De l’ultraconnecté au déconnecté

La diffusion massive de l’internet mobile conduit à des changements comportementaux tout à fait considérables que nous pouvons tous constater pour nous-mêmes et pour les autres. On se souviendra avec plaisir de la vidéo d’une femme qui tombe dans une fontaine faute de regarder devant elle pendant l’envoi de son texto, on apprécie avec plaisir la campagne de la ville de New York pour mettre en garde ses habitants contre les méfaits de Facebook sur son mobile (photo ci-contre), on a tous déjà vu un couple au restaurant passer tout son diner sur son télephone sans même s’adresser la parole et les exemples sont nombreux.

S’il apporte quantité de services tant indispensables qu’inutiles, l’internet mobile a surtout tendance à rendre les gens dépendants. Combien de gens entend-on se demander « Mais comment faisait-on pour se donner RDV avant le portable ? »… Réponse simple : « on était à l’heure ! ». Avec le GPS, qui sait encore lire une carte routière ? Qui se sert encore d’un annuaire ou encore comment trouver un resto sans internet ?

De la dépendance ? On la touche du doigt ! Une étude révèle qu’un utilisateur moyen regarde son téléphone portable environ 150 fois par jour, soit toutes les 6,5 minutes (Source : Mobile Web Africa 2012). 66% des personnes interrogées dans le cadre d’une enquête britannique réalisée pour l’entreprise SecurEnvoy, reconnaissent être angoisées lorsqu’elles n’ont pas leur téléphone à portée de main, et 77% chez les 18-24 ans, cette nouvelle maladie à même un nom, la « nomophobie » (NO MObile Phobie).

Mais on constate également en parrallèle de ce phénomène l’émergence de nouveaux comportements destinés à contrer cette ultraconnexion et l’infobésité qui l’accompagne. On note la volonté de revenir à des choses simples, les jeunes anglo-saxons revendiquent le ‘social notworking’, des moments de communication non virtuels avec leur collègues, des ‘log off afternoon’ ou après midi déconnectés, sans outils technologiques.

D’autres vont plus loin, William Powers, auteur de Hamlet’s Blackberry, est devenu l’emblème d’un mouvement appelé le “shabbat numérique”, qui consiste à se déconnecter chaque vendredi soir d’internet pour le week-end, dans le but d’endiguer le sentiment toujours grandissant de surcharge informative. Pour les défenseurs de ce shabbat numérique, le téléphone portable est le symbole parfait de cette vie toujours connectée qui mène au final à la déconnexion et à la distraction.

Et si le vrai luxe était justement d’être déconnecté, de pouvoir s’offrir des moments sans téléphone et sans emails. De prendre le temps de prendre le temps, de profiter de soi et des « vrais gens », ceux qui sont présents. Et si demain partir en vacances, de vraies vacances, impliquait une destinataion sans connexion, seriez-vous prêt à partir, à passer une semaine sans smartphone ?

De l’ultraconnecté au déconnecté

mai 1, 2012 10:25 Publié par

La diffusion massive de l’internet mobile conduit à des changements comportementaux tout à fait considérables que nous pouvons tous constater pour nous-mêmes et pour les autres. On se souviendra avec plaisir de la vidéo d’une femme qui tombe dans une fontaine faute de regarder devant elle pendant l’envoi de son texto, on apprécie avec plaisir la campagne de la ville de New York pour mettre en garde ses habitants contre les méfaits de Facebook sur son mobile (photo ci-contre), on a tous déjà vu un couple au restaurant passer tout son diner sur son télephone sans même s’adresser la parole et les exemples sont nombreux.

S’il apporte quantité de services tant indispensables qu’inutiles, l’internet mobile a surtout tendance à rendre les gens dépendants. Combien de gens entend-on se demander « Mais comment faisait-on pour se donner RDV avant le portable ? »… Réponse simple : « on était à l’heure ! ». Avec le GPS, qui sait encore lire une carte routière ? Qui se sert encore d’un annuaire ou encore comment trouver un resto sans internet ?

De la dépendance ? On la touche du doigt ! Une étude révèle qu’un utilisateur moyen regarde son téléphone portable environ 150 fois par jour, soit toutes les 6,5 minutes (Source : Mobile Web Africa 2012). 66% des personnes interrogées dans le cadre d’une enquête britannique réalisée pour l’entreprise SecurEnvoy, reconnaissent être angoisées lorsqu’elles n’ont pas leur téléphone à portée de main, et 77% chez les 18-24 ans, cette nouvelle maladie à même un nom, la « nomophobie » (NO MObile Phobie).

Mais on constate également en parrallèle de ce phénomène l’émergence de nouveaux comportements destinés à contrer cette ultraconnexion et l’infobésité qui l’accompagne. On note la volonté de revenir à des choses simples, les jeunes anglo-saxons revendiquent le ‘social notworking’, des moments de communication non virtuels avec leur collègues, des ‘log off afternoon’ ou après midi déconnectés, sans outils technologiques.

D’autres vont plus loin, William Powers, auteur de Hamlet’s Blackberry, est devenu l’emblème d’un mouvement appelé le “shabbat numérique”, qui consiste à se déconnecter chaque vendredi soir d’internet pour le week-end, dans le but d’endiguer le sentiment toujours grandissant de surcharge informative. Pour les défenseurs de ce shabbat numérique, le téléphone portable est le symbole parfait de cette vie toujours connectée qui mène au final à la déconnexion et à la distraction.

Et si le vrai luxe était justement d’être déconnecté, de pouvoir s’offrir des moments sans téléphone et sans emails. De prendre le temps de prendre le temps, de profiter de soi et des « vrais gens », ceux qui sont présents. Et si demain partir en vacances, de vraies vacances, impliquait une destinataion sans connexion, seriez-vous prêt à partir, à passer une semaine sans smartphone ?

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Cet article a été écrit par wellcom

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