Un besoin d’éclairage

the-conversation

« Réensauvager la moitié de la Terre : la dimension éthique d’un projet spectaculaire » une analyse proposée par William Lynn, Chercheur en éthique et politiques publiques à l’Université Clark; « « Yavaitqua » et « yaqua », les jumeaux terribles du discours sur la Syrie » un sujet traité par Pierre Grosser, Professeur de relations internationales à SciencesPo ; « Les profits pèsent moins lourd qu’on croit » un point de vue porté par Antoine d’Autume, Professeur d’économie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’Ecole d’économie de Paris. Voici quelques exemples, non représentatifs, de sujets traités sur un site d’information d’un nouveau genre qui a débarqué en France fin septembre.

Basé sur une idée simple mais inexistante, faire collaborer le monde médiatique et le monde académique pour apporter un décryptage de l’actualité. Une raison d’être claire et fièrement portée en signature :  « l’expertise universitaire, le flair journalistique ». Lancé en Australie en mars 2011, à l’initiative du journaliste anglais Andrew Jaspan, qui exprime ses ambitions dans cette vidéo.

Le site s’est exporté et a rejoint le Royaume-Uni en mai 2013, puis les États-Unis en novembre 2014, l’Afrique en juin 2015 et enfin la France.

Ainsi, The Conversation pourrait être résumé en deux mots-clés : collaboratif et indépendance.

Le collaboratif est véritablement l’essence du projet. Ainsi, comme l’explique le site « une équipe de journalistes expérimentés travaille en collaboration avec les universités et les instituts de recherche afin de diffuser leur savoir vers le plus grand nombre. L’accès à un journalisme d’expertise authentique et de qualité est un des piliers de la démocratie. Notre objectif est de permettre une meilleure compréhension de l’actualité et des sujets les plus complexes. Dans l’espoir d’alimenter un débat public de meilleure tenue.».

L’indépendance apparait également comme un véritable leitmotiv de ce medium. « Nous avons établi de nouveaux protocoles et de nouvelles règles afin d’aider à rebâtir la confiance envers le journalisme de qualité. Tous nos auteurs et nos journalistes ont signé notre Charte éditoriale. Et tous nos contributeurs doivent respecter Les Règles de notre Communauté. Nos auteurs n’écrivent que sur les sujets de leur champ d’expertise, précisé dans le cadre de leur article. Les sources de financement de nos auteurs doivent être rendues publiques, pour éviter les conflits d’intérêts. Si ces règles ne sont pas respectées, les auteurs pourront être interdits de publication sur le site. »

Convaincu que l’accès aux savoirs est un droit, The Conversation est  gratuit et la republication est régie par l’utilisation d’une licence creative commons. Tous les articles peuvent donc être publiés gratuitement en ligne ou en papier.

Deux engagements qui se retrouvent dans la charte du site.

charte-conversation

Côté financement, la version française de The Conversation reçoit les soutiens de l’Institut universitaire de France, de la Conférence des présidents d’université, Université Sorbonne Paris Cité, Paris Sciences & Lettres Research University et Irstea. Et côté éditorial, le site est porté par Didier Pourquery, ancien directeur adjoint de la rédaction du Monde, directeur de la rédaction et Fabrice Rousselot, ex-directeur de la rédaction de Libération, directeur de la publication.

En ces temps difficiles pour la presse, entre défiance et crise de modèle, cette initiative fait du bien au paysage médiatique. Wellcom souhaite une longue vie à ce site d’information !