La médecine libérale au cœur de la présidentielle

Le SML (Syndicat des Médecins Libéraux), accompagné par Wellcom dans ses relations médias et ses affaires publiques, a pour ambition de préserver la médecine libérale de proximité́ comme pilier essentiel de notre système de santé ; en œuvrant à la reconnaissance et à la valorisation de l’ensemble des médecins libéraux Français, qu’ils soient généralistes, spécialistes ou à expertises particulières, de secteurs 1 et 2.

Parce que la pérennité de notre système de santé a été plus que jamais fragilisée l’an passé, le SML s’est donné comme objectif de positionner la médecine libérale au centre de la présidentielle de 2017. Ainsi les 23 et 24 septembre prochain, les adhérents du SML, l’ensemble des professionnels de santé, les personnalités politiques et les experts du milieu économique sont invités au Congrés National du Syndicat des Médecins Libéraux, afin d’échanger, débattre et élaborer ensemble le programme de santé des candidats à la présidentielle, pour replacer la médecine libérale au cœur de notre système de soins.

Pour plus d’info : www.lesml.org / Twitter @LE_SML

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Bernard Pivot : « Les écrivains ne remercient jamais assez les mots »

Bernard Pivot : « Les écrivains ne remercient jamais assez les mots »

Bernard Pivot
journaliste

Journaliste, critique littéraire, créateur des émissions cultes Apostrophes, Bouillon de culture, Double je, Bernard Pivot est un amoureux des mots. Son dernier ouvrage, Au secours ! Les mots m’ont mangé !*, une pièce de théâtre qui raconte les affres de la vie d’un écrivain, témoigne de cette passion… dévorante ! Mais le président de l’académie Goncourt est aussi un habitué de Twitter, un fan inconditionnel de foot, un observateur lucide du monde médiatique et politique. Autant de sujets qu’il aborde sans fard pour Wellnews.

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de votre dernier ouvrage, Au secours ! Les mots m’ont mangé ! ?

Bernard Pivot : Comme souvent, cela a d’abord été une question d’opportunité. Jean-Michel Ribes, qui faisait une série de spectacles autour du langage, m’a demandé de réfléchir à un texte sur ce sujet. J’ai choisi de m’intéresser à la question suivante : un écrivain mène-t-il une vie comme les autres ? Ma réponse est négative. Le personnage que je mets en scène dans le livre réfléchit constamment à ce qu’il dit pour qu’il y ait une concordance entre les mots qu’il couche sur le papier et ceux qu’il prononce. La banalité ou les lieux communs lui sont interdits. Même une déclaration d’amour ne peut tomber dans la facilité, impossible pour lui de recourir à la simplicité du « je t’aime ». Il lui faut éviter les poncifs qui encombrent la parole des autres. Bien sûr, j’ai forcé le trait pour faire rire. Mais je trouve dommage que les écrivains ne remercient jamais les mots. Ceux-ci sont leurs amis, leurs confidents, leurs serviteurs, leurs esclaves parfois… Les romanciers les utilisent sans gratitude.

En tant que président de l’académie Goncourt, quel regard portez-vous sur le paysage littéraire français?

B.P. : Après des années où j’ai été plus témoin – journaliste, critique littéraire – qu’acteur, je suis aujourd’hui dans la position inverse. Je continue de porter un regard de curiosité, de sympathie, d’admiration, de plaisir, d’étonnement sur les textes. Ceux-ci peuvent m’émouvoir, me faire rire. Les livres me font passer par toute une série de sentiments, comme dans la vie réelle. De par ma fonction, je lis plus de romans que d’autres formes d’écriture. Mais je considère que lire des romans, ce n’est pas se couper du monde, bien au contraire. C’est entrer dans le monde par une autre porte. Je déplore d’ailleurs que nos hommes politiques ne prennent plus le temps de lire de la littérature, qu’ils semblent considérer comme une perte de temps, à l’inverse de certains de leurs prédécesseurs.

Comment êtes-vous devenu un adepte de Twitter ?

