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La mémoire collective garde globalement un bon souvenir de mai 68

Jean-Michel Aphatie
Journaliste

Jean-Michel Aphatie – JournalisteAvec son accent du Sud-Ouest reconnaissable entre mille, et son sens aiguisé de l’analyse politique, Jean-Michel Aphatie est l’un des intervieweurs phares du paysage audiovisuel français. Après avoir fait le tour des chaînes de télévision, des titres de presse et des stations de radio, il officie depuis septembre 2016 à l’antenne de franceinfo où il présente l’interview politique « 8h30 Toussaint-Aphatie » du lundi au vendredi. Une passion pour l’analyse politique que l’on retrouve dans son dernier ouvrage « La liberté de ma mère : mai 68 au Pays Basque » paru début avril, où il raconte comment ses parents ont vécu mai 68. Il revient avec nous sur la genèse de ce récit et nous livre son analyse sur la situation politique actuelle.

Depuis près de 20 ans vous êtes l’un des intervieweurs les plus connus de France. D’où vous est venu le goût pour l’actualité politique ?
Je n’ai pas la réponse.  C’était en moi, un cadeau. J’ai découvert, au fil de ma vie, un goût non pas pour la politique mais pour l’analyse de la politique. Aucun modèle familial : mes parents, mes proches, n’étaient pas politisés. Certains, c’est le football, moi c’était ça. Donc j’ai rationalisé le cadeau: j’ai appris, étudié, regardé et j’ai tenté ma chance pour devenir journaliste politique à Paris. Finalement, ça n’a pas trop mal marché.

Vous avez publié au début du mois d’avril votre ouvrage « La liberté de ma mère : mai 68 au Pays Basque ». Comment vous êtes vous lancé dans l’écriture de ce récit ? 
J’avais envie d’expliquer que le mois de mai 68, dont nous célébrons le cinquantenaire, n’était pas tombé du ciel, qu’il avait des racines, des antécédents, que les parents des étudiants de 68 étaient aussi, et même davantage qu’eux, des révolutionnaires. Pour illustrer mon propos- j’ai raconté l’histoire de mes parents, Catherine et Jean-Pierre, modestes salariés du Pays Basque, qui se sont lancés dans l’aventure de la liberté individuelle et de l’émancipation personnelle dans les années cinquante. Ce récit a intéressé pas mal de lecteurs, et j’en suis formidablement heureux.

Aujourd’hui, votre livre est n°1 des ventes numériques chez Amazon. Estimez-vous qu’il y ait en France une appétence particulière pour la mémoire de mai 68 ?
La mémoire collective garde globalement un bon souvenir de mai 68. Mais c’est un souvenir diffus, et vague. D’où la profusion de films, documentaires, livres, qui connaissent un peu de succès car la mémoire s’est rassie et il faut la rafraîchir. Les Français aiment l’histoire, lointaine ou plus proche. C’est un sentiment émouvant, signé d’un peuple éduqué et cultivé.

Alors que nous nous apprêtons à célébrer le cinquantième anniversaire de mai 68 en France, les mouvements de contestation semblent se multiplier (cheminots, étudiants, retraités etc.). Selon vous, pouvons-nous assister à un mai 2018 ?
En aucune manière, Mai 68 ne se répétera. Il y aura peut-être des mouvements sociaux dans les semaines ou les mois prochains. Peut-être même seront-ils importants, pourquoi pas « révolutionnaires ». On ne sait jamais de quoi sera fait demain. Mais s’ils se produisent, ce qui n’est ni sur ni certain, ils n’auront pas aujourd’hui la teinte joyeuse, imaginative et drôle d’hier. Hélas, l’époque est plus triste, la société plus dure, les problèmes plus violents qu’hier. Pour longtemps je crois, Mai 68 restera unique.

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Je me considère comme un ambassadeur de la sécurité domestique

Olivier Allender
Directeur général de Verisure

Olivier Allender, Directeur général de VerisureEn 1988, Verisure faisait ses premiers pas dans le marché de la sécurité privée. Aujourd’hui, l’entreprise est le moteur français du secteur de la télésurveillance : 2 millions d’incidents traités en 2017, un chiffre d’affaire de plus de 200 millions d’euros et 1 nouveau client toutes les 20 secondes dans le monde. C’est peu dire que l’entreprise a le vent en poupe ! A l’occasion du trentième anniversaire de l’enseigne, son Directeur Général, Olivier Allender répond à nos questions.

