Raconte-moi une story !

Lancées récemment par Instagram pour diversifier son application, les “Stories” sont directement inspirées de Snapchat, l’appli qui cartonne chez les jeunes. Le principe : les utilisateurs peuvent désormais poster des photos, avec légendes et émoticônes, ou de très courtes vidéos, le tout de façon éphémère : disparition au bout de 24 heures… Une façon de plus de capter l’attention de leurs followers.

par Ségolène Mathis, agence analogue
© Fotolia

 

Avec les “Stories”, l’art de raconter des histoires se taille une nouvelle facette. Une facette éphémère, prête à consommer, aussitôt vue aussitôt disparue. Avec une problématique forte : faire passer un message en quelques secondes. Un défi dans lequel de nombreuses marques se sont jetées, alléchées par le potentiel de consommateurs qu’elles peuvent toucher. 16 % des Français utilisent Snapchat chaque jour, 14 % pour Instagram (1). Des chiffres en augmentation constante, derrière lesquels se cache une population jeune, avide de consommation et d’entertainment, et souvent peu exposée à des médias plus traditionnels. En France en effet, 71 % des utilisateurs de Snapchat ont entre 15 et 24 ans ; 77 % côté Instagram ont entre 15 et 34 ans (2). Le géant Facebook ne s’y trompe pas : il teste en ce moment en Pologne une fonctionnalité similaire dans Messenger, baptisée “Messenger Day”. Idem pour Twitter, avec ses “Moments”, sorte de récits créés à partir de tweets ou d’images.

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Story-ra bien qui rira le dernier

Grâce à ce nouveau format, les marques peuvent publier du contenu scénarisé, raconter une histoire autour de leurs produits pour susciter plus d’engagement. En ajoutant un côté accessible, basé sur le live : teasing, contenu exclusif ou actualité, toutes les thématiques se prêtent aux “Stories”. Et surtout, elles peuvent proposer à leurs followers de découvrir l’envers du décor : préparation d’un défilé pour une marque de luxe, plongée dans le quotidien d’une agence de communication, ou découverte d’un nouveau modèle en avant-première pour une marque de chaussures. En revanche, le niveau d’interaction est assez faible : on ne peut ni partager, ni liker, ni commenter une “Story”. Mais ce qui prime, c’est l’instantané. Être informé là, tout de suite, maintenant, quitte à oublier quelques minutes après : les “Stories” seraient-elles des fabriques à poissons rouges ? Difficile à dire pour l’instant, l’usage en étant assez récent. À suivre… sur les réseaux sociaux ou ailleurs !

 

1 : Étude Kantar TNS 2016
2 : Étude Harris Interactive, 2016 

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Sézane

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Bucellati

 

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