A quoi servent les Relations publiques ?

Développer ses ventes, trouver de nouveaux clients, recruter de nouveaux talents, soutenir son cours de bourse ou trouver de nouveaux actionnaires, anticiper ou gérer une crise… Pour une entreprise les raisons de communiquer ne manquent pas. Qu’elles soient de nature plus Corporate pour développer ou entretenir sa réputation, ou marketing pour soutenir son activité commerciale, toutes ces communications ont néanmoins un point commun : elles participent à la résolution des enjeux de l’entreprise et à l’amélioration de ses résultats.

Pour répondre à ces différents objectifs, parmi les différents métiers de la communication, les Relations publiques, ou PR permettent d’obtenir pour sa marque une visibilité avec de nombreuses spécificités distinctives. Parmi celles-ci, et non des moindres, le fait qu’elles agissent non seulement sur l’image de marque, mais aussi sur les opinions, et qu’elles sont de nature à créer davantage de confiance, élément essentiel dans la relation qu’entretiennent les marques avec leurs publics. Elles reposent pour cela sur l’activation de tiers (journalistes, blogueurs, influenceurs) qui agiront également comme relais de cette communication.

Les Relations publiques jouent ainsi un rôle critique par exemple pour l’ouverture de nouveaux marchés, l’attraction d’employés de grande envergure, l’accès à plus d’investissements, la création d’une plus-value pour les produits et les services, ou encore la protection des affaires en temps de crise. Toutes les organisations, locales ou internationales, petites ou grosses, peuvent tirer profit des « relations publics ». 

« Relations publiques » ou « Relation publics » ?

« Relations Publics » (ou « Relations avec les Publics ») est, sans conteste, une expression bien plus juste pour définir un métier qui vit encore souvent dans une méprise fondamentale sur son objet. Une traduction approximative remontant aux sources de la création de ce métier d’origine anglo-saxonne, a corrompu sa définition et, par là même, son identité.

L’expression anglaise « Publics Relations » a été interprétée de façon étonnante par l’expression française « relations publiques » (en lieu et place de « relations publics »). Elle exprime ainsi à peu près le contraire du champ réel de compétences, en laissant penser que les relations publiques se résumeraient, pour l’essentiel, à de l’événementiel si ce n’est de la mondanité, avec, à la rigueur, quelques compétences dans la relation avec les médias.

Créer de la confiance et de l’acceptation

Les relations « publiques » désigneraient ainsi une activité qui consisterait à entretenir des relations dans un cadre public (quel intérêt ?), alors qu’il s’agit, en fait, de relations qu’il faut entretenir avec les « publics » et dans lesquelles il convient d’être avant tout stratège, pertinent, précis et persuasif. On pourrait opposer le fait que l’expression « Relations publics » ne serait pas très fidèle aux règles de l’orthographe et de la grammaire. Mais pourquoi parle-t-on alors de « relations investisseurs », de « relations presse ou de « relations médias » ? L’orthographe Relations « publics » est, de fait, à la fois plus juste, plus explicite et plus cohérente avec les expertises requises.

A l’heure où la communication digitale, les médias sociaux et les logiques d’influence ont pris une importance déterminante, les « Relations publics » ou encore Relations avec les publics apportent une compréhension bien plus claire des expertises requises. Les PR permettent de créer de la confiance et de l’acceptation, des notions longtemps sous-évaluées au regard du succès rencontré par la publicité et les métiers du marketing opérationnel. Car si la publicité sait séduire et créer de l’intention, si le marketing opérationnel sait agir sur les comportements (actes d’achat, souscription à un contrat, acceptation d’une embauche…), rien ne peut se produire sans la confiance nécessaire à tout passage à l’acte.