Vous êtes à la tête de Verisure depuis 2012. Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette enseigne ?
Avant même de prendre les rênes de l’entreprise, je m’intéressais beaucoup à cette industrie qui répond à un besoin fondamental : la sécurité. J’ai été très touché par les missions de Verisure : veiller sur ce que les gens ont de plus cher, leurs biens, leurs souvenirs, leur intimité… C’est vraiment un beau métier et l’on sent un fort degré d’engagement chez nos collaborateurs : beaucoup d’entre eux sont engagés à titre personnel (pompiers volontaires, anciens gendarmes, militaires réservistes etc.). Ensuite, le marché de la télésurveillance est en plein boom, l’évolution des technologies permet de démocratiser ce qui auparavant était réservé aux élites et de construire des offres adaptées au grand public.

Quel est le cœur de métier de Verisure qui a fêté ses 30 ans en 2018 ?
Notre mission est simple : garantir la tranquillité d’esprit aux 2,5 millions de foyers, familles et petites entreprises qui nous font confiance dans le monde. On associe souvent la télésurveillance aux cambriolages… mais c’est beaucoup plus que ça ! Nous intervenons dans 4 domaines principaux : les cambriolages certes, mais également les urgences médicales, les incendies et les agressions. Nous proposons une intervention en moins d’une minute, 24h/24, et une solution adaptée aux risques. Ce qui nous caractérise c’est que nous offrons une réponse humaine, il y a toute une équipe d’experts qui est mobilisée pour intervenir.

Quelle place occupe l’innovation dans la stratégie de l’entreprise ?
Au cours des 30 dernières années, Verisure a redéfini les standards de cette industrie avec un enchaînement d’innovation. En 1999 nous avons été les premiers à connecter les systèmes à travers le réseau GSM, une connexion sans fil qui permet d’installer un système de sécurité sans faire de gros travaux. En 2004 nous avons été pionniers dans l’intégration de l’image dans les capteurs, et ensuite l’interphonie. Depuis 2016 nous utilisons SIGFOX, un réseau basse fréquence, très difficile à brouiller. L’innovation fait partie de l’histoire de VERISURE et nous proposons à chaque fois des offres de plus en plus fiables afin que tout le monde puisse bénéficier des meilleurs services.

En février dernier, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb s’est déclaré ouvert à l’idée de déléguer certaines missions de sécurité au secteur privée. Qu’en pensez-vous ?
La vocation de démocratisation de Verisure s’accompagne aussi d’une volonté de renforcer la dimension professionnelle de ce métier. Dans ce cadre, il est indispensable de renforcer le partenariat public/privé. Aujourd’hui, nous traitons plus de 2 millions de signaux d’alarmes par an, alors que moins de 10.000 nécessitent une intervention des services de secours. Nous nous assurons que la police, les pompiers, les ambulanciers, ne se déplacent pas pour rien et puissent se concentrer sur leurs missions. Comment communiquer plus rapidement ? La vitesse est l’essence même de notre métier et nous souhaitons partager ce professionnalisme avec les forces d’intervention. Nos équipes sont qualifiées pour effectuer une levée de doute et dispatcher sur le terrain la bonne réponse. Une mission parlementaire est actuellement en cours, nous nous tenons à disposition pour y apporter notre savoir et notre expertise. Nous avons tous à y gagner.

