Marques et e-sport : une nouvelle histoire d’amour ?

Verra-t-on, lors des Jeux Olympiques de Paris de 2024, des tournois de jeux-vidéos ? La question peut légitimement se poser puisque pour la première fois, l’e-sport était au programme d’une compétition olympique lors des Asian Games qui se sont tenus en Indonésie en août 2018. Une reconnaissance quasi-officielle pour un phénomène qui attire de plus en plus marques et annonceurs. Maire-Aude Lemaire-Motel, Directrice Marketing et Communication d’Essilor, nous explique les enjeux d’un tel partenariat.

Trois cent mille : c’est le nombre de visiteurs qui se sont rendus à la 9ème édition de la Paris Games Week (PGW) qui s’est tenue du 26 au 30 octobre dernier dans la capitale. Le grand raout du jeu vidéo a une fois de plus rencontré un succès à la hauteur de ce que représente l’e-sport aujourd’hui : plus de 300.000 visiteurs pour un marché de près d’un milliard de dollars dans le monde, et des compétitions suivies par plusieurs millions de téléspectateurs en direct. Longtemps cantonné à une simple activité ludique, le gaming est désormais considéré comme un sport à part entière avec ses champions, leurs fans, les adeptes, et un système de valeurs. De quoi constituer un nouvel univers de prédilection pour marques et annonceurs.

Innover sa communication

« En plus de la visibilité qu’un événement comme la Paris Games Week offre à une marque, c’est surtout l’occasion d’innover en terme de communication » explique Marie-Aude Lemaire-Motel, Directrice Marketing et Communication d’Essilor, qui était pour la deuxième année partenaire du salon. « Après une première édition réussie en 2016, nous avons voulu réaffirmer notre présence aux côtés des gamers de la France entière, qui constituent pour nous une cible de choix ». L’usage intensif des écrans a en effet un impact sur les yeux. Essilor, en tant que leader mondial de l’optique ophtalmique, apporte une solution à ces problématiques. « Nos verres Eyezen, dédiés à la vie connectée, soulagent la fatigue visuelle liée aux écrans et contribuent à protéger des effets nocifs de la lumière bleue », abonde Victoire Le Berre, cheffe de produit Eyezen.

Essilor s’est appuyé sur le prestige d’un acteur reconnu du jeux-vidéo : la chaîne de télévision Game One, qui a accueilli les équipes Essilor sur son stand. « Nous avons installé un espace où les visiteurs pouvaient participer à un concours de jeux-vidéo. L’idée : les sensibiliser aux problématiques oculaires liées aux écrans, chaque jeu-vidéo ayant un lien avec l’effort visuel ». En plus de cette présence sur l’événement, une campagne publicitaire a été diffusée sur Game One durant le mois d’octobre, et un jeu concours organisé sur les réseaux sociaux. Enfin, Essilor a fait appel à des influenceurs pour se faire les ambassadeurs des verres Eyezen. « Kayane, joueuse professionnelle de jeux vidéo de combat, est notre ambassadrice depuis 2016. Cette année, nous avons en plus noué un partenariat avec un autre acteur influent du milieu : l’animateur Julien Tellouck ». Influenceurs, campagnes télévisuelles, réseaux sociaux, et événementiel : une communication 360 réussie !

Un enjeu interne et externe

« En plus de sensibiliser sur cet enjeu de santé publique évident, être partenaire d’un événement comme la Paris Games Week c’est aller directement à la rencontre des millenials et des parents avec leurs enfants » poursuit Marie-Aude Lemaire-Motel. « Autre objectif : montrer à nos clients opticiens que nous sommes mobilisés et que l’on innove pour promouvoir nos produits ». Enfin, un aspect à ne pas négliger, est l’impact en interne. « Une communication moderne et différente comme celle-ci, permet également d’améliorer la marque employeur en proposant à certains collaborateurs de participer à cette aventure, ou de visiter la Paris Games Week ».