B.P. : Au moment du Printemps arabe, mon gendre m’a expliqué le rôle de Twitter dans la diffusion massive et rapide des informations. J’ai voulu comprendre comment cela marchait… et depuis, je twitte ! Pour moi, c’est une école de la briéveté et de la concision. On peut ramasser sa pensée et exprimer des choses qui vous tiennent à coeur en 140 signes. Chacun est libre de vous suivre ou non, vous faites ce que vous voulez. Twitter est un réseau choral qui n’est composé que de solistes. Cette liberté conjuguée à une vitesse de diffusion stupéfiante me séduit. Pour autant, je continue à être un adepte de la presse, que j’achète quotidiennement. Je constate néanmoins qu’il est rare de voir un jeune homme s’approcher d’un kiosque… question de génération, probablement. J’aime le papier. En ce moment, je lis avec une attention particulière L’Equipe, pour suivre les résultats de l’Euro.

*« Au Secours ! Les mots m’ont mangé ! » (Allary Editions – Mars 2016)

FeliX, une innovation majeure

iXblue est un groupe industriel français de haute technologie, spécialisé dans la conception, le développement et la fabrication d’équipements destinés aux domaines de la navigation, de l’imagerie et des mesures océanographiques.

Le 21 juin dernier, Wellcom, en charge des relations médias et de la stratégie d’affaires publiques d’iXblue, était à ses côtés pour le baptême de FeliX au MuCEM à Marseille, son nouveau navire hydrographique. Véritable symbole d’innovation et d’expertise, ce catamaran de 25 mètres intègre l’ensemble des différents équipements et savoir-faire développés par iXblue. A la fois robuste et agile, FeliX permet de couvrir un large spectre de missions de longue durée, en zone côtière comme en pleine mer.

ixblue-visuParce qu’il a été conçu pour répondre efficacement aux besoins spécifiques à l’hydrographie, l’océanographie et la biologie à des coûts optimisés, ce navire scientifique est parfaitement adapté aux besoins du marché.

« Dans le cadre de notre activité de services hydrographiques et en tant que spécialiste de la bathymétrie et de l’océanographie, nous connaissions précisément les attentes du marché. Nous avions besoin d’un navire intégré extrêmement performant, à un prix raisonnable. Plus de 40 personnes ont été mobilisées sur la construction de ce navire, réalisé en l’espace de dix mois seulement. FeliX est le résultat de l’ensemble des savoir-faire propres à iXblue. L’intégration verticale du groupe nous offre une flexibilité réelle ainsi qu’une parfaite maîtrise de la technologie, nous permettant de devancer les besoins de nos clients (institutionnels et sociétés privées). iXsurvey, en tant qu’armateur, a un carnet de commandes déjà bien rempli pour FeliX. » Eric Delort, directeur d’iXblue – division iXsurvey.

La DSN : une réalité pour 520 000 entreprises

La DSN : une réalité pour 520 000 entreprises

Le GIP MDS* (Groupement d’Intérêt Public – Modernisation des Déclarations Sociales) accompagné par Wellcom dans ses relations publics, est maître d’ouvrage opérationnel de la déclaration sociale nominative, la DSN. Ce dispositif émanant de la sphère sociale, qui sera généralisé au 1er juillet 2017, a pour objectif de simplifier les obligations déclaratives des entreprises. Il vise à ne faire qu’une seule déclaration sociale pour les remplacer toutes. Aujourd’hui, 80 % des entreprises passées à la DSN reconnaissent qu’elle constitue une amélioration.

Le 21 juin dernier, Wellcom a organisé un colloque sur la Déclaration Sociale Nominative à 6 mois de sa généralisation (janvier 2017) au Ministère des Affaires sociales et de la Santé pour le compte du GIP-MDS. Organismes de protection sociale, éditeurs de logiciels, experts-comptables et entreprises étaient présents et ont salué l’intérêt de ce dispositif co-construit au profit de la simplification. Cela a également été l’occasion de rappeler que la DSN est une réalité qui sécurise également le droit des salariés et ouvre de nouvelles perspectives.

Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et Christian Eckert, Secrétaire d’état chargé du Budget ont conclu cette matinée d’échanges. Si Christian Eckert a précisé que la DSN, dispositif de simplification pour les entreprises, sera un socle pour de nombreux futurs projets, Marisol Touraine a, quant à elle, insisté sur l’intérêt de ce dispositif : « La simplification apportée par la DSN contribuera à renforcer l’efficacité de notre modèle social dans son ensemble. C’est une réforme au bénéfice collectif. Son impact transformera le quotidien des entreprises, des organismes de protection sociale, et des salariés. »

Pour en savoir plus : http://www.dsn-info.fr/

*Le GIP-MDS regroupe les organismes de protection sociale (Acoss, Agirc-Arrco, Cnav, Pôle emploi, Unédic, Cnamts, MSA, RSI…) et, comme membres associés, les organisations patronales, des syndicats de salariés, des représentants d’utilisateurs comme les éditeurs de logiciels (Syntec numérique) et les experts-comptables (Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables).

