Le « co » a la cote

L’enfer, c’est les autres ? Pas si on en croit la mode actuelle, qui porte aux nues le collaboratif. De nombreux services et activités adoptent le préfixe co, preuve du succès de ce phénomène économique grandissant. Co-working, co-living, etc., tout s’accorde à l’unisson. Il est d’ailleurs assez étonnant, dans une société où l’individualisme est poussé à l’extrême (cf le déferlement des selfies et autres gestes militantistes du « m’as-tu vu ? »), de constater ce recours au groupe. Alors, coup marketing ou réel retour aux valeurs communautaires ?

Pour la petite histoire…

L’usage du préfixe co n’est pas nouveau. Coexister apparaît en 1554 ; coassocié en 1596 ; co-accusé en 1752 ; coaxial en 1911. Dérivé du latin cum (qui signifie avec), il indique l’association, l’idée de mise en commun ou bien la simultanéité. Ou, pour être plus moderne, du faire et du vivre ensemble. Mais trêves de jactances culturelles, revenons plutôt à nos moutons (ou à nos poules, le bruit qu’elles émettent étant plus proche de notre sujet).

Une véritable « cocophonie »

Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que le co est cuisiné à toutes les sauces. Au-delà des désormais classiques co-working, co-living, co-construction, co-voiturage (dont un des représentants les plus connus – Blablacar- est français, co-corico !), co-création ou co-branding, on voit fleurir des co-thinking, co-eating et autres co-sleeping. Semblerait-il qu’on ne soit plus capable de faire quelque chose tout seul ? A quand le co-walking, le co-crying, le co-bathing ou le co-dressing ? Robert (le petit) va devoir s’étoffer pour faire de la place à cette myriade de nouveaux mots.

 

L’union fait la force

Et si c’était là tout l’intérêt ? Revenir au partage (d’idées, d’un toit, d’un service) ne serait-il pas un retour au sens ? A ce qui fait l’humain ? Les immeubles de co-living apportent un équilibre dosé entre espaces de vie privée et pièces communes, favorisant les rencontres sans pour autant pousser jusqu’à l’intrusion. Le co-voiturage est une réponse intéressante aux problématiques de pollution et de dépense d’énergies. Quant au co-working, il offre des possibilités non négligeables dans la réhabilitation des friches industrielles ou tertiaires, dans l’optimisation d’espaces de plus en plus rares, ou bien dans le développement de réseaux professionnels.

Le sens en commun

Chez Wellcom, ce retour aux valeurs de l’échange et du relationnel nous réjouit. Notre identité visuelle fait la part belle au co, en ouvrant sur l’infinité de possibles qu’il peut générer. Notre positionnement, in senslation®, en est la traduction : donner plus de sens à la relation entre la marque et ses publics est désormais inscrit dans notre code génétique. Après tout (pause culture n°2), le mot latin communicatio ne signifie pas autre chose que : « mise en commun, échange de propos ». Et comme le disait Henry Ford : « se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite ». Co-me on board !