Vous parliez justement de vos équipes, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Nous employons 150 chargés d’assistance qui traitent 24h/24 les 2 millions de signaux d’alarmes que nous recevons tous les ans. Tous nos collaborateurs sont certifiés et doivent passer une enquête de moralité. La sécurité plus qu’un métier, doit être une véritable passion. Nos équipes sont des professionnels capables de traiter une situation en moins de 15 secondes. L’intelligence humaine est une condition sine qua none : le regard d’un expert avisé permet de faire la différence entre une situation critique et une autre qui ne nécessite pas d’intervention. Nos chargés d’assistance interviennent également en « post-assistance » après un événement. Ils restent au téléphone parfois 30minutes pour rassurer le client. Ce métier nécessite une grande sensibilité humaine. Nos équipes sont également là pour proposer le meilleur service possible : la vraie valeur ce sont eux, ceux qui sont sur le terrain. Les collaborateurs que nous employons dans nos 70 agences apportent la meilleure réponse aux besoins des clients. Comme je dis souvent « Nous faisons de la haute couture pour le grand public ! ». Au-delà de nos 150 chargés d’assistance, ce sont plus de 2000 professionnels, tous salariés de Verisure, qui sont quotidiennement au service de nos protégés.

Comment voyez-vous l’avenir de Verisure ?
Très positivement ! Nous avons un taux de croissance de 20% renouvelé depuis dix ans et une vraie reconnaissance du marché français pour notre approche du métier. Nous avons beaucoup d’ambition en France, il reste encore un large territoire à conquérir. Je me considère comme un ambassadeur de la sécurité domestique, et mon objectif est que Verisure impose la sécurité comme l’airbag s’est imposé dans les voitures. Grâce à notre expertise, vivre sereinement chez soi c’est possible !

Sous influence… virtuelle

Sous influence… virtuelle

Kim Kardashian doit-elle s’inquiéter ? Un nouveau genre d’influenceurs est en train d’émerger en bousculant complètement les codes. Car ils sont virtuels ! Créés par des artistes ou par des programmes informatiques, ils attirent les regards (et les likes) de la jeune génération. Un phénomène que les marques ont bien identifié : les plus avant-gardistes d’entre elles ont déjà collaboré avec ces influenceurs 4.0.

Avant les influenceurs virtuels, les personnages de jeux vidéo avaient déjà caracolé en tête d’affiche. L’héroïne de Final Fantasy, Lightning, avait été choisie en 2016 par Louis Vuitton pour devenir son égérie le temps d’une campagne. Alex Hunter, joueur de football de FIFA 18 dont le palmarès est impressionnant (70 millions de buts marqués en un mois, 124 millions de participations à des matchs de première ligue et 660 000 titres de champion d’Angleterre – oui oui, c’est virtuellement possible pour un seul homme), a représenté Adidas ou Coca-Cola. 

« Starité » virtuelle
Aujourd’hui, on franchit une étape de plus. Une mannequin noire, Shudu Gram, a récemment embrasé la toile. La raison ? Elle n’existe pas. Elle a été créée de toutes pièces par un photographe britannique, Cameron-James Wilson. Avec quelque 104 000 abonnés sur Instagram, son ascension a été fulgurante : elle est devenue l’image de Fenty, la marque de Rihanna. Excusez du peu.

La palme revient cependant à Lil Miquela, influenceuse engagée qui milite pour de nombreuses causes, possède sa ligne de vêtements ou pousse à l’occasion la chansonnette. Au compteur : 1 million de followers sur Instagram, une collaboration avec Prada lors de la Fashion Week, une campagne pour Pat Mc Grath.

Origines secrètes
Ces influenceurs virtuels sont parfois animés par des humains qui œuvrent à visage découvert, comme c’est le cas pour Cameron-James Wilson. Mais souvent, le mystère plane quant à leur origine. Certains seraient des mix de réalité et d’images de synthèse, façonnés par des lignes de code informatique. D’autres ne seraient que des avatars, créés par des humains ne souhaitant pas rendre leur image publique. C’est surtout le cas sur Youtube, où l’on dénombre de plus en plus de Vtubers (contraction de Virtual Youtubers), derrière lesquels se cachent des humains bien réels. Le métier d’influenceur est-il en train de prendre un tournant majeur ? C’est peut-être un avatar qui répondra à cette question.

Un nouveau visage pour Saint-Barth

nouvelle identité visuelle de la Collectivité Territoriale de Saint-BarthélemyWellcom réalise la nouvelle identité visuelle de la Collectivité Territoriale de Saint-Barthélemy. L’enjeu est double : donner une touche de modernité, de simplicité et d’élégance tout en reflétant l’image institutionnelle, territoriale et patrimoniale.