Leaders & Forté Pharma à la rencontre des bloggeuses lors d’une soirée inédite placée sous le signe du voyage

Jeudi 23 juin, Leaders Cosmetics et les Laboratoires Forté Pharma participaient à la Travel Poulette Party. Une soirée inédite organisée par Manuela Marques du blog Poulette Blog. L’évènement a réuni près de 50 blogueuses beauté et lifestyle. L’occasion pour elles de découvrir les dernières nouveautés de 6 marques sur le thème du voyage et des vacances. Au travers d’une animation basée sur la détente et le bien-être, Leaders Cosmetics a présenté sa nouvelle gamme de masques tissus, les Daily Wonders. De son côté, au travers de conseils personnalisés, Forté Pharma a mis en avant tous les indispensables à mettre dans ses bagages avant de partir en voyage.

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Daher, un acteur clé de la transformation de la chaîne nucléaire française

Daher, équipementier de premier rang dans le développement de systèmes industriels intégrés pour l’aéronautique et les technologies avancées, dont Wellcom gère les relations médias, mise sur l’innovation au service du marché du nucléaire.

Fort d’une expérience acquise dans l’aéronautique pour appliquer les bonnes pratiques de ce secteur d’excellence au marché du nucléaire, Daher a été à même de développer trois offres adaptées aux besoins du marché : des vannes de haute performance à forte valeur ajoutée, des solutions de logistiques clés en main pour sécuriser les nouveaux projets et l’exploitation des centrales, mais aussi des services spécifiques pour répondre aux nouveaux enjeux industriels du marché du nucléaire notamment le traitement des déchets nucléaires.

Ainsi, l’équipementier est le seul acteur du marché à proposer le NCS45 qui est un produit et procédé breveté, testé et agréé d’encapsulation des crayons combustibles nucléaires endommagés, sous eau ou en cellule chaude (UBE).

« Les défis du marché du nucléaire sont totalement intégrés et pris en charge par nos équipes d’experts. C’est pourquoi DAHER concentre ses efforts sur l’innovation en la plaçant au service de la compétitivité de la filière. Nous sommes à même d’accompagner nos clients à chaque étape de leur chaîne de valeur, dans leurs défis industriels pour assurer la pérennité du mix-énergétique de demain», ajoute Bruno Cahen, en charge du Développement des Services nucléaires.

DAHER est également sur les réseaux sociaux : @DAHER_official

Ce qu’il faut retenir de #ChewbaccaMom pour vos Relations Publics

tendances1« Chewbacca Mom », c’est le petit nom dont les internautes ont affublé Candace Payne, une maman fan de Star Wars, à la suite de la publication de sa vidéo déjà vue plus de 150 millions de fois sur son compte Facebook. Aujourd’hui les gains de cette américaine de 37 ans, que rien pourtant ne prédestinait à la célébrité, atteignent des records.

Le fou-rire communicatif, spontané et surréaliste de cette séquence a déjà consacré la vidéo comme un des moments cultes de 2016. Les « likes », les partages et les commentaires des contenus sur les réseaux sociaux ont fait le reste et Candace a fait l’objet ensuite de nombreux articles et sujets dans les médias friands d’infotainement. De maman anonyme, Candace est désormais devenue une célébrité que les médias s’arrachent et l’objet de nombreux détournements.

Elle est suivie à présent par près de 800 000 fans sur sa page Facebook. Bien loin d’imaginer cet emballement collectif au moment où elle a publié sa vidéo, les « retombées » sont énormes pour la principale intéressée dont le Times estime qu’elle lui a rapporté près de 420 000 dollars de cadeaux et donations en tous genres.

Par exemple, la chaîne de magasin Kohl’s, où le fameux masque Star Wars a été acheté,  a récompensé Candace Payne en lui offrant des cadeaux.

Ou encore Walt Disney qui n’a pas non plus hésité à surfer sur le phénomène et s’offrir au passage un joli coup de pub en invitant Chewbacca Mom en vacances à Disney World, à la rencontre des personnages du film de George Lucas.

C’est la marque fabricante du Masque Hasbro qui a bouclé la boucle en invitant Candace Payne dans son quartier général où le CEO lui a remis en personne sa propre figurine customisée ChewbaccaMom.

