplement il faut être sûr de son coup. Si on se trompe c’est fini.

Vous consacrez désormais une partie de votre temps à « La Chaîne de l’Espoir », peut-on en savoir un peu plus ?

J’ai quitté France Télévisions il y a 4 ans. Pendant l’aventure Envoyé Spécial on avait fait de nombreux reportages sur la Chaîne de l’Espoir. Nous sommes naturellement devenus très amis avec Alain Deloche et Eric Cheysson, les deux fondateurs de l’association. Tout de suite après France Télévisions ils m’ont demandé de venir travailler 2 heures par semaine sur la communication pour La Chaîne de l’Espoir. Et j’y suis maintenant tous les jours de 9h à 18h ou 20h le soir. Et c’est formidable. La Chaîne de l’Espoir c’est plusieurs milliers d’enfants par an opérés et sauvés en France et dans le monde. Par exemple je reviens de Kaboul avec le Docteur Cheysson où nous avons inauguré une maternité. Vous imaginez le symbole d’une maternité pour des femmes en Afghanistan où l’on sait qu’aujourd’hui une femme sur 7 meurt en couche. Cette maternité est ultra moderne et aux normes occidentales évidemment.

CHIFFRE

C’est l’augmentation du nombre d’utilisateurs actifs de Snapchat en un an ! Ils sont passés de 89 à 150 millions entre juin 2015 et juin 2016. Vous le savez peut être, 73% des moins de 13 ans inscrits sur un réseau social possèdent un compte Snapchat. Mais saviez-vous qu’on estime à 600 000 le nombre de d’utilisateurs de 11/12 ans ayant menti pour pouvoir s’y inscrire, soit 7% des clients Français du réseau. Véridique !

(source :blog digimind)

Mobilité / Site

Souvenirs, souvenirs

Avec PhotoScan, nouvelle application de numérisation de Google Photos, vous pouvez enregistrer vos photos imprimées préférées à l’aide de l’appareil photo de votre téléphone. Scanner ses photos d’enfance, numériser en quelques secondes sans reflets indésirables, recadrer, améliorer et enfin conserver en lieu sûr sur Google photos. C’est la recette gagnante de cette nouvelle application qui s’annonce très séduisante.

Kiosque

Slowly Veggie

Slowly Veggie

Parce qu’après les fêtes on a tous envie de manger sain, Slowly veggie propose de la cuisine végétarienne, vegan et joyeuse. Il n’est pas question de s’ennuyer devant une assiette de haricots verts vapeur. Ce sont des recettes pleines de santé et des sujets bien traités mais non militants que l’on retrouve dans ce magazine original, moderne, joyeux et 100 % végé ! Tous les deux mois en kiosque. Magazine Slowly Veggie

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