Le parti-pris créatif est de se servir du logo existant pour créer une identité visuelle forte. Le blason de Saint-Barthélemy rassemble des symboles puissants de l’île, représentatifs de son histoire et de sa culture. Nous avons fait le choix d’utiliser certains de ces symboles afin de permettre aux insulaires de se réapproprier les caractéristiques et les racines de leur territoire, et aux voyageurs occasionnels de comprendre et d’être séduits par les atouts culturels d’une île unique.

Wellcom produit la nouvelle charte graphique, l’ensemble de la signalétique de la collectivité, les couvertures des documents officiels et des différentes brochures corporate et commerciales.

 

nouvelle identité visuelle de la Collectivité Territoriale de Saint-Barthélemy
nouvelle identité visuelle de la Collectivité Territoriale de Saint-Barthélemy
nouvelle identité visuelle de la Collectivité Territoriale de Saint-Barthélemy
nouvelle identité visuelle de la Collectivité Territoriale de Saint-Barthélemy

La RTBF modernise son parc de caméras

Dans un contexte où la consommation des médias n’a de cesse d’être impactée par les nouvelles technologies, la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) a choisi les solutions Sony pour moderniser ses équipements en termes de rapidité, de fonctionnalité et de polyvalence. La RTBF, service public de la Fédération Wallonie-Bruxelles, est un acteur majeur de l’audiovisuel belge francophone avec 4 chaînes de télévisions, 6 chaînes de radio et des déclinaisons sur le web.

La collaboration entre Sony et la RTBF s’appuie sur les qualités technologiques des caméras Sony car la RTBF reste attentive à la possibilité de faire évoluer ses méthodes de production et investit dans des outils qui lui permettent d’adapter celles-ci en fonction des besoins. Sony propose des solutions de service qui complètent son offre historique de matériel. C’est un plus pour la RTBF qui pourrait ainsi augmenter sa flexibilité et son agilité.

« La gamme Sony propose une réponse adaptée à la plupart de nos besoins que ce soit pour les magazine ou pour les News »
Jean Vanbraekel, Directeur des opérations et de la production mobile de la RTBF

Red Dot Design Awards 2018 : record battu !

logitechFondé en 1954, la compétition Red Dot Awards évalue chaque année les meilleurs produits du monde entier. Les gagnants des Red Dot sont choisis par un jury international qui a pour ambition de dénicher les produits qui se démarquent par leur design exceptionnel.

Le 12 avril dernier, Logitech a remporté 13 récompenses. Pour la sixième année consécutive, la compétition reconnaît l’excellent design des produits Logitech. Avec 13 Red Hot Design Awards cette année, Logitech bat ses records de 2016 et 2017 où 9 produits avaient été mis à l’honneur.

logitech-reddot-award-2018

« Nos objectifs en matière de design nous ont permis d’obtenir 50 prix de design par les meilleurs organisations internationales en 2017, un record sans précédent », déclare Bracken Darrell, Président-Directeur général de Logitech « En gardant le consommateur au centre de chacune de nos décisions, nous pouvons concevoir des produits au design sans équivalent ! La reconnaissance d’organisation comme le Red Dot est un honneur. Cela nous montre que nous sommes sur la bonne voie et que nous devons continuer à relever des défis en concevant de nouvelles expériences innovantes pour tous les consommateurs. »

L’ONU met à l’honneur la réhabilitation de la carrière de Bellegarde (Gard)

lafargeCitée dans le Rapport 2018 des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, la réhabilitation de la carrière de Bellegarde fait figure d’exemple pour l’aménagement du territoire. Fruit d’un travail de longue haleine, sa reconversion progressive pour prévenir les risques d’inondations s’inscrit dans la démarche de développement durable de LafargeHolcim France. 

Une vision de long terme qui bénéficie à la collectivité

Sur le site de Bellegarde, exploité comme source de sable et de gravillons depuis le début des années 60, l’équipe de LafargeHolcim France (aidée des experts foncier et environnement de l’entreprise) œuvre depuis plus de 30 ans en coordination avec la municipalité pour développer l’infrastructure de prévention des crues.