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5 tendances illustrées par #ChewbaccaMom :

Si le sujet peut sembler futile, Chewbacca Mom est emblématique de tout ce qu’il est possible d’injecter à présent dans de prochaines actions RP pour aller au-delà du simple communiqué de presse.

  1. Manier les codes de l’humour pour susciter le partage d’informations
    Les actualités à médiatiser sont bien souvent complexes, mais il importe de garder à l’esprit que c’est l’humour qui fédère et suscite le plus de partages sur les réseaux sociaux. Beaucoup de personnes se sont ainsi retrouvées dans la bonne humeur communicative de Chewbacca Mom.
  1. Proposer des histoires insolites en rupture avec les schémas classiques
    En interne, il est important de savoir identifier les personnalités authentiques ou aux parcours atypiques susceptibles d’être vos meilleurs ambassadeurs et d’illustrer de belles histoires dont les médias sont friands et auxquelles les gens peuvent s’identifier. Si Chewbacca Mum a vite sû tirer parti du phénomène autour de sa vidéo, il demeure que son caractère spontané et attachant fonctionne à merveille !
  1. Savoir attendre et créer les opportunités pour accélérer la montée en puissance de son opération
    Activer les bons influenceurs en amont pour qu’ils relaient et partagent vos informations, au-delà de relancer uniquement les journalistes après diffusion des outils presse, est désormais essentiel pour favoriser la montée en puissance d’une opération. Dans le cas de Chewbacca Mom, il est intéressant de constater que ce sont d’abord des forums spécialisés tels que Reddit qui ont repéré la vidéo à sa publication avant que les médias ne s’en emparent.
  1. Rebondir et s’adapter à l’actualité
    La veille constante sur les réseaux sociaux et l’actualité s’avère être un excellent moyen d’être en mesure de rebondir sur des sujets précis pour valoriser vos porte-paroles ou vos prestations. En témoignent les marques comme Disney ou Hasbro qui ont su rebondir sur le phénomène et donner une suite à l’histoire avec brio.
  1. Faire de grandes choses avec peu de moyens
    Nul besoin de tout un arsenal technologique ou d’applications complexes pour réaliser des vidéos ou des contenus partageables par votre base d’abonnés. En l’occurrence pour Chewbacca Mom, il s’agit d’une vidéo enregistrée au smartphone sans traitement spécifique.

Les salariés de moins de 30 ans plus confiants en leur avenir professionnel ?

L’Institut Great Place To Work® qui accompagne les entreprises dans leur transformation culturelle pour construire des environnements de travail performants révèle les aspirations des jeunes salariés. Selon la dernière enquête de l’Institut*, 73% des salariés de moins de 30 ans ont confiance en leur avenir professionnel, et 68% sont sensibles aux attentions de leur entreprise pour leur bien-être.

S’ils font moins de différence entre vie professionnelle et vie privée et qu’ils sont moins enclins à ressentir de la lassitude vis-à-vis du travail, ils accordent une part importante à trois critères la convivialité (64% des jeunes de moins de 30 ans contre 48% sur l’ensemble des employés), la fierté de travailler au sein de leur entreprise pour 60% contre 50%, et enfin le respect des employés pour 60% contre 50%. Preuve en est de la volonté des jeunes salariés de travailler au sein d’une entreprise où il fait bon travailler, ces trois critères font partie des dimensions clefs du Modèle© Great Place to Work® permettant de mesurer le bien-être au travail et l’engagement d’une entreprise auprès de ses salariés.

Cette étude nous enseigne également que les moins de 30 ans souhaitent obtenir plus de responsabilités et pour plus de 90% d’entre eux les dirigeants doivent être impliqués et exemplaires.

Enfin, sans grande surprise les outils numériques ont positivement impacté leur travail. Ces outils ont contribué à augmenter l’instantanéité des relations avec leurs clients et leurs collaborateurs et ce, sans dégrader leur équilibre vie privée/vie professionnelle.

Aujourd’hui, les entreprises où il fait bon travailler mettent en place des pratiques répondant aux attentes des jeunes salariés. Ainsi, gestion de carrière, formation adaptée à chacun, atmosphère de travail performante… contribuent au bien-être au travail des jeunes salariés.

* Méthodologie d’enquête : étude de l’Institut Great Place to Work® réalisée par l’institut Think auprès 1250 salariés représentatifs de la population active française issus d’entreprises et d’administrations de toutes tailles et tous secteurs, dont un sur-échantillon de 468 jeunes salariés, selon la méthode des quotas (genre, âge, profession, statut, secteur, taille et région. Interviews sous système CAWI en ligne du 16 au 23 novembre 2015.