Dans le Sud de la France en effet, les épisodes climatiques peuvent occasionner des montées très rapides des eaux qui présentent un risque pour les populations. Pour contrôler le gonflement du Rieu, affluent du Rhône, quatre plans d’eau exploités en carrière ont été aménagés en bassins de rétention d’eaux pluviales. La capacité possible de stockage devrait approcher 2,5 millions de m3 une fois achevés les derniers travaux, ce qui correspond au volume d’eau généré par une crue centennale.

Ces plans d’eau jouent un rôle essentiel pour la régulation des eaux grâce à la réalisation de différents ouvrages (déversoirs, chenaux et buses de liaison, vannes et exutoires de restitution…). « L’expérience de LafargeHolcim montre que le développement de projets de réhabilitation de carrières avec les autorités et les communautés locales aboutit à une situation de gain mutuel : les dommages causés par les inondations sont évités, des zones humides riches en biodiversité sont créées et des espaces de loisirs communautaires sont développés », précise le rapport de l’ONU.

Participer à l’aménagement du territoire

Dans la même logique et toujours en concertation avec la commune de Bellegarde, LafargeHolcim France exploite depuis 2014 une nouvelle zone d’extraction située sur un autre bassin versant, celui de l’Amarine, qui donnera lieu à terme à la création d’un autre bassin écrêteur de crue. Il permettra de stocker un volume de 400.000m3 correspondant là aussi au volume d’eau généré par une crue centennale.

Grèves SNCF : quel impact sur les cadres ?

cadremploiDepuis le 3 avril, les syndicats de la SNCF ont commencé une grève perlée. Cadremploi a souhaité mesurer l’impact de cette grève sur l’organisation du travail des cadres. Quel impact a-t-elle sur le temps de trajet? Les cadres privilégient-ils le télétravail, si leur entreprise le permet ? Cadremploi répond notamment à ces questions dans sa dernière étude sur les cadres usagers des transports en commun.

Grève des transports : des trajets perturbés mais un impact limité

Malgré la grève, plus de 8 cadres sur 10 se sont rendus sur leur lieu de travail. Les Franciliens sont particulièrement concernés par ces perturbations : sur les 70% de sondés déclarant rencontrer des difficultés dans les transports, on compte 79% de Franciliens et, sans surprise, 95 % des usagers du train.

Principale conséquence de la grève : des journées de travail écourtées

Si la grande majorité des cadres interrogés s’est bien déplacée vers son lieu de travail, c’est sur les horaires que s’observent les conséquences du mouvement social. Parmi ceux qui ont pu atteindre la porte de leur entreprise : seule la moitié (51%) était à l’heure ! Les retardataires se comptent parmi les Franciliens (56%) et les dirigeants (60%).

Quant à partir plus tôt le soir pour anticiper les difficultés de déplacement, la moitié des répondants l’a fait (49%).

Les PME/TPE moins conciliantes pour aménager le travail des cadres

La majorité des cadres interrogés (60%) déclare ne pas avoir eu droit à un aménagement de leur temps de travail en raison des grèves. Dans le détail, on observe que les grandes entreprises semblent plus conciliantes (46% des répondants ayant bénéficié d’un tel aménagement sont cadres de grandes entreprises), et que les Franciliens se sont vu accordés plus de souplesse (46%)

De la même manière, le recours au télétravail n’a pas non plus été accordé par la plupart des entreprises auxquelles appartiennent les sondés. Si 34% des cadres interrogés y ont recours de manière habituelle, ils ne sont que 25% à s’être vu accordé, dans le cadre de la grève, une autorisation exceptionnelle de travailler depuis chez eux! Là-encore, les TPE et PME se révèlent plus strictes : 80 % des répondants issus d’entreprises de ces tailles n’ont pas eu d’autorisation exceptionnelle de télétravail du fait de la grève.

L’intelligence artificielle au service du RGPD

kynapseAlors que le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles entre en vigueur dans moins de deux mois, bien des entreprises n’ont pas encore finalisé leur mise en conformité. Dans ce contexte, Kynapse, cabinet de conseil en transformation digitale d’Open, lance GDPRAdvisor, un chatbot capable d’accompagner et de conseiller les entreprises francophones en France et en Europe dans leur découverte du règlement  et sa mise en œuvre. 

 

Moins de deux mois avant l’entrée en vigueur du RGPD

Le 25 mai 2018, le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles nommé RGPD (ou GDPR en anglais) entre en vigueur. Toutes les entreprises opérant en Europe sont concernées quels que soit leur taille, leur domaine d’activité ou encore le type de données qu’elles manipulent. Ambitieux, ce règlement suscite de nombreuses interrogations voire des incompréhensions ou des craintes. Quel est le degré d’implication de telle ou telle activité en matière de données personnelles ? Quelles sont les mesures à mettre en place pour être en conformité ? … Autant de questions que les entreprises doivent impérativement se poser à deux mois de l’échéance.

Toutefois, la complexité de la mise en conformité passée, ce règlement est un formidable accélérateur de la transformation digitale des entreprises. Que ce soit pour créer de nouveaux services, optimiser des opérations, développer sa marque, repenser l’expérience client ou gérer ses ressources humaines, le RGPD oblige à s’interroger sur les traitements appliqués aux données personnelles et préparer des contre-mesures en cas de problème.

GDPRAdvisor : un chatbot pour informer et accompagner les entreprises

Nous sommes convaincus que le RGPD représente une opportunité pour les entreprises, sous réserve qu’elles en comprennent les tenants et aboutissants !” précise Christophe Tricot, Manager Intelligence artificielle chez Kynapse“Voilà pourquoi avec nos partenaires, nous avons décidé de rassembler nos savoir-faire pour proposer un chatbot – agent conversationnel – capable d’accompagner les entreprises dans la préparation et l’entrée en vigueur du nouveau règlement”.

GDPRAdvisor propose à l’utilisateur d’évaluer sa situation à l’aide de plusieurs séries de questions qui lui permettent de déterminer s’il est dans l’obligation d’établir un registre de traitement, de réaliser une analyse d’impact, de désigner un DPO (Délégué à la protection des données personnelles) ou encore de réorganiser ses processus de transferts de données. L’objectif ? Obtenir une liste des grandes étapes à suivre pour se mettre en conformité et être redirigé vers des contenus pertinents fournis, par exemple par la CNIL.

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Jules Lavie : L’essentiel est que l’on se batte pour ce que l’on croit

Jules Lavie
Cofondateur et Directeur de la rédaction de Vraiment

Jules LavieL’actu « chaude », c’est quelque chose que Jules Lavie connaît bien : journaliste à France Info il a couvert tous les soubresauts de l’actualité pendant 15 ans. Aujourd’hui, aux côtés de Julien Mendez et de Julie Morel il fonde un nouvel hebdo, Vraiment, dont le premier numéro a été diffusé le 21 mars dernier. Objectif : proposer de l’analyse de fond et des sujets variés dans un paysage où la course au clic et les vidéos buzz ont fini par nuire à la qualité de l’information. Jules Lavie répond à nos questions et nous dévoile ce qui se cache « vraiment » derrière ce nouveau magazine.

Comment est née l’aventure Vraiment ?
J’ai rencontré Julien Mendez en allant chercher ma fille à l’école. Nous avons sympathisés et en discutant nous nous sommes rendus compte que nous n’avions plus de journal de cœur. On s’est alors lancé le pari de lancer notre propre hebdomadaire. Nous avons commencé à travailler dessus en février 2017 : je m’occupais de recruter les journalistes et Julien, docteur en économie qui a fait ses armes à l’Agence de Participation de l’Etat, s’occupait de trouver les financements. J’ai pris contact avec de nombreux journalistes de presse écrite : Sandrine Chesnel de l’Express, Thibault Raisse du Parisien etc. De son côté Julien a rencontré l’imprimeur Léonce Deprez (qui édite déjà le magazine Society). C’est ainsi qu’une petite équipe s’est créée ! Julie Morel nous a rejoint en juin et nous avons ensuite pris nos premiers locaux de coworking en août.