Pour plus d’information, voir le communiqué de presse >

Dispositif pénibilité : une adoption  Chronophage et complexe

Dispositif pénibilité : une adoption Chronophage et complexe

Le groupe Randstad, dont les relations médias sont confiées à Wellcom, dresse dans une étude* menée  par son cabinet de conseil en ressources humaines, HR Consultancy, un bilan du dispositif pénibilité.

Depuis son entrée en vigueur en 2015, ce dispositif qui prend en compte 4 facteurs – le travail de nuit, le travail répétitif, en horaires alternants ou en milieu hyperbare – a été adopté par près de 88% des entreprises, pourtant plusieurs difficultés sont pointées du doigt : la « complexité administrative », étant désignée comme la première difficulté par 52 % des entreprises ayant instauré le dispositif pénibilité, suivie par le « manque de temps »  (28 %) et le « manque d’une ressource interne dédiée à ce projet » (9 %).

Les étapes du dispositif les plus difficiles à mettre en place sont :

graphrandstad

«  Le dispositif pénibilité a fait du chemin depuis son lancement le 1er janvier 2015. Dans les entreprises de l’industrie et du BTP, les plus concernées par cette évolution législative, la très grande majorité des entreprises non seulement connaissent ce dispositif, mais l’ont également mis en place. Un constat qui signale que les entreprises, bon gré mal gré, se sont appropriées le dispositif. Mais cela n’a pas été sans peine, loin s’en faut. Selon l’étude réalisée pour HR Consultancy Partners, la moitié des entreprises concernées par le dispositif pénibilité, 51 %, ont rencontré des difficultés au moment de sa mise en place. Ces difficultés risquent de se prolonger alors que les entreprises, interrogées en mars, étaient encore loin d’avoir établi les diagnostics pénibilité relatifs aux six nouveaux facteurs applicables à partir du 1er juillet », déclare Stéphane Bes de Berc, directeur général délégué à l’expertise Vie au Travail chez HR Consultancy Partners 

Pour en savoir plus : www.grouperandstad.fr // Salle de presse Randstad

*Etude HR Consultancy Partners – OpinionWay, réalisée auprès d’un échantillon de 503 entreprises de 50 salariés et plus, du secteur Industrie-BTP, du 29 février au 17 mars 2016. Cet échantillon a été constitué selon la méthode des quotas et a été interrogé par téléphone sous système CATI.

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Interview de Jean-Marc Vittori

Interview de Jean-Marc Vittori

Jean-Marc Vittori
Éditorialiste au journal économique Les Échos

Jean-Marc Vittori, né en1958, éditorialiste au journal économique Les Échos depuis 2003, écrit généralement sur la macro-économie et la théorie économique.
Avant de rejoindre Les Echos, il a également exercé dans d’autres journaux économiques tels ChallengesL’Expansion (qu’il a dirigé en 2001-2002) ou Le Nouvel Économiste. Il défend généralement des idées proches d’un libéralisme classique où l’Etat a néanmoins un rôle à jouer. Il est diplômé de Sciences Po Paris et titulaire d’une maîtrise ès sciences économiques (Paris I).
Dans L’effet sablier, il pronostique la fin des classes moyennes. La pyramide devient un sablier. Il analyse les forces à l’œuvre, qui expliquent cette « fin du milieu » : le rôle de l’ordinateur et d’Internet, et la disparition du modèle pyramidal dans l’organisation des entreprises et dans leur production.
Il est souvent critique à l’égard de la France, qui refuse de se réformer.

Publications : 2014, Ecographiques, Eyrolles. 2010, Pour une gouvernance mondiale, Autrement.2009, L’effet sablier. Vers la mort des classes moyennes, Grasset – 2008, Dictionnaire d’économie à l’usage des non-économistes, Grasset

 

Comment les Echos maintient son lectorat et son CA dans le contexte de la nouvelle économie ? Comment expliquez-vous la santé presque insolente des Echos alors que bien des titres sont confrontés à des difficultés graves ?

Les Echos se placent sur le marché de l’information économique où existe une clientèle riche et solvable, c’est une différence fondamentale par rapport aux autres titres de la presse papier. De plus Les Echos, de façon constante, a toujours considéré que l’information ne pouvait pas être gratuite. Enfin, et nous le regrettons, nous n’avons pas de concurrents sur ce marché. La Tribune constituait un excellent aiguillon pour nous dans la course à l’information et le traitement de l’actualité.