Notre fonctionnement obéit à une double logique entrepreneuriale et rédactionnelle. Nous avons également un fonctionnement différent des autres magazines : 5 jours de décalage entre l’impression et l’expédition, quand les autres hebdos n’en ont 3. Ce qui fait que nous imprimons et nous diffusons à un prix moins élevé. Ce temps long nous pousse de plus à être fidèles à notre ligne éditoriale qui est de ne pas faire d’actu « chaude » mais de proposer des contenus de fond.

Pourquoi avoir choisi le format papier ?
Avec les magazines papiers le modèle économique est simple : les recettes proviennent de la vente du journal, qui permettent ensuite de rémunérer les journalistes et de payer les frais. Sur internet c’est plus difficile : certes l’investissement de départ est moindre, mais il est beaucoup plus difficile de pousser les gens à s’abonner. Aujourd’hui la seule exception, en plus des versions Web des grands journaux nationaux Le Monde et Le Figaro, c’est Mediapart. De leur côté, Slate et le Huffington Post par exemple sont en très mauvaise santé financière. Avec le papier on est sur un modèle économique avec une structure précise, on sait que l’on ne va pas vendre des centaines de milliers d’exemplaires, mais au moins le modèle économique est clair. Et ces dernières années certains titres de presse écrite ont rencontré un tel succès qu’ils ont aujourd’hui bien installés comme Le 1 ou Society.

Quels types de contenus proposez-vous dans Vraiment ?
Nous proposons une dizaine de sujets longs par semaine dans la partie « informations » qui est structurée selon des rubriques classiques : France, économie, Monde. Ensuite dans la rubrique « Au Calme » nous mettons en avant des sujets « mieux vivre » et « culture ». Notre méthode : mêler le terrain, le reportage et l’analyse, l’expertise. Nous sommes un journal qui est là pour nourrir la réflexion. Si un nouveau concept émerge dans la société nous allons nous interroger sur ses origines, questionner des spécialistes etc. On a un petit côté intello mais on est aussi conscients qu’on ne peut pas être spécialisés sur tous les sujets. Surtout d’un autre côté, chaque lecteur est spécialiste d’au moins une thématique ! Il faut donc que l’on essaye toujours d’être les plus sérieux et concis possible. Lorsqu’un lecteur découvre un nouveau magazine il va d’abord lire un article sur un sujet qu’il maîtrise pour évaluer le sérieux du journal. Voilà notre recette : pas d’actu « chaude » et des sujets traités avec rigueur.

Pour trouver cette ligne éditoriale nous nous sommes aidés de nos lecteurs. En effet « Vraiment » est le fruit d’une co-construction. C’est Julie Morel  qui a eu cette idée : s’appuyer sur une communauté de lecteur pour affiner notre projet. Un exemple : nous avions au départ l’idée de faire chaque semaine une couverture mono-sujet. Or nous proposons à chaque fois 8 dossiers sur des thématiques différentes. Le risque avec des couvertures à sujet unique c’est que l’on sous-vende notre titre, sans rendre compte de toutes les thématiques abordées. C’est grâce à notre communauté que nous avons pu aboutir à ce résultat.

Quel regard portez-vous sur le renouvellement du paysage médiatique français (Le Nouveau Magazine Littéraire, Le Média, AOC etc.) ?
Je trouve que c’est génial que de nouveaux médias se créent, même si je suis conscient que tous n’y arriveront pas. Depuis 350 ans des journaux se créent, d’autres disparaissent c’est comme ça, mais c’est toujours stimulant de sentir un vent frais souffler sur la presse française. Surtout si ces médias militent pour de l’information sérieuse et contre le buzz et les titres à clic. L’essentiel c’est que l’on se batte pour ce que l’on croit ! Je suis journaliste à FranceInfo depuis 15 ans et je ne peux pas me résoudre au fait que l’information se résume à des brèves ou à des vidéos buzz.  Ça me fait de la peine de voir des news magazines qui ne sont plus lus. Il y a un vrai désir de renouveau chez les lecteurs. Vraiment.