Par ailleurs nous nous projetons dans l’avenir afin d’anticiper les évolutions de notre marché. Ainsi les jeunes générations sont habituées à une information gratuite, en se projetant à 10, 20 et 30 ans accepteront-ils de payer pour accéder à de l’information économique de qualité. Nous voulons répondre à ces interrogations et il semble que nous y parvenions puisqu’aujourd’hui la part du numérique dans nos ventes ne cessent de progresser et représente plus d’un quart de nos abonnements.

Troisième point, nous sortons régulièrement des projets nouveaux. En octobre 2015  nous avons sorti Les Echos Week End et Les Echos Start, un site internet à destination des jeunes arrivants sur le marché du travail. Nous sommes co-organisateurs avec Publicis de Viva Technology, qui a pour ambition de réunir à Paris du 30 juin au 2 juillet les acteurs mondiaux de la transformation digitale: 5 000 startups, des dizaines de grands groupes internationaux, 200 speakers de renom et 100 des plus grands VCs. Plus de 30.000 visiteurs sont attendus pour partager leur vision de l’innovation et de la croissance économique de demain.

Notre offre tient bien sûr compte de l’attente spécifique des managers qui nous lisent. Avec « Les Echos », ses cahiers, son site web, et ses applis mobiles, ces derniers sont déjà bien armés pour comprendre et décider. Ils en sont pleinement satisfaits puisque depuis maintenant six années, cas unique dans la presse française, les ventes du quotidien sont en hausse. Nous avons su nous adresser aux gens de la nouvelle économie; des apps sur mobiles, une présence sur LinkedIn et Twitter, des thèmes orientés startups auxquelles nous consacrons une page. Nous abordons de plus en plus souvent les grands thématiques de façon transverse et non sectorielle.

En résumé et pour reprendre le propos de Nicolas Barré, Directeur de la Rédaction des Echos, la santé du journal s’explique d’abord par une baisse des coûts, ensuite des projets nouveaux qui renouvelle l’intérêt pour le titre et enfin une stratégie « visant à étirer la marque pour en amortir les coups ».

 

Le partenariat avec France Inter semble assez fructueux, envisagez-vous de l’étendre à d’autres médias en particulier du Net ?

Je ne parlerai pas vraiment de partenariat mais d’envies individuelles encouragé par la direction des Echos. Nicolas Barré propose chaque matin son édito sur Europe 1, différents journalistes des Echos participent aux émissions de Radio Classique. Mon édito chaque matin sur France Inter me permet de travailler autrement, d’aborder d’autres thématiques. C’est cette ouverture que nous recherchons.

 

Votre point de vue sur ce qui semble parfois être une incompréhension entre monde économique, monde politique et grand public ?

Je ne suis pas certain qu’il y ait une réelle incompréhension entre ces 3 univers. Concernant le monde politique j’ai le sentiment qu’il est déconnecté du réel et que cette tendance se dégrade du fait du manque d’entrepreneurs prés des décideurs politiques. François Mitterrand comptait de nombreux amis actifs dans le monde de l’entreprise. Lionel Jospin en choisissant DSK comme ministre des Finances s’assurait un dialogue avec les dirigeants économiques. Nicolas Sarkozy connaît à titre personnel de nombreux chefs d’entreprise auxquels il offrait une écoute même s’il s’agit pour lui d’intendance. Concernant François Hollande nous constatons que personne ne connaît la réalité de l’entreprise dans son entourage. Difficile d’assurer un dialogue dans un tel état de méconnaissance.

Pour ce qui est des français et de l’entreprise, c’est un vieux sujet. Les français sont schizophrènes, entre l’affirmation de la nécessite de changer radicalement nos fonctionnements mais en même je veux que rien ne change pour moi ! Je me souviens d’Emmanuel Macron visitant les locaux de Bolloré. Il avait un accueil chaleureux de la part des salaries, Vincent Bolloré semblait étonné qu’un politique montre une telle écoute.

Le changement n’est pas toujours facile à accepter. Prenons l’exemple de Uber. Uber est plus efficace que les compagnies de taxis, avec un taux de remplissage de 52% contre 30% pour les taxis traditionnels et ce grâce à une architecture numérique adaptée. Mais Uber échappe largement au fisc et aux cotisations sociales face à l’une des professions qui a su le mieux se protéger. Sans remise à plat le conflit est